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Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /Déc /2008 15:45

 

Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez, démissionnaires du Parti socialiste, ont lancé le Parti de gauche (PG) le 29 novembre dernier. Leur but est de rassembler la gauche du PS et de créer ainsi un Die Linke à la française.

« Jean-Luc Mélenchon prévoyait depuis longtemps de rompre avec le PS. Le gros score de Ségolène Royal n’a été qu’un prétexte », analyse Rémi Lefebvre, politologue spécialiste du Parti socialiste. Le sénateur de l’Essonne et Marc Dolez, député du Nord, ont rendu leur carte de militant le 7 novembre après que le courant « royaliste » est arrivé en tête du vote des motions (29 %) avant le congrès de Reims. Le 29 novembre, les deux élus ont lancé leur nouveau parti, le Parti de gauche (PG), lors d’un meeting à l’Île-Saint-Denis (93).

« Jean-Luc et moi avons quitté le Parti socialiste pour pouvoir rester socialiste et de gauche », explique Marc Dolez. Le virage vers la social-démocratie, que négocie le PS, a convaincu les deux ex-représentants de l’aile gauche du Parti de franchir le Rubicon. « Ils étaient dans une position schizophrénique au sein du PS, indique Rémi Lefebvre. Leurs idées de gauche ne correspondaient plus à celles de leur famille politique qui se décale vers le centre. »

Mélenchon et Dolez veulent donc investir l’espace laissé libre par le glissement de leurs anciens camarades. Pour ce faire, le Parti de gauche a comme objectif de réunir tous les réformistes de gauche pour s’engouffrer entre le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) de Olivier Besancenot et le PS. « Jean-Luc Mélenchon parie sur une recomposition des forces de gauche. Il veut notamment faire alliance avec le Parti communiste (PC) », signale le politologue.

 

Le Die Linke français ?

Les deux fondateurs du PG tenteront de mettre en pratique cette stratégie d’alliance en vue des élections européennes de juin 2009. « Pour cette échéance, nous allons essayer de rassembler la gauche du « non » (au référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005, ndlr) pour créer un front capable de construire une Europe plus sociale et démocratique », confirme Marc Dolez. Un dessein difficile à atteindre selon Rémi Lefebvre : « Je doute beaucoup qu’ils y parviennent. Besancenot est très réticent face à la démarche de Jean-Luc Mélenchon. Je ne pense pas qu’il s’alliera avec le PG et le PC. »

Cet obstacle qui se dresse sur la route du jeune parti est symptomatique des divisions qui touchent le paysage politique à gauche. « À l’image du Parti socialiste, la gauche du PS est très fractionnée avec des divisions parfois superficielles », compare l’expert. Une multitude d’organisations politiques qui laissent peu de marge au Parti de gauche. « J’ai bien peur que le PG ne soit qu’un parti de plus à gauche dans un espace déjà assez encombré », ajoute le politologue.

Marc Dolez voit l’avenir de son parti autrement. Il lui prédit un destin semblable à Die Linke en Allemagne. Ce parti, créé par le Sarrois Oskar Lafontaine en juin 2007 en dissidence du SPD (Sozialdemokratische Partei Deutschlands), est maintenant un acteur majeur de la politique outre-Rhin. « La configuration n’est pas du tout la même pour le Parti de gauche. Les deux situations ne sont pas comparables, assure Rémi Lefebvre. En Allemagne, il n’y avait aucun parti à la gauche du SPD. La différence est fondamentale. »

Jean-Philippe Chognot

 

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : France
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Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /Nov /2008 15:36

La motion de Benoit Hamon, « Un monde d’avance », a séduit 19 % des militants socialistes jeudi dernier. Dans une semaine, il deviendra peut-être le nouveau Premier secrétaire du Parti socialiste (PS) lors du congrès de Reims (14-16 novembre). Pourtant, le grand public ne connaît pas son projet et sa vision de l’avenir de la gauche française.

Jeudi dernier, le vote des militants socialistes a promu Benoit Hamon quatrième homme du Parti socialiste. S’il négocie au mieux le jeu des alliances cette semaine, le député européen pourrait devenir Premier secrétaire du PS lors du congrès de Reims le weekend prochain. Si cela se réalisait, quel chemin prendrait le principal parti de la gauche française ? Voici quelques éléments de réponse.

