Studyrama.jpg Le salon Studyrama des études supérieures s’est tenu hier aux Arènes de Metz. Les formations en alternance font recette.
« Je n’ai aucune idée de ce que je veux faire plus tard. » Comme Megan, 17 ans, des centaines de jeunes et de parents indécis se sont déplacés hier aux Arènes de Metz, à l’occasion du salon Studyrama des études supérieures. Trente-huit établissements étaient présents pour susciter des vocations.
Tandis que certains stands restent vides, d’autres, comme celui de l’armée, ne désemplissent pas. « Les jeunes veulent savoir comment on devient militaire et quels métiers on propose, indique l’adjudant-chef Eric Brulfer. Beaucoup sont intéressés par la possibilité d’aller à l’étranger et de ne pas tomber dans la monotonie du quotidien. »
La plupart des jeunes qui arpentent les allées ont déjà une idée de leur orientation. « Je veux faire une école d’ingénieurs avec prépa intégrée mais je me renseigne quand même sur les autres filières au cas où je ne serais pas accepté », explique Etienne, qui passe le baccalauréat scientifique en juin.

Prime à l'alternance
La sélection draconienne qu’imposent les écoles inquiète plus Thierry, son père, que les débouchés : « Sur le stand de l’UTC [Université de technologie de Compiègne, NDLR], ils nous ont dit qu’ils ne prenaient que 500 élèves sur environ 4 500 postulants. Mais une fois le diplôme en poche, il ne doit pas y avoir de problèmes pour trouver du travail. »
Le salon Studyrama n’est pas destiné qu’aux lycéens. Mustapha, 22 ans, est en dernière année de licence d’administration économique et sociale (AES). « Je me renseigne sur les différents masters de management ou de ressources humaines. Je cible surtout les formations en alternance. » Ce type de diplômes a gagné en popularité avec la crise, comme en témoigne Hervé Hagen, conseiller formation chez Pigier : « L’alternance permet aux étudiants de mettre un pied dans le monde du travail et d’avoir deux ans d’expérience professionnelle à la sortie. »
Jean-Philippe Chognot

Article publié dans Le Républicain Lorrain, édition de Metz-Orne, du 07/03/2010, en page 2.
cci.jpg La Chambre de commerce et d’industrie de la Moselle organise tous les vendredis des petits déjeuners en anglais.
Café, croissants, chocolatines, pains aux raisins… Tout est réuni pour un petit déjeuner à la française. L’apparence est trompeuse. Autour de la table, pas de bâillements ni d’étirements. Les mines sont réveillées, les tenues ajustées et les discussions dans la langue de Shakespeare. Ce Breakfast in English (petit-déjeuner en anglais) s’est déroulé hier matin à la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de la Moselle. Il se renouvellera tous les vendredis à 8h30 jusqu’à fin juin.
« Deux sessions similaires ont été organisées les années précédentes, indique Steve Pounds, le professeur américano-canadien. L’opération s’adresse aux salariés et chefs d’entreprise qui souhaitent progresser en anglais. » Ces cours informels se font en effectifs réduits. Cette année, seuls quatre élèves sont inscrits. La plupart sont amenés à communiquer en anglais dans le cadre professionnel. « Je parle anglais au quotidien car je travaille dans l’export », confirme Joëlle Favini, cadre dans une entreprise lorraine.
Pendant une heure et demie, la classe enchaîne discussions, tests et exercices. Le cours se base essentiellement sur l’expression orale. « Nous avons tous un bon niveau d’anglais donc nous n’avons plus besoin de cours de grammaire, assure Joëlle Favini. Ce que je recherche, ce sont des discussions à bâtons rompus pour acquérir des réflexes de conversation. »
Paul Escudero poursuit le même objectif. Le négociant en vins, qui exporte 30 % de ses bouteilles aux Etats-Unis, « souhaite gagner en aisance et enrichir [son] vocabulaire, tout en passant du bon temps ».

