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Lundi 4 mai 2009

Nicolas Sarkozy a soutenu le projet de collaboration entre collectivités franciliennes initié par le maire de la capitale. Le Grand Paris institutionnel est remis à plus tard.

Assis face au chef de l’Etat, Bertrand Delanoë buvait du petit lait. « Je souhaite voir réunis tous les élus dans une agora du Grand Paris en partant de ce que vous avez imaginé, monsieur le maire de Paris, cher Bertrand, avec Paris-Métropole. » En adoubant cet embryon de communauté urbaine lors de son discours sur le Grand Paris, Nicolas Sarkozy a offert une belle victoire politique au maire socialiste de la capitale. Contraint et forcé.

Pour Nicolas Sarkozy, il s’agissait d’éteindre définitivement l’incendie allumé début mars par Edouard Balladur et sa proposition de fusion de Paris et des trois départements de la petite couronne. Le projet avait ulcéré les élus locaux, y compris à droite. Signe de sa mauvaise humeur, le très sarkozyste président du conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian, avait annoncé dans la foulée son intention de rejoindre Paris-Métropole.

Les élus de la majorité pourront désormais adhérer sans crainte. « L’oracle nous a donné son blanc-seing », sourit Philippe Laurent, maire divers droite de Sceaux et l’un des cofondateurs du projet.

 

Un climat de confiance

Tout a commencé en 2001, lorsque Bertrand Delanoë a voulu casser le complexe de supériorité parisien et renouer le dialogue avec ses collègues de la petite couronne. « Il y avait beaucoup à se faire pardonner. Ces cinquante dernières années, Paris avait méprisé la banlieue et amené toute une série de nuisances », explique Philippe Laurent. Huit ans plus tard, l’organisation regroupe déjà 87 collectivités franciliennes sur les 174 susceptibles d’adhérer (région, départements, communes, etc.).

Neuf maires de droite se sont déjà laissé tenter. « C’était la première initiative à l’échelle francilienne, j’ai donc adhéré tout de suite et sans réserve », justifie Jean-Christophe Fromentin, maire de Neuilly-sur-Seine. « Pierre Mansat, l’adjoint de Delanoë chargé de Paris-Métropole, nous a mis dans un climat de confiance. Et nous sommes solidaires de l’agglomération. Si Paris se cassait la gueule, nous tomberions avec », renchérit Philippe Laurent.

Pour l’instant, Paris-Métropole est un simple syndicat d’études où les élus discutent de transports, de développement économique ou d’urbanisme. « C’est une structure d’échange et de réflexion, pas de gouvernance », précise Jean-Christophe Fromentin.

Mais le pouvoir de Paris-Métropole pourrait se renforcer, surtout après l’onction présidentielle. « Cela doit devenir une véritable intercommunalité puissante avec à sa tête des élus locaux », plaide Philippe Laurent.

 

Réunion début juin

Jamais une communauté de communes aussi grande n’a vu le jour en France. Mission impossible ? Pour Damien Christiany, spécialiste de l’intercommunalité, un tel mastodonte ne pourrait fonctionner qu’après un grand Yalta francilien où les élus s’entendraient sur le partage du pouvoir. Si l'on appliquait à la lettre la loi sur les communautés urbaines, « Paris disposerait d'un nombre de sièges disproportionné par rapport aux autres villes », met en garde l’expert.

Paris-Métropole n’en est pas encore là. En effet, le « syndicat mixte d’étude » n’est qu’un nouveau-né. L’organisation a obtenu le feu vert du préfet de Paris le jeudi 30 avril, au lendemain du discours présidentiel. Paris-Métropole doit désormais constituer son bureau et élire son président en assemblée générale. Cette réunion est prévue début juin à Clichy-sous-Bois.

Jean-Philippe Chognot

 

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : France
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Vendredi 1 mai 2009

Après une période difficile au mois de mars, le SLUC a retrouvé le chemin du succès. Contre Le Mans (65-62) vendredi dernier, les coéquipiers de Ricardo Greer ont remporté leur sixième victoire de rang. Le capitaine dominicain revient sur l’embellie nancéienne.

 

Vous avez été dominés par les Manceaux pendant les trois premiers quart-temps avant de leur passer un 16-0 en 8 minutes. Comment avez-vous inversé la situation ?