« Je souhaite incarner la gauche décomplexée. » Tel est le leitmotiv de Benoit Hamon, le message qu’il tente de faire passer depuis un mois dans tous les médias. Dans la Dépêche du Midi du 28 octobre dernier, le député européen tente d’expliquer ce concept : « Cela veut dire que je n’ai pas l’intention de retenir mes coups à l’égard de la droite car la droite ne retient aucun de ses coups à l’égard des Français. »

En tant que représentant de l’aile gauche du Parti socialiste, Benoit Hamon veut « replacer le Parti socialiste au centre de la gauche. » De ce fait, d’aucuns le présentent comme une arme anti-Besancenot. Appellation qu’il rejette. « Qu'on ne me demande pas d'éteindre le feu Besancenot, ce qui m'intéresse, c'est d'éteindre le feu Sarkozy », assurait Benoit Hamon à l’AFP le 30 octobre.

Dans cette optique, il dispose de nombreux soutiens au sein du parti : Marie-Noëlle Lienemann, Henri Emmanuelli, Bruno Julliard et surtout Jean-Luc Mélenchon ont signé sa motion. Des appuis positionnés clairement à gauche de l’échiquier socialiste qui séduisent en ces temps de crise financière : « Il y a quelques semaines, on nous accusait d’archaïsme. Maintenant, beaucoup de ténors du partis reprennent nos analyses à leur compte. »

Pour décrocher le poste de Premier secrétaire du PS, Benoit Hamon devra toutefois faire alliance avec au moins une autre motion. Il devra donc collaborer avec Ségolène Royal, Bertrand Delanoë ou Martine Aubry. Dans son esprit, aucune porte n’est fermé même s’il pose ses conditions. « Il m'est impossible de dire quel sera notre partenaire privilégié mais toute position qui ne refuserait pas clairement l'alliance avec le MoDem est pour moi irrecevable », prévient-il dans La Dépêche du Midi. Le député européen n’a plus qu’une semaine pour faire son choix.

Jean-Philippe Chognot

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Dimanche 2 novembre 2008 7 02 /11 /Nov /2008 15:31

Une semaine après avoir été reçus à l’Elysée, les magistrats de l’Union syndicale des magistrats (USM) ne sont pas encore totalement rassurés. Par la voix de leur secrétaire général, Laurent Bédouet, ils expriment leurs craintes toujours vives.

« Nicolas Sarkozy nous a affirmé sa confiance et son respect pour la justice. Pour l’instant, ce ne sont que des paroles, nous attendons les faits », prévient Laurent Bédouet, secrétaire général de l’Union syndicale des magistrats. Alors que le syndicat majoritaire de la magistrature a été reçu le 27 octobre à l’Elysée par le président de la République, toutes ses craintes ne sont pas dissipées.

Les reproches sont encore nombreux. « Nous n’acceptons pas la conception brutale qu’a Rachida Dati de la relation entre les magistrats et la chancellerie. Cela s’exprime dans la façon dont elle conçoit le rôle du procureur », explique Laurent Bédouet. Le garde des Sceaux avait convoqué le procureur de Sarreguemines le 6 octobre dernier en pleine nuit après le suicide d’un mineur de seize ans détenu à la prison de Metz-Queuleu. « Cela a mis le feu aux poudres », assure le syndicaliste.

Autre grande crainte dans les rangs des magistrats : le budget de la justice. « Le ministère dit qu’il augmente pour 2009. En réalité, c’est vrai que le budget alloué aux prisons sera à la hausse mais le budget de la protection judiciaire de la jeunesse baisse de 2,5 % », rectifie le délégué syndical.

Par ailleurs, la réforme de la carte judiciaire, qui avait fait grand bruit il y a quelques mois, est toujours d’actualité. « Cet été, le ministre avait 800 millions d’euros pour compenser la fermeture des tribunaux, rappelle Laurent Bédouet. Or le projet de budget 2009 ne prévoit que 70 millions d’euros. »

Enfin, l’Union syndicale des magistrats s’alarme sur le manque de personnel dans les tribunaux. Le syndicat ne se satisfait pas des augmentations de postes annoncées par le gouvernement. « Les magistrats sont pris sans arrêt par le temps et croulent sous les dossiers. Les augmentations de postes ne suffisent pas à compenser le manque de greffiers, chez qui il n’y a pratiquement pas de créations de postes », fait remarquer le secrétaire général.