« J’ai appris trois mots »
Déformation professionnelle oblige, le propos s’oriente vite vers les affaires. Le débat fait rage : faut-il miser sur un long déjeuner au restaurant pour négocier avec des clients étrangers ? Chacun soumet ses arguments et pratique son anglais par la même occasion. Mission accomplie. « En discutant, j’ai appris trois mots », se réjouit Guy Zins, PDG d’une entreprise de soudage, en refermant son carnet de vocabulaire.
A la fin de la séance, les élèves se quittent satisfaits. Guy Zins souhaite même jouer les prolongations : « C’est dommage que le cours ne dure qu’une heure et demie. »
Jean-Philippe Chognot

Article publié dans Le Républicain Lorrain, édition de Metz-Orne, du 06/03/2010, en page 2.
gtl.jpg Georgia Tech-Lorraine a 20 ans. Depuis 1990, l’antenne du Georgia Institute of Technologie a formé des milliers d’ingénieurs en électronique, mécanique et informatique. La croissance de GTL va se poursuivre.
« Georgia Tech-Lorraine n’avait que cinq étudiants lors de sa première rentrée scolaire en 1990, rappelle Yves Berthelot, son président. Désormais, environ 500 élèves passent par le campus messin chaque année. » La comparaison est éloquente. En vingt ans d’existence, l'antenne mosellane du Georgia Institute of Technology a acquis une réelle force d’attraction auprès des futurs ingénieurs en génie électronique, mécanique ou informatique.
L’aventure débute à la fin des années 1980, sous l’impulsion de Jean-Marie Rausch. Désireux d'implanter une présence américaine sur le Technopôle, le maire de Metz traverse l’Atlantique pour y démarcher plusieurs universités. « Il s’est notamment rendu sur les campus de MIT et de Stanford, raconte Yves Berthelot. Patrick Crecine, le président de Georgia Tech, a tout de suite trouvé l’idée géniale. » Georgia Tech-Lorraine ouvre donc ses portes à l’automne 1990, « malgré une forte opposition parmi les politiques messins ».
Le nouveau-né fait ses premiers pas dans un relatif anonymat. « Les débuts ont été difficiles, se souvient le président. GTL a stagné pendant une demidécennie avec une petite trentaine d’étudiants par an. Les effectifs ont commencé à s’étoffer à partir de 1995. » L’établissement décolle définitivement dix ans plus tard, grâce à Jean-Lou Chameau. Le Français occupe alors un poste de doyen sur le campus d’Atlanta. Sur son initiative, Georgia Tech décide en 2005 de doter GTL de professeurs à plein-temps. Cela permet à l’antenne messine d’attirer des pointures. Dès lors, la notoriété de la petite soeur messine progresse sensiblement. « Cette année, nous avons même été obligés de refuser du monde pour la session estivale, indique Yves Berthelot. Nous avons reçu plus de 300 candidatures pour seulement 220 places. »

Projet d’extension
La situation géographique de Georgia Tech Lorraine est son meilleur argument pour séduire les étudiants américains. « Une de mes premières motivations pour venir à Metz était de découvrir l’Europe », confie Christopher Bishop, 23 ans, doctorant à GTL depuis août dernier.
Le campus messin permet aux étudiants d’obtenir des doubles diplômes franco-américains, grâce à des partenariats avec Supélec, l’Ensam et l’université Paul-Verlaine. « Parallèlement à notre activité de formation, nous sommes aussi en pointe dans la recherche, ajoute le président Berthelot. Depuis quelques années, nous collaborons avec le CNRS [Centre national de la recherche scientifique, NDLR] au sein de l’Unité mixte internationale (UMI). Il s’agit d’un laboratoire où se côtoient chercheurs messins et américains sur le thème des nanotechnologies notamment. »
Désormais en orbite, Georgia Tech-Lorraine commence à se sentir à l’étroit. Pour continuer son ascension, le campus lorrain planche actuellement sur un projet d’extension. « Nous discutons avec les collectivités locales pour créer de nouveaux laboratoires. Cela nous permettrait d’accueillir plus d’étudiants et de chercheurs, cela va de pair avec notre autre projet : l’Institut Lafayette (ci-contre) », conclut Yves Berthelot.
Jean-Philippe Chognot

Lafayette prend forme

berthelot.jpg « Si tout va bien, nous espérons signer un accord avec les collectivités locales pour créer l’Institut Lafayette avant la fin de l’année », indique Yves Berthelot. Dans les cartons depuis 2007, le projet initié par Georgia Tech-Lorraine devrait bientôt sortir de terre. Ce bâtiment sera basé sur le Technopôle, « sans doute à côté du campus de GTL ». Il offrira de nouveaux laboratoires de recherche optoélectronique, c’est-à-dire dans les domaines de l’optique, de l’électronique et des nanotechnologies. « Ces recherches auront leurs principales applications dans le domaine de l’énergie, un marché en pleine explosion », détaille Yves Berthelot. Les installations permettront notamment aux industriels de tester leurs prototypes à moindre coût, « pour favoriser la création d’entreprise ». « L’Institut aura pour modèle deux organismes équivalents qui fonctionnent très bien à Atlanta : le Nanotechnology research center et l’Enterprise innovation institute », indique Yves Berthelot. L’Institut Lafayette s’appuiera sur les chercheurs de Georgia Tech-Lorraine mais « sera ouvert à tous les labos lorrains ».
J.-Ph. C.

