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A Villiers-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, le responsable d’une association a lancé une collecte de denrées alimentaires pour venir en aide aux pays africains touchés par la famine. Partie d'un simple SMS, son initiative rencontre un succès inattendu.

 

 

Margaux de Frouville (rédactrice) et Jean-Philippe Chognot (JRI)
diffusé le 10/08/2011 sur BFM TV

PARIS, 20 mai 2011 (AFP) - Jean-Philippe Chognot, 22 ans, diplômé du Celsa, est le lauréat de la Bourse AFP-Ecoles 2011, pour laquelle soixante candidats ont concouru, a annoncé vendredi l'Agence France-Presse.

Franco-canadien, Jean-Philippe Chognot s'est d'abord engagé dans des études scientifiques avant de bifurquer vers le journalisme. Pendant sa formation au Celsa, deux de ses reportages vidéo ont été primés au concours Orange reporter et au concours Macif de l'économie sociale et solidaire.

Une deuxième bourse, réservée à de jeunes professionnels déjà en activité, a été attribuée à Emmanuelle Michel. Formée au CFJ, Emmanuelle Michel, 30 ans, a couvert pendant trois ans la Thaïlande et la Birmanie pour différents médias français (presse écrite, internet, radio et télévision). Diplômée de l'IEP de Lille, elle est actuellement pigiste à RFI.

Les prix spéciaux du jury sont allés à Elodie Soinard (IPJ), Rémi Vorano (CFJ), Marie Giffard (ESJ) et Clément Zampa (journaliste à RMC Sport).

Douze écoles de journalisme françaises ainsi que l'Ecole de journalisme de Louvain (Belgique) participaient à ces épreuves. De fortes compétences dans le domaine du journalisme web ont été privilégiées pour la présélection des candidats.

Les soixante candidats ont été testés sur la maîtrise de l'anglais et de l'écriture agence, la culture d'actualité et l'aptitude à l'écriture TV et multimédia.

Les deux lauréats se voient attribuer un CDD de six mois à l'AFP, au siège et dans le réseau international. Les prix spéciaux du jury sont dotés d'un CDD de trois mois, dont une partie dans le réseau régional.

D’Ashkan Koshanejad et Negar Shaghaghi
Éd. Florent Massot, 240 p., 19,80 €
En librairies le 28 avril

1282176_3_077b_une-scene-du-film-iranien-de-bahman-ghobadi.jpgÀ Téhéran, dure est la vie d’un rockeur. Subir le regard désapprobateur de ses aînés, se cacher pour répéter, craindre la prison à chaque concert… Ashkan Koshanejad, 25 ans, et Negar Shaghaghi, 24 ans, racontent leur itinéraire de musiciens clandestins, entre caves et placards, dans Les Chats persans. Héros d’un fi lm du même nom, prix spécial du jury à Cannes en 2009, ils sont désormais réfugiés à Londres, traités en parias par la République islamique.

« De la musique ? Vous vous croyez où, là ? Vous êtes sans scrupule, bande d’impies, ignorants. (…) Vous n’avez pas honte ? Vous méritez de vous retrouver dans le caniveau. » Telle est la réaction de M. Akbari, voisin d’Ashkan, lors de la première répétition de son groupe Font. Même mésaventure après le premier concert privé, qui lui vaut une condamnation pour « irrespect de la moralité publique, menace à la sûreté publique et relations irréligieuses ».

Ashkan navigue de désillusions en désenchantements mais la résignation ne dure jamais longtemps. L’espoir est plus solide que la matraque du policier, la volonté plus effrontée que le dogme du mollah. Lorsque la déprime guette, sa rencontre avec Negar – étudiante au « teint crème » et à la « frange brun doré » – lui inspire des projets en cascade.

Les dernières pages du livre racontent la rencontre du couple avec Bahman Ghobadi, le réalisateur du fi lm Les Chats persans. Elles dévoilent les coulisses du tournage, réalisé sans autorisation en seulement dixsept jours. Ce making-off littéraire replonge le lecteur dans l’univers foisonnant de la musique underground iranienne. Interdit par les ayatollahs, le long métrage sera le baroud d’honneur d’Ashkan et Negar avant l’exil.

Jean-Philippe Chognot

 

Article publié dans le journal La Croix, du 26/04/2011, en page 26.

Tout en vendant six fois moins d’appareils que le groupe finlandais, l’inventeur de l’iPhone est devenu le premier vendeur de portables au monde en valeur.

Infographie.jpgOù s’arrêtera Apple ? Présent depuis moins de quatre ans dans la téléphonie mobile, le groupe américain domine désormais le marché en termes de chiffre d’affaires. Au premier trimestre, l’iPhone lui a rapporté 11,9 milliards de dollars (8,2 milliards d’euros), surpassant Nokia (9,4 milliards de dollars, soit 6,4 milliards d’euros), jusqu’ici leader incontesté sur ce marché. Un chiffre d’autant plus impressionnant que le finlandais a vendu six fois plus de téléphones qu’Apple !

Les chiffres de croissance dévoilés mercredi dernier par Apple sont vertigineux. Son bénéfice net a presque doublé (+ 95 %) au premier trimestre, par rapport à la même période de 2010, atteignant 6 milliards de dollars (4,1 milliards d’euros). Même constat pour son chiffre d’affaires, en hausse de 83 %. L’iPhone est devenu la locomotive du groupe californien. Les ventes de téléphones ont plus que doublé en un an (+ 113 %). Avec ses accessoires, l’iPhone représente désormais la moitié des recettes du groupe.