Le Mans est une équipe exceptionnelle, une équipe solide… Ils ont une grosse défense et un très bon collectif. C’est dur de prendre le dessus sur eux. Pour y parvenir, on a dû rester concentré de la première à la dernière minute. En deuxième mi-temps, on a commencé à leur mettre plus de pression en défense pour leur fermer tous les espaces. Après, les gars de l’équipe, notamment Lamayn Wilson, ont mis des tirs importants en fin de match.

 

Vous n’avez perdu que cinq balles, dont une seule en deuxième mi-temps…

(Il coupe) C’était la clé pour nous, contre la meilleure défense du championnat. Le Mans est une équipe maligne qui défend très dur. Elle capitalise sur les erreurs de l’adversaire. Par conséquent, on s’est appliqué à ne pas perdre le ballon pour contrôler le rythme en deuxième mi-temps. C’est ce qui nous a permis de gagner cette rencontre très difficile.

 

Depuis six matches, vous avez haussé le ton en défense. Sur la période, vous n’avez encaissé que 67,8 points par rencontre contre 76,9 auparavant. Pensez-vous avoir passé un cap ?

Oui, on est plus concentré sur notre défense. Chaque joueur en fait une affaire personnelle. On essaye tous au maximum de stopper notre adversaire direct. Les équipes qui gagnent des matches dans cette ligue sont celles qui ont une bonne défense. C’est donc ce qu’on essaye d’obtenir. On l’a encore montré vendredi (ndlr : contre le MSB). C’est ce qui nous mènera en finale. Les candidats au titre – Villeurbanne, Le Mans ou Orléans – ont tous une très bonne défense. On doit être aussi fort qu’eux si on veut rester en compétition et conserver notre titre.

 

Le pivot nigérian Akin Akingbala est arrivé en cours de saison à la place de Rod Benson. Quelle est sa part dans les succès de l’équipe ?

Akingbala est un gars exceptionnel. C’est la pierre angulaire de notre défense. Il nous aide énormément sur les big men, avec ses contres (ndlr : il est le meilleur contreur de Pro A avec 1,87 block). Il fait de l’excellent boulot. C’est un joueur clé pour nous. On est très content de l’avoir à nos côtés.

 

Après la Semaine des As, vous avez traversé une période délicate en perdant trois matches d’affilée contre Le Havre, Cholet et Roanne. Comment avez-vous vécu cette mauvaise passe ?

Ça a été une période très difficile pour nous. Pendant un mois, on a perdu beaucoup de rencontres. On savait qu’on aurait une période comme ça dans la saison mais l’important c’était de voir comment on répondrait à cette situation. On a perdu trois matches d’affilée et on en a gagné six de rang dans la foulée. On a donc très bien réagi. Tout le monde a fait son boulot, s’est sacrifié pour l’équipe. Ça nous aide bien maintenant parce que quand tu as traversé de mauvais moments, tu ne veux surtout pas replonger.

 

Après T.J. Parker et Lamayn Wilson, Cyril Julian devrait bientôt revenir de blessure. Il y aura alors embouteillage à tous les postes. Ne risque-t-il pas d’y avoir des problèmes d’ego ?

Non, non, non, non… (Il insiste sur chaque mot) On est des hommes en or, pas des gamins de douze ans qui pensent à leur ego. Notre seul but est de gagner des matches pour essayer de remporter le titre. C’est le plus important. On est des bons gars qui veulent se sacrifier pour gagner. On n’a aucun problème de temps de jeu. Chacun comprend bien son rôle et notre façon de jouer le prouve. On prend beaucoup de plaisir à évoluer ensemble. Et puis le coach (ndlr : Jean-Luc Monschau) fait du bon boulot pour gérer l’organisation de l’équipe.

 

Vous allez rencontrer Orléans et l’ASVEL, deux concurrents directs, lors des trois dernières journées de la phase régulière. C’est un calendrier difficile…

(Il coupe) Très difficile. Mais c’est pour ce genre de match que l’on joue. On est dans le moneytime de la saison. Maintenant, toutes les rencontres sont des matches de playoffs.

 

Avec votre victoire sur Le Mans, vous faites une bonne opération dans le haut du classement. Quel est votre objectif désormais ? La première place ? Le Top 2 ?

Notre seul but est de gagner le titre. Peu importe la place à laquelle on termine. Mais bien sûr, c’est mieux de terminer premier ou deuxième pour avoir l’avantage du terrain en playoffs. Nous allons essayer de gagner les trois prochains matches pour être dans la meilleure situation avant d’aborder les playoffs. La première place ? Qui sait… On n’est qu’à deux victoires de l’ASVEL et on va les affronter chez eux. Ils ne sont pas à l’abri d’un faux pas.