Des doléances à la pelle qui témoignent parfaitement d’un « malaise profond dans la justice, pas seulement chez les magistrats mais chez tous les fonctionnaires de justices ». Laurent Bédouet conclut : « A l’heure actuelle, nous ne sommes ni optimistes, ni pessimistes. Nous sommes dans l’expectative. »

Jean-Philippe Chognot

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : France
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Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /Mars /2008 18:59

6242.jpg On estime à plus de quinze millions le nombre de Français ayant au moins un parent ou un grand-parent immigré. Cela représente environ un quart de la population. Cette proportion est pourtant bien loin d’être atteinte parmi les élus, qu’ils soient députés, sénateurs ou encore maires. A l’occasion des élections municipales, beaucoup de partis politiques mettent en avant leurs candidats issus de l’immigration comme gage de diversité républicaine. Qu’en pensent les principaux intéressés ?

« On assiste aujourd’hui au dévoiement de la démocratie : la diversité est ancrée dans la population mais toujours pas dans la politique française », dénonce Adda Bekkouche, président d’honneur du Mouvement pour une citoyenneté active qui milite pour une meilleure représentation de la population française dans les institutions de l’Etat. Dans l’Hexagone, les Français issus de l’immigration sont de plus en plus nombreux. Pourtant, ils restent presqu’inexistants parmi les élus : députés, sénateurs, mais aussi maires. Pour y remédier, les partis politiques présentent des candidats « issus de la diversité » sur leurs listes pour les élections municipales des 9 et 16 mars 2008. Mais ces prétendants se considèrent-ils réellement comme des candidats de la diversité ?

« J’aimerais qu’on arrête de mettre en avant la diversité. On l’instrumentalise quand on veut faire diversion », accuse Alima Boumediene, qui se présente sur une liste de rassemblement de la Gauche à Argenteuil. Razzy Hammadi, tête de liste socialiste à Orly et secrétaire national du Parti socialiste (PS), va plus loin : « Je considère que ‘diversité’ est un mot raciste. Personne n’a jamais dit que Nicolas Sarkozy (d’origine hongroise, ndlr) représentait la diversité. On utilise ce mot uniquement pour les candidats issus de l’immigration non européenne. » Ce jeune homme politique de 28 ans préconise l’appellation « candidat issu de la réalité ».

 

Kamel Hamza : « Pas de chromosome de gauche »

Marie-Thérèse Atallah n’adhère pas à ce point de vue. « Je me bats pour la diversité dans sa complexité », assure-t-elle. Elue des Verts au Conseil de Paris, la Franco-Libanaise est sur la liste de son parti dans le 14e arrondissement de la capitale. Elle observe des évolutions positives : « Ça avance. Avant, on disait ‘issu de l’immigration’. Maintenant, on dit ‘issu de la diversité’. C’est déjà un progrès. » Kamel Hamza, candidat de la majorité présidentielle à la mairie de La Courneuve, est du même avis : « Ca ne me gêne pas qu’on dise que je suis issu de la diversité. Ça montre qu’on reconnait mes origines. »

Il remarque que ceux qui l’accusent de servir d’alibi à son parti sont également ceux qui lui reprochent d’être de droite. « Je suis devenu un alibi aux yeux de certaines personnes à partir du moment où j’ai pris ma carte à l’UMP (Union pour un mouvement populaire, ndlr). Pour beaucoup de monde, quand on est issu de l’immigration, on est forcément de gauche. Mais le chromosome de gauche, ça n’existe pas », ironise le Franco-Algérien « fier de l’être ».