Secret de sa réussite, l’iPhone est un produit haut de gamme à forte marge. Il combine « volumes solides et prix de gros élevés », résume Alex Spektor, analyste de Strategy Analytics. Chez Nokia, au contraire, huit mobiles vendus sur dix sont bas de gamme. Résultat : en moyenne, Apple vend son iPhone à 638 dollars (438 €) quand les centaines de modèles Nokia affichent un prix moyen de 87 dollars (60 €). « Apple parvient à partager davantage de coûts avec l’opérateur que tout autre fabricant d’appareils haut de gamme aux États-Unis », ajoute William Stofega, analyste chez IDC.

Hors téléphonie, Apple a été victime du succès entourant le lancement, en mars, de l’iPad 2, sa nouvelle tablette. La firme à la pomme n’a pas été en mesure de répondre à la forte demande, imposant des délais d’attente de plusieurs semaines. La première version de l’iPad a pour sa part connu un fort reflux au premier trimestre, sans doute lésée par l’arrivée de son petit frère. Les ordinateurs Mac, gamme historique du groupe, ne représentent plus qu’un cinquième des ventes du groupe.

L’entreprise californienne connaît un succès flamboyant en bourse. Elle représente désormais la troisième capitalisation boursière mondiale, à 323 millions de dollars (222 milliards d’euros), derrière Exxon Mobil, 428 milliards de dollars, et Petrochina, 330 milliards de dollars. Apple talonne le groupe pétrolier chinois malgré le fait que le chiffre d’affaires de ce dernier soit plus de trois fois supérieur. Certains analystes voient le groupe à la pomme au premier rang mondial cette année.

Apple espère continuer cette marche en avant dans les prochains mois avec le lancement de son iPhone 5. Selon l’agence de presse Reuters, dont les informations viennent de soustraitants d’Apple, sa production devrait débuter cet été pour une commercialisation en septembre prochain. L’iPhone 6 pourrait être lancé dès le premier semestre de l’année 2012.

Jean-Philippe Chognot

 

Article publié dans le journal La Croix, du 26/04/2011, en page 17.

La Chine compte commercialiser d’ici à deux ans du lait de vache contenant des protéines humaines. Le ministère de l’agriculture a donné son feu vert pour des tests de production de lait enrichi en lactalbumine, en lactoferrine et en lysozyme, par des vaches génétiquement modifiées.

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Où en sont les recherches ?

Le lait de vache contient déjà ces trois protéines, mais en faible quantité. Pour l’enrichir, les chercheurs modifient le code génétique des vaches. Au stade embryonnaire, ils introduisent des morceaux de chromosomes humains capables de déclencher une production abondante des protéines souhaitées. En Chine, ces recherches sont menées par l’université agricole de Pékin, sous la direction du chercheur Li Ning.

Les Chinois ont été précédés par les Pays-Bas et la Californie. « Depuis quinze ans, les Hollandais modifient des vaches qui produisent du lait enrichi en lactoferrine, indique Louis-Marie Houdebine, directeur de recherche honoraire à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). Mais ils ont dû freiner, face à une forte opposition des anti-OGM. » De leur côté, les Californiens enrichissent du lait de chèvre en lysozyme depuis environ six ans. « La Chine s’y est mise depuis trois ou quatre ans, assure le généticien. L’équipe de Li Ning fait du bon travail mais ne s’embarrasse pas des anti-OGM » et surtout des questions éthiques que ces recherches soulèvent.

 

Quelles sont les vertus de ce lait ?

La lactoferrine et le lysozyme sont antibactériens. « Ils peuvent empêcher certaines épidémies », précise Louis-Marie Houdebine. Par ailleurs, des études confèrent à la lactalbumine des propriétés anticancéreuses.

La lactoferrine d’origine bovine est déjà commercialisée en comprimés mais son extraction nécessite de grandes quantités de lait. « Avec le lait chinois enrichi, l’extraction ne sera sans doute plus nécessaire. Les quantités présentes dans le lait suffiront », anticipe Louis-Marie Houdebine. Selon Li Ning, les ventes annuelles de lactoferrine pourraient atteindre 5 milliards de dollars (3,4 milliards d’euros) dans le monde.

 

Sera-t-il commercialisé en France ?

Ce lait de vache chinois n’arrivera pas en France à moyen terme. Il devra d’abord être examiné par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) en France, et par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) à l’échelle continentale. « Cela peut durer très longtemps », prédit Louis-Marie Houdebine.

Depuis le scandale du lait frelaté en 2008, les produits laitiers chinois n’ont pas la cote. « Le lait chinois enrichi en protéines humaines ne présente pas de danger », estime toutefois le chercheur français, tout en préconisant d’observer ses conséquences à long terme sur la flore intestinale.

Jean-Philippe Chognot

 

Article publié dans le journal La Croix, du 22/04/2011, en page 10.

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  • : Book de Jean-Philippe Chognot, journaliste. Dans l'antiquité romaine, les Acta Diurna étaient placardés dans les lieux publics et permettaient au peuple de s'informer. Ce sont les ancêtres de nos médias contemporains. Bonne lecture.
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  • Jean-Philippe Chognot
  • Journaliste. Centres d'intérêt : politique, relations internationales, Histoire, musique classique, basketball...

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