 

Dernière question. Jacques Monclar (*) t’a attribué un surnom : le Buffle de Punta Cana. Est-ce que tu penses que ça te correspond bien ?

(Il éclate de rire) J’adore Jacques Monclar. C’est un gars bien. Je l’ai rencontré quand il était entraîneur. C’est une super personne à côtoyer. Il peut me donner n’importe quel surnom, cela me conviendra toujours parfaitement. S’il le dit, je suis le Buffle de Punta Cana ! D’ailleurs, il faut que je lui trouve un surnom aussi. Je vais y réfléchir.

Propos recueillis par Jean-Philippe Chognot

 

(*) Un doute subsiste, et le débat fait rage à BasketNews : est-ce Jacques Monclar ou David Cozette qui a trouvé ce surnom ? Si c’est David, nos excuses !

 

Article publié dans le BasketNews du 30/04/2009, en page 19.

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
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Vendredi 17 avril 2009

Grâce à sa victoire au sommet contre Orléans (71-59), l’ASVEL creuse l’écart en tête. Sauf grosse surprise, les Verts termineront premiers de la saison régulière. De son côté, Orléans devra lutter jusqu’au bout pour conserver sa deuxième place synonyme d’avantage du terrain en playoffs.

Depuis des mois, le maillot vert suçait la roue de son compagnon d’échappée orléanais. Vendredi, ce dernier a craqué dans une côte, laissant filer le grimpeur villeurbannais vers une victoire certaine. Marqué mentalement, le coureur du Loiret lutte désormais pour ne pas se laisser happer par le peloton. La métaphore cycliste illustre bien la victoire de l’ASVEL sur l’Entente orléanaise (71-59), vendredi à l’Astroballe. Avec deux succès d’avance et le « point-average » sur son adversaire, le club rhodanien s’envole à cinq journées des playoffs. Défait, Orléans voit revenir à un point Le Mans, Roanne et Nancy.

Au contact en première mi-temps (33-32), les hommes de Philippe Hervé ont lâché au retour des vestiaires, encaissant un 17-1 rédhibitoire en six minutes. Un trou d’air inexplicable pour le coach. « N’ayant pas revu le match, je n’ai pas encore assez de recul pour comprendre ce qui s’est passé », nous confiait-il mardi après un break de trois jours. À côté de la plaque, les blancs et noirs n’ont converti qu’un tir et ont perdu dix ballons en autant de minutes. « On les a poussés vers cet effondrement en étant encore plus agressifs en défense », se félicitait le coach rhodanien Vincent Collet après le match.

Le passage à vide vécu par les Orléanais n’est pas qu’un accident. Depuis quelques semaines, les secondes mi-temps sont de vraies zones de turbulence pour eux. Contre Cholet le 4 avril, l’Entente avait encaissé un 17-4. À Hyères le 28 mars, un 16-0 dans les dernières minutes aurait pu leur être fatal. Au match précédent, contre Dijon, ils n’ont pas survécu à un 13-0.

« Ça montre que leur équipe est encore convalescente », analyse Vincent Collet. Le leader déchu a en effet très mal vécu sa défaite en finale de la Semaine des As le 22 février dernier contre Le Mans (64-74). Celle-ci représente une cassure dans la saison de l’EO. Avant la compétition, Orléans semblait intouchable – 15 victoires pour 3 petites défaites –, depuis l’équipe a changé totalement de visage – 2 timides succès pour 5 déroutes alarmantes.

Plus inquiétant encore : l’attaque orléanaise a calé. Avant la désillusion, elle infligeait en moyenne 77,4 points à ses victimes. Désormais, ses bourreaux ne lui en concèdent que 63,6. Soit un débours d’environ 14 unités. Cette baisse correspond à la méforme de Cedrick Banks, chaînon clé du début de saison parfait de son équipe. Inarrêtable avant les As, l’arrière américain n’est plus que l’ombre de lui-même. Contre l’ASVEL, il a une nouvelle fois flanché : 11 points, 3 rebonds mais 8 balles perdues et 5 fautes pour -1 d’évaluation après pourtant un très bon premier quart-temps (8 pts).