A défaut d’avoir un chromosome de gauche, Hamou Bouakaz en a les convictions. Il est sur la liste PS dans le 20e arrondissement de Paris et voit les élections municipales sous un angle un peu différent : « On est dans une lutte contre la dictature de la norme. » Son origine maghrébine n’est pas sa seule « anormalité ». Il est en plus aveugle. « Je suis foncièrement anormal : je suis anormal dans ma cécité, dans mon origine, dans mes diplômes… Je compte faire entrer l’anormal au Conseil de Paris », prévient-il.

 

Un million de Français d’origine asiatique non représentés

De son côté, Félix Wu ne milite pas pour l’anormal, mais simplement pour ce qui pourrait paraître normal : que le million de Français d’origine asiatique sorte de l’anonymat. Candidat indépendant dans le 13e arrondissement de Paris, il s’insurge contre la situation actuelle : « Dans mon arrondissement, il y a 25 % d’Asiatiques, mais il n’y a jamais eu de membre de notre communauté au conseil municipal. » Le jeune restaurateur a eu du mal à faire accepter sa liste : « Les gens sont venus me dire que j’étais un candidat communautariste. J’ai même été obligé de changer mon affiche électorale pour montrer qu’il n’y avait pas que des Asiatiques sur ma liste », raconte-t-il.

Autre défenseur de la diversité, Nacer Kettane, directeur général des médias communautaires Beur FM et Beur TV, est en troisième position sur une liste indépendante dans le 20e arrondissement de la ville Lumière. Il met en garde tous les candidats issus de l’immigration contre une diversité édulcorée : « Il ne suffit pas de mettre des touches de couleur sur une liste. Une fois élu, il faut assumer ses origines. »

Jean-Philippe Chognot


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Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : France
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Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /Fév /2008 19:33

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Incontournable dans les pays anglo-saxons, le marketing ethnique tarde à s’imposer en France. Cette technique de segmentation du marché ciblant les minorités réveille une inquiétude très ancrée dans la société française : celle du communautarisme. Pourtant, les agences publicitaires ont bon espoir de faire évoluer les mentalités et d’ouvrir ainsi grandes les portes d’un marché dont les limites ne sont pas encore mesurables.

Théorisé il y a plus d’un siècle aux Etats-Unis, maintenant incontournable dans le reste du monde anglo-saxon, le marketing ethnique séduit de plus en plus de pays occidentaux. Pourtant, les industriels français sont encore majoritairement réticents face à cette méthode qui consiste en une segmentation du marché en fonction des origines ethniques et communautaires. « La vision de la société française est complètement différente de la vision américaine. On est très attaché au modèle républicain, une république une et indivisible. Le marketing ethnique va un peu à l’encontre de cette approche universelle et, finalement, c’est presque considéré comme du racisme », explique Anne Sengès, auteur de Ethnik ! Le marketing de la différence (1).

« Autre grande crainte en France, la peur énorme du communautarisme », ajoute-t-elle. Dans l’inconscient de beaucoup de Français, le marketing ethnique a une connotation négative qui fait référence, notamment, aux émeutes de 2005 dans les banlieues. C’est pourquoi les industriels sont encore frileux à l’idée d’y associer leur enseigne. Selon certains publicitaires, les accusations de favoriser le communautarisme sont un mauvais procès. « Comment peut-on nier que la France est multiple, diverse ?, s’interroge Didier Mandin, directeur associé de l’agence Ak-a, spécialisée dans l’ethno-marketing. Il ne faut pas rester figé. Il faut accepter le fait que la société française évolue. » Et Anne Sengès d’ajouter : « La société française n’est plus la société blanche d’antan. »

 

Encore loin du modèle américain

Si l’on en croit Didier Mandin, « les industriels se rendent compte peu à peu qu’il y a de véritables opportunités de marché. » De grandes marques de cosmétique comme L’Oréal ciblent déjà particulièrement les populations d’origine noire-africaine. Le soin des peaux noires et des cheveux crépus nécessite des produits spécifiques. Sur ce marché, la marque SoftSheen-Carson présente un chiffre d’affaires mondial de 200 millions d’euros au sein du grand groupe français. « Mais il y a aussi d’autres secteurs que le cosmétique : la téléphonie mobile pour les appels longue distance, l’agroalimentaire hallal ou casher, les services financiers comme les transferts d’argent et les packages d’investissement pour ceux qui souhaitent envoyer des devises dans leur pays d’origine », énumère l’ethno-marketeur.

Indéniablement, ces marchés représentent pour les industriels de nouvelles perspectives très lucratives. L’exemple américain en est une preuve parmi d’autres. Outre-Atlantique, les populations afro-américaines ou encore originaires d’Amérique latine font l’objet de toutes les convoitises de la part des publicitaires. Ils voient en elles une véritable « poule aux œufs d’or ». Anne Sengès argumente : « Aux Etats-Unis, le marché latino représente une population plus nombreuse que celle du Canada tout entier. » Mais ce gigantisme américain n’a pas d’équivalent dans l’Hexagone : « En France, il n’y a pas de marchés de cette taille. Il y a de petites communautés quand même, mais plus diverses. Je pense que c’est ce qui explique aussi le fait que le marketing ethnique ne soit pas encore développé chez nous. »


Les statistiques ethniques toujours illégales

Anne Sengès cible également un autre handicap qui nuit au développement de l’ethno-marketing tricolore : « Le vrai problème qui explique la lenteur du décollage du marketing ethnique en France, c’est l’absence d’outils pour quantifier les marchés. » En effet, les statistiques ethniques sont interdites sur le sol français. En décembre 2007, une loi visant à les légaliser a été retoquée par le Conseil constitutionnel. Didier Mandin dénonce cette situation : « Pour convaincre les industriels de s’intéresser aux différentes communautés, il faut leur présenter des chiffres fiables. Or, pour le moment, on ne dispose pas de ces chiffres. Cela nous met des bâtons dans les roues lorsque l’on veut former des échantillons représentatifs pour réaliser des études de marché. »

Le refus des statistiques ethniques est symptomatique du malaise que l’ethno-marketing provoque au sein de la société française. Mais les mœurs commencent à évoluer. « La France commence à réaliser les limites de son modèle. Et puis, il y a déjà eu un effet Coupe du monde en 1998 avec la France black-blanc-beur. Tout cela contribue à faire changer les mentalités », fait remarquer Anne Sengès. Ces changements de mentalité ne se feront pas du jour au lendemain. Néanmoins, les ethno-marketeurs restent optimistes comme en témoigne Didier Mandin : « En 2006, quand on appelait les industriels, ils étaient nombreux à répondre qu’ils n’étaient pas intéressés. Maintenant, en 2008, ils sont de plus en plus demandeurs de nos services de marketing ethnique. »

Jean-Philippe Chognot

 

(1) Ethnik ! Le marketing de la différence, par Anne Sengès, éditions Autrement, 2003.
Pour Média France Intercontinents : http://www.rfi.fr/fichiers/MFI/EconomieDeveloppement/2378.asp

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : France
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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /Jan /2008 20:04

6066.jpg Une délégation française s’est rendue à Genève dans le cadre du suivi de la Convention des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, ratifiée en 1983 par la France. L’équipe tricolore a été auditionnée par le comité lié à cette convention (CEDAW) pour évaluer les avancées réalisées en matière de droits de la femme. La secrétaire d’Etat à la Solidarité, Valérie Létard, qui dirigeait la délégation en Suisse, en a profité pour faire un état des lieux de la politique française envers les femmes.

Que fait la France pour améliorer les conditions de vie de ses femmes ? La patrie des droits de l’homme est-elle aussi en pointe sur les droits de sa seconde moitié ? C’est en tout cas ce que la France a tenté de démontrer au Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), lors d’une audition récente, à Genève, dans le cadre de la Convention des Nations unies du même nom, adoptée en 1983 par l’Hexagone. Tous les quatre ans, les pays ayant ratifié cette convention doivent rendre compte de la mise en œuvre de leurs engagements. Cette année, la secrétaire d’Etat à la Solidarité, Valérie Létard, menait la délégation française : « Il s’agissait pour moi de témoigner des efforts accomplis, de présenter les principales orientations de la politique dont j’ai la charge. » Cette politique s’articule autour de quatre grands axes : « La lutte contre les discriminations, l’engagement pour l’égalité professionnelle, la santé et le combat contre la violence faite aux femmes. »

« La France s’est dotée d’un arsenal juridique très complet pour protéger les femmes contre les pratiques et les comportements discriminatoires », rappelle madame le ministre. Le gouvernement se prévaut, en la matière, de la création de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde). Toute femme s’estimant lésée peut saisir cet organisme. Toutefois, Valérie Létard est consciente que « les femmes ne l’utilisent sans doute pas encore assez. » Elle pointe également une deuxième difficulté : la « double discrimination en raison du sexe et de l’origine ethnique » dont sont victimes les « femmes issues de l’immigration », face aux employeurs notamment.

 

Création d’un « label Egalité »

Plus généralement, les femmes dans leur ensemble souffrent d’inégalités par rapport aux hommes dans le monde du travail. « Les femmes accèdent moins que les hommes aux postes les plus élevés. Elles subissent, plus que les hommes, le temps partiel. L’écart entre les salaires horaires bruts des femmes et des hommes est de 19 % », énumère l’ex-sénatrice du Nord. Pour pousser les entreprises à mettre fin à ces inégalités, elle s’enorgueillit de la création du « label Egalité ». De plus, elle et Xavier Bertrand, son ministre de tutelle chargé du Travail, ont réuni une conférence sur le sujet en novembre 2007. Il en est sorti une mesure que l’ancienne adjointe au maire de Valenciennes expose ainsi : « Passée la date du 31 décembre 2009, une sanction financière sera encourue par les entreprises qui n’auront pas établi de plan de résorption des écarts salariaux. »

Depuis le 31 janvier 2007, une loi comparable est appliquée en vue d’obtenir la parité entre les hommes et les femmes en politique. « Cette loi renforce les sanctions financières à l’encontre des partis politiques qui ne respecteraient pas les exigences légales de parité », explique Valérie Létard. Mais les sanctions sont inefficaces car les partis préfèrent payer des amendes plutôt que de présenter des candidates aux différentes élections. D’ailleurs, la représentation des femmes à l’Assemblée nationale et au Sénat français reste inférieure à celle de la majorité des pays européens. L’élue veut croire en une amélioration grâce à la mission de réflexion confiée, par le président Nicolas Sarkozy, à Simone Veil pour introduire dans le préambule de la Constitution française la mention de l’égalité entre les deux sexes.

Par ailleurs, sur la question de la santé des femmes, Valérie Létard fait part d’une mesure chaleureusement accueillie par le tissu associatif féministe. « Le dispositif ‘IVG en ville’ mis en place récemment, qui permet d’accéder à une interruption volontaire de grossesse en dehors des hôpitaux, assure un accès facilité à l’IVG médicamenteuse », note-t-elle. Cependant, il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine. En effet, malgré une diffusion massive de la pilule contraceptive depuis quarante ans, le nombre de grossesses non-désirées est toujours très élevé. « Face à cette situation, une campagne nationale d’information sur la contraception vient d’être lancée par le ministère de la Santé », affirme la secrétaire d’Etat.

 

« Nous pouvons encore progresser »

Dernier grand chantier de la politique française envers les femmes : le combat engagé contre la violence faite aux femmes. Notamment au sein du couple. « En 2006, une femme est morte tous les trois jours sous les coups de son compagnon. Ces violences ont, en outre, un impact économique estimé, au bas mot, à un milliard d’euros », avance la secrétaire d’Etat. « Pour améliorer la prise en charge des victimes, nous avons créé en 2007 un numéro d’appel unique, le 3919. » Ce numéro de téléphone pourra aussi être utile pour les femmes victimes de toutes les autres sortes de violences physiques ou psychologiques.

Parmi elles, les femmes issues de l’immigration sont particulièrement touchées. On constate par exemple toujours de nombreux mariages forcés. Pour en diminuer le nombre, l’âge légal du mariage des filles est passé de 15 à 18 ans. Autre problème : on estime à environ 50 000 les femmes excisées en France. Face à ce fléau qui touche surtout les femmes venant de certains pays d’Afrique occidentale, le ministre compte s’appuyer sur la pédagogie : « Nous allons travailler avec les équipes de Rachida Dati (ministre de la Justice, ndlr) pour mieux appliquer les lois déjà en vigueur. Mais nous devons avant tout privilégier la prévention et l’information auprès de ces femmes en s’appuyant sur le milieu associatif qui est très mobilisé sur le sujet. En tout cas, nous pouvons encore progresser. »

 

Jean-Philippe Chognot

Pour Média France Intercontinents : http://www.rfi.fr/fichiers/MFI/CultureSociete/2373.asp
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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /Déc /2007 18:46
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Le marché automobile français confirme son redressement au mois de novembre 2007. C’est ce qu’indique un communiqué du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), paru le 3 décembre. La fin d’année devrait se poursuivre sur la même lancée.

La tendance se confirme. En novembre, les ventes de voitures neuves en France poursuivent leur progression entamée au mois de juillet. Les constructeurs dans leur ensemble enregistrent une augmentation de 7,3 % des immatriculations de voitures particulières par rapport à la même période l’an dernier. Cette tendance est encore plus marquée sur le marché du diesel. Dans ce secteur, le chiffre atteint 9,7 %.

Ces bons résultats, cumulés à ceux enregistrés les mois précédents, entraînent une évolution positive de janvier à novembre en 2007 par rapport à 2006. Sur cette durée, les particuliers ont acheté 1 881 995 véhicules neufs, soit une hausse de 1,7 %. Là aussi, les diesels ont la cote avec une augmentation de 5,4 %.

Selon le communiqué du CCFA, « 2007 devrait faire aussi bien que 2006, et même légèrement mieux si l’orientation actuelle se poursuit en décembre. » Sur ce dernier point, le président du comité, Xavier Fels, semble optimiste : « Les commandes sont bonnes fin novembre, la deuxième meilleure année des cinq dernières, après 2005. »

 

Renault en forme

Cette évolution profite également aux représentants français qui représentent 50,8 % du marché comme en novembre 2006. Parmi eux, Renault reste en tête des ventes avec 34 656 véhicules particuliers immatriculés, soit une progression sensible de 16,2 % rapportée à novembre 2006. Ce bond peut s’expliquer, entre autres, par le succès des modèles commercialisés récemment, notamment la nouvelle Laguna.

Peugeot garde sa deuxième place malgré un tassement de 5,3 %. La marque au lion devance Citroën avec 27 435 automobiles vendues contre 24 165 pour son partenaire chez PSA. Le groupe progresse de 1,8 % par rapport à novembre 2006 grâce à une hausse significative des ventes de la marque au double chevron.

De leur côté, les étrangères suivent le même rythme que l’ensemble du marché avec un accroissement de 7,3 %. Les principaux bénéficiaires du mois sont les allemandes BMW (+ 22,3 %) et Ford (+ 11,7 %). Celles-ci restent tout de même loin derrière le groupe leader Volkswagen qui a vendu 11 585 voitures.

Jean-Philippe Chognot

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Samedi 24 novembre 2007 6 24 /11 /Nov /2007 17:06

Montebourde.JPG Arnaud Montebourg a traité le garde des Sceaux, Rachida Dati, de « stupide » dans une interview filmée accordée au site d’information rue89.com. Il estime que le ministre est « incompétent » pour le ministère qu’elle dirige.

« La réforme est aussi stupide que la (sic) ministre. » C’est la phrase qu’a prononcée le député socialiste de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg, lors d’un entretien pour le site rue89.com, jeudi 22 novembre. Il répondait à des questions à propos de la restructuration de la carte judiciaire, grand chantier de l’actuelle locataire de la Chancellerie.

L’avocat de formation s’est insurgé contre ce projet de loi qu’il qualifie de « sottise de la (sic) ministre ». Il l’a résumé en ces termes : « C’est une réforme qui ferme les tribunaux qui marchent pour envoyer les justiciables se faire juger dans des tribunaux qui ne marchent pas. ».

 

Pas une première

Arnaud Montebourg ne pouvait pas s’arrêter en si bon chemin, ajoutant au sujet de la protégée du Président : « Elle n’a pas le niveau. Elle est totalement incompétente. (…) On ne mérite certainement pas en France d’être dirigé par des gens aussi incapables. ».