Article publié dans Le Républicain Lorrain, édition de Metz-Orne, du 04/03/2010, en page 2.
ragazzini.jpg René Ragazzini, président mosellan des visiteurs de malades en établissements hospitaliers espère « une cinquantaine de bénévoles supplémentaires » à Metz.

Quelle est la tâche d’un visiteur de malades ?
« Notre principal rôle, c’est l’écoute. Les malades nous confient ce qu’ils ne veulent pas dire aux médecins, aux infirmières ou à leurs familles. Ils nous parlent librement parce que nous sommes des intervenants extérieurs. Les personnes âgées ont particulièrement besoin de nous. Beaucoup ne reçoivent plus de visite de leurs proches, notamment lorsqu’ils sont en fin de vie. Les vieux n’intéressent personne ! »

Qui sont ces bénévoles qui donnent leur temps pour les malades ?
« La plupart sont des femmes de plus de 50 ans. Beaucoup sont retraitées. Il y a aussi des jeunes, qui viennent le soir ou le samedi. Ils sont très motivés quand ils commencent mais ils finissent souvent par se décourager. Nous accueillons aussi des personnes qui doivent faire des travaux d’intérêt général ou encore des étudiants en psychologie dans le cadre de leur mémoire. Parfois, les médecins nous envoient aussi leurs patients pour faire du bénévolat. Cela leur permet d’oublier leurs problèmes en écoutant ceux des autres. »

Quelles sont les motivations des visiteurs ?
« Je ne peux pas parler au nom de tous les bénévoles. Mais en ce qui me concerne, quand j’étais gosse, mon vieil oncle m’emmenait à l’hôpital voir des malades de la silicose [maladie pulmonaire liée au travail dans les mines, NDLR]. C’est à cette époque que je me suis juré de visiter des malades quand je serais plus vieux. »

Comment sont formés les bénévoles ?
« Dans un premier temps, les débutants accompagnent des bénévoles plus expérimentés. Par ailleurs, nous participons souvent à des après-midi de formation avec des psychologues. Toutes les trois semaines, nous suivons aussi des formations avec des médecins ou des infirmières spécialisées pour mieux appréhender certaines maladies comme Alzheimer. Ils nous apprennent l’attitude à adopter face aux différents malades. »

Manquez-vous de bénévoles autour de Metz ?
« Oui, nous sommes face à une grosse pénurie. A Metz, nous avons environ 90 bénévoles répartis entre neuf établissements hospitaliers. Nous avons besoin d’une cinquantaine de visiteurs supplémentaires. Le bénévolat demande beaucoup de temps. Les visiteurs doivent consacrer au minimum un après-midi par semaine aux personnes hospitalisées. En plus, ce n’est pas toujours très motivant de passer une journée à l’hôpital plutôt qu’à la piscine quand le beau temps revient. »
Propos recueillis par Jean-Philippe Chognot