 

L’ASVEL est guérie

Tout n’est pourtant pas noir sur les bords de la Loire. Si les Orléanais avaient perdu leur identité après les As, ils ont retrouvé quelques vertus depuis. Un léger mieux qui s’est fait sentir en première période à l’Astroballe. « Ils ont réussi à nous imposer leur rythme », note le coach victorieux. « En faisait cette première mi-temps contre les équipes qui les ont battus, ils auraient forcément gagné des matches. Ils restent une bonne équipe qui peut se retrouver en vue des playoffs. »

Pour ce faire, l’exemple à suivre n’est autre que celui de l’ASVEL. Comme leur dauphin, les Rhodaniens ont mal vécu leur élimination en demi-finale des As. « Ça a été une grosse déception et on a perdu notre identité de jeu », témoigne Ali Traoré. « On ne bloquait plus le jeu intérieur. On ne jouait plus comme on l’avait fait depuis le début de la saison. » Cette période de doute terminée, le leader lyonnais est reparti de plus belle. « Je pense qu’on est complètement guéri et qu’on est encore plus fort qu’avant », se réjouit l’intérieur villeurbannais.

L’ex-Havrais n’est pas étranger à ce retour en grâce. Il l’a encore démontré vendredi contre Orléans. « En première mi-temps, on a tenu en grande partie grâce à son rendement intérieur. En deuxième période, il s’est mis au diapason sur le plan défensif. C’est une grosse performance pour lui », complimente coach Collet. Le Normand ne manque pas non plus d’éloges pour son meneur J.R. Reynolds : « Sur les deux derniers mois, il est devenu un joueur très important dans notre collectif. »

Autre facteur, paradoxal, du redressement des Verts : leur défaite à domicile contre la SIG (85-77) le 13 mars. En tête de quinze points à 7 minutes du terme, les locaux ont finalement perdu de huit points suite à un 25-2 irréel. « C’est un motif de vigilance supplémentaire. Contre Orléans, lors d’un temps-mort, les joueurs en ont parlé entre eux », confie le technicien. Ali Traoré renchérit : « Maintenant, dès qu’on sent qu’on commence à lâcher, on pense à Strasbourg et boum ! Ça repart. » Un mal pour un bien.

Vaccinée contre tout relâchement, l’ASVEL file droit vers la première place de la phase régulière. Pour reprendre le leadership, Orléans devrait remporter trois victoires de plus que Villeurbanne en l’espace de cinq journées. Hautement improbable. Pourtant, la prudence reste de mise. « Il faut qu’on gagne encore trois matches pour que la première place soit acquise », indique Ali Traoré. « Après, on pourra siroter le champagne en attendant les playoffs. »

Jean-Philippe Chognot

 

Article publié dans le BasketNews du 16/04/2009, en page 10.

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
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Vendredi 3 avril 2009

Le Final Eight de l’EuroCup débute aujourd’hui au Palasport de Turin. Eliminé en demi-finale l’année dernière, le Dynamo Moscou nourrit de grandes ambitions cette saison. Derrière le favori moscovite, sept équipes feront tout pour déjouer les plans de David Blatt. De l’intensité et du suspense en perspective.

 

Favori : le Dynamo

« Nous n’avons pas abordé le Final Eight dans les meilleures conditions. Il va falloir apprendre de nos erreurs », philosophait Travis Hansen, après l’élimination de son équipe en demi-finale de l’ULEB Cup 2008 face à Gérone. Animé par un esprit de revanche, le go-to-guy américain a de nouveau mené ses coéquipiers en « Finale à Huit » pour effacer l’échec. Cette saison plus que jamais, ils ont toutes les cartes en main pour s’emparer du trophée.

Dans sa quête du Saint Calice, l’armada de David Blatt dispose d’un atout précieux : l’expérience. Robertas Javtokas, Dmitri Domani et Sergei Bykov ont déjà remporté la coupe, Hansen et Bostjan Nachbar ont connu des Final Four d’Euroleague et Darjus Lavrinovic est un habitué du Top 16 de la compétition reine. Autre avantage : tout ce petit monde aborde la dernière ligne droite en pleine confiance. Emmenés par un Hansen étincelant, les Russes sont restés invaincus au Last 16 (6v-0d). Tous les voyants sont donc au vert à l’heure d’affronter Vrsac en ouverture du tournoi.

 

Prétendants : la Benetton, Valencia et le Khimki

Derrière les Moscovites du Dynamo, trois équipes sont en embuscade, bien décidées à jouer les trouble-fête. La Benetton Treviso est l’une d’elles. Dix ans après leur dernier sacre continental (Saporta 1999), les troupes du général Oktay Mahmuti sont en reconquête. Élu coach de l’année en EuroCup, le Turc s’appuie sur deux leaders métronomiques : Sandro Nicevic et Gary Neal. Par ailleurs, les Trévisans proposent l’un des jeux les plus réjouissants du plateau. Parmi les huit équipes en lice, les Italiens ont le meilleur collectif – 16,5 pds –, la troisième attaque – 80,9 pts –, et les meilleurs tireurs d’élite – 41,0 % à 3-pts. De quoi s’attirer les faveurs du public turinois.

Si les tifosis piémontais soutiendront sans doute leurs compatriotes, ils sauront aussi apprécier à sa juste valeur l’affiche des quarts de finale : Valencia-Khimki. Cette rencontre oppose deux équipes qui ont fait de la coupe européenne un objectif prioritaire dès le début de saison. L’effectif labélisé ACB du Pamesa est armé pour s’adjuger le trophée argenté. Neven Spahija partage équitablement le gâteau entre dix joueurs interchangeables. Un argument capital pour livrer sans flancher trois batailles en autant de jours. De surcroît, le retour du jeune prodige Victor Claver, blessé depuis début décembre, fournit un as supplémentaire dans le jeu du coach croate.

En face, l’effectif pléthorique du Khimki Région de Moscou n’a rien à envier à celui des Espagnols. Cet été, le nouveau riche a fait sensation sur le marché des transferts en attirant notamment les NBAers Carlos Delfino et Jorge Garbajosa. Sur le papier, aucun concurrent ne peut rivaliser avec les hommes de Sergio Scariolo. L’adversaire doit choisir entre la peste, Kelly McCarty, le choléra, Delfino, la grippe espagnole, Garbajosa, le typhus, Maciej Lampe, la fièvre grise, Milt Palacio, ou encore la gale, Milofey Mozgov. Seul bémol : le groupe tarde à atteindre son plein potentiel et pèche par irrégularité.

 

Outsiders : le Lietuvos rytas, Bilbao, Zadar et Vrsac

Les quatre dernières escouades présentes sur la ligne de départ n’ont pas la même abondance de biens que leurs rivaux nantis. Malgré cela, elles seront de sérieux poils-à-gratter. À commencer par le Lietuvos rytas. Vainqueurs en 2005 et finalistes en 2007, les Baltes sont des habitués de l’épreuve. Avec son effectif à forte coloration locale, Vilnius est resté intraitable à domicile (6v-0d) cette saison mais beaucoup plus fébrile à l’extérieur (1v-5d). L’apport du très complet Chuck Eidson, MVP de l’EuroCup, sera crucial pour trouver la clé du Palasport de Turin.

Le dernier bourreau de Lietuvos rytas on the road est Bilbao, novice sur la scène continentale. Le bizut n’a eu aucun problème d’adaptation. Il arbore même le meilleur bilan des deux premières phases (10v-2d) à égalité avec le Pamesa et le Dynamo. L’iurbentia met à profit sa grande profondeur de banc – onze joueurs à plus de 11 minutes de temps de jeu moyen. Les Basques flirtent toutefois avec la schizophrénie, capables de fesser Vitoria et de flancher contre Séville dans la même semaine. Quel visage afficheront- ils au Final Eight ?

On sera fixé dès demain contre les maîtres artificiers de Zadar – 83,5 pts. Les Croates ont entamé difficilement le Last 16, débutant par deux défaites. Pris en main par Zmago Sagadin en février, ils ont décroché in extremis la phase finale grâce à une série de trois victoires. Todor Gecevski est le principal artisan de cette renaissance. Le pivot macédonien est létal dans la peinture – 63,2% au Last 16 – souvent bien servi par le jeune meneur Rok Stipcevic.

Autre prospect plein de promesses : Milan Macvan. À dix-neuf ans, le pivot de Vrsac a obtenu l’Eurocup Rising Star Trophy récompensant le meilleur espoir de la compétition. L’intérieur est le leader à la marque, au rebond et à l’évaluation de son équipe. Celle-ci apportera une touche de fraîcheur au tournoi avec sa moyenne d’âge dépassant à peine les 22 printemps.

Jean-Philippe Chognot

 

Article publié dans le BasketNews du 02/04/2009, en page 21.

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
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