Le Bourguignon s’est cependant défendu de tout machisme. Il s’est offusqué que « dès lors qu’on nomme des ministres femmes, on ne (peut) pas les critiquer ». L’élu a toutefois ajouté que Rachida Dati « a le soutien du monarque (Nicolas Sarkozy, ndlr) parce qu’elle est la courtisane ».

L’ancien porte-parole de Ségolène Royal n’en est pas à son premier dérapage. Tout le monde se souvient évidemment de la plaisanterie qu’il avait faite sur le plateau du Grand journal de Canal + : « Ségolène Royal n’a qu’un seul défaut, c’est son compagnon (François Hollande, ndlr). ». En plus d’une suspension d’un mois de son poste de porte-parole, ce « bon mot » lui avait valu le surnom moqueur de « Montebourde ».

Jean-Philippe Chognot

 

Lien url : http://www.rue89.com/2007/11/22/justice-une-reforme-aussi-stupide-que-la-ministre

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Mardi 23 octobre 2007 2 23 /10 /Oct /2007 10:51

Monsieur Hubert, agent à la RATP

 

Monsieur Hubert est un agent de la RATP depuis de très nombreuses années. Il a connu les multiples grèves successives dans les transports dont celle de 1995. Le cheminot nous fait par de sa colère contre la minorité de ses collègues qui continuent le blocage.

 

 

CPS.HKV12.181007081202.photo02.photo.default-512x410.jpg Soutenez-vous vos collègues qui poursuivent la grève ?

Pour celle de jeudi, j’étais à leurs côtés. Par contre, je ne les soutiens absolument pas dans leur démarche de l’étendre à plusieurs jours. Ces gens-là sont irresponsables. De toute façon, les chefs de fil syndicalistes ne risquent rien, ce sont des « permanents ». En plus, leur démarche est totalement contreproductive puisque nous ne sommes plus dans la situation de 1995, lorsqu’Alain Juppé voulait faire passer sa réforme en refusant la négociation. Maintenant, les politiques sont prêts à dialoguer avec les représentants syndicaux. Le ministre, Xavier Bertrand, va recevoir tous les syndicats, alors à quoi bon continuer la grève avant de connaître l’issue des discussions.

 

Est-ce que ces grévistes vous portent préjudice ?

Bien sûr. Chaque jour sans travailler nous fait perdre environ 100 euros. Sarkozy fait croire à tout le monde que nos jours de grève sont payés. Mais c’est faux, totalement faux ! Non seulement, on nous retire le salaire de la journée, mais en plus, on déduit l’équivalent des primes potentielles, même si l’on n’en perçoit pas. Nous sommes donc doublement pénalisés. Mais même au niveau des revendications, les irréductibles tirent les autres vers le bas. En effet, plus la grève dure, plus les usagers s’impatientent et plus les revendications perdent en popularité. Ça prouve qu’ils agissent sans réfléchir.

 

Approuvez-vous tout de même les revendications des grévistes ?

Seulement en partie. Certaines réclamations sont tout simplement irréalistes. Par exemple, en ce qui concerne la retraite après 40 annuités, nous serons bien obligés d’y venir un jour, c’est évident. Il n’y a plus aucune raison pour qu’on travaille moins. C’est pour le bien de la France. Il y a de plus en plus de retraités, il faut bien que les actifs travaillent plus pour rétablir l’équilibre. Ce n’est pas la peine de sortir de Saint-Cyr pout s’en rendre compte. Et puis, passer de 37.5 à 40 ans, ce n’est pas la fin du monde. Personnellement, je suis à trois ans de la retraite. Travailler deux ou trois ans de plus ne me dérange pas du tout. De toute manière, c’est inutile de s’y opposer.

 

Pensez-vous que ce point de vue est partagé par la plupart de vos collègues ?

Je ne crois pas me tromper en vous disant que la grande majorité de mes collègues préfèreraient reprendre le travail au plus vite. Je peux vous assurer qu’au moins 80 % d’entre nous ne demandons qu’à arrêter la grève. Nous sommes exaspérés par cette minorité de blocage. Ils bloquent tout le monde et prennent en otage, non seulement les usagers, mais également la majorité de leurs collègues qui voudraient reprendre le travail. Par exemple, vendredi