Article publié dans Le Républicain Lorrain, édition de Metz-Orne, du 03/03/2010, en page 2.
facebook.jpg Des milliers de Messins se retrouvent chaque jour sur Facebook. Ils recréent sur le réseau social une version virtuelle de leur ville. En voici les principaux aspects.
Le site internet Facebook rassemble plus de 400 millions d’inscrits à travers le monde. Ses membres y développent une vie sociale virtuelle. Ils y retrouvent leurs amis, rejoignent des groupes d’intérêt, y expriment leurs opinions… Le virus a déjà infecté environ 15 millions de Français, dont quelques milliers de Messins, surtout parmi les jeunes générations. Voici les principaux pôles messins de ce réseau social.
Football : Facebook est l’un des lieux de rendez-vous des supporters du FC Metz. Un peu plus de 10 000 internautes ont virtuellement déclaré leur flamme aux Grenats grâce à de nombreux groupes qui leur sont dédiés. « L’année prochaine, Metz nous sortira un parcours à la Montpellier [dauphin de la Ligue 1, NDLR] », écrit un cyber-fan devin, tandis qu’un autre tente de vendre un maillot de Robert Pires. Mais le site draine aussi les ennemis de l’équipe messine. Trois groupes d'« anti-FC Metz » sont fréquentés par plus de 700 membres, nancéiens pour la plupart.
Politique : Les hommes et femmes politiques messins n’ont pas encore investi Facebook. Cela ne saurait tarder puisque les réseaux sociaux sont devenus des outils de communication politique à l’échelle nationale. Parmi la classe politique locale, la députée européenne et conseillère générale Nathalie Griesbeck (MoDem) fait figure de pionnière avec ses 1 360 cyber-partisans. A l’approche des régionales, les électeurs de Jean-Pierre Masseret, président socialiste de la région Lorraine, ont fait une timide percée. Ils sont environ 350 à le soutenir virtuellement. Au sein du conseil municipal messin, 17 élus sur 55 sont inscrits sur Facebook. Parmi eux, seule Nathalie Colin-Oesterle – tête de liste du Nouveau centre aux régionales – dispose d’un profil public.
Pompidou : A deux mois et demi de son inauguration, le centre Pompidou de Metz est déjà soutenu par 2 140 cyberfans. En contrepartie, ils sont régulièrement informés de l’actualité du futur musée d’art contemporain.
Anciens élèves : Facebook est aussi un repaire d’anciens écoliers, collégiens et lycéens. Au palmarès des établissements scolaires messins, le lycée Georgesde- la-Tour arrive nettement en tête, représenté par quelque 2 500 élèves, actuels ou anciens. Loin derrière, le lycée Louis-de-Cormontaigne se classe deuxième avec 1 050 représentants. Sur ces groupes, les alumni retrouvent des camarades perdus de vue, échangent des anecdotes, consultent ou diffusent leurs photos de classes jaunies, organisent des rencontres d’anciens…
Chauvinisme : La rivalité nancéio-messine trouve également son écho sur le réseau social. En novembre 2008, un Messin ouvre le feu en créant le groupe « Parce que Metz est une plus belle ville que Nancy ». Jusqu’à aujourd’hui, cette initiative a reçu plus de 1 600 soutiens. La riposte de la cité ducale ne s’est pas fait attendre. Le 23 novembre 2008, le groupe « Parce que Nancy est une plus belle ville que Metz » apparaît, pulvérisant son concurrent messin avec plus de 13 000 inscrits. Avantage Nancy, pour l’instant…
Jean-Philippe Chognot

Article publié dans Le Républicain Lorrain, édition de Metz-Orne, du 01/03/2010, en page 4.

Twitter : 5 comptes messins à suivre

Plus rudimentaire que Facebook, Twitter permet de publier des messages de 140 caractères maximum. Ces tweets (gazouillis) sont lisible par tous les internautes. Les inscrits peuvent s'abonner gratuitement aux flux de tweets des autres inscrits, selon leurs centres d'intérêts. Voici cinq comptes messins dignes d'intérêt.
toutmetz : Ce compte est réactif sur l'actualité culturelle et sportive. Ses followers (abonnés) y trouvent également de l'information pratique. Chaque tweet est accompagné d'un lien vers un article du site tout-metz.com qui développe le sujet.
jdcr : Jean-Christophe Dupuis-Rémond est incontournable dans le microcosme messin de Twitter. Le journaliste de France 3 Lorraine est suivi par près de 1 000 abonnés. Il fait un usage intéractif du réseau, relayant les messages les plus intéressants des internautes qu'il suit. JCDR communique également avec eux par tweets interposés.
PRESSECG57 : Le service de presse du conseil général de Moselle s'est inscrit sur Twitter en mai dernier. Depuis la nouvelle année, son compte s'est spécialisé sur l'information trafic du département. Utile pour les automobilistes.
plumeculturelle : Ce compte a pour vocation de répertorier des événements culturels se déroulant en Lorraine. La plupart des annonces concernent Metz et ses alentours. Pratique pour planifier une sortie.
meteoMetz : Comme son nom l'indique, meteoMetz annonce tous les trois jours la météo de la capitale mosellane. Ce compte est l'antenne messine du site meteogratuite.org.

Présentation

  • : Acta Diurna
  • : Actualité Basket Journalisme Local Celsa Actualité
  • : Blog de Jean-Philippe Chognot, étudiant en journalisme au Celsa. Dans l'antiquité romaine, les Acta Diurna étaient placardés dans les lieux publics et permettaient au peuple de s'informer. Ce sont les ancêtres de nos médias contemporains. Bonne lecture.
  • Contact

Qui suis-je ?

  • : Jean-Philippe Chognot
  • : Étudiant en journalisme au Celsa. Centres d'intérêt : politique, relations internationales, Histoire, musique classique, basketball...

Recommander

 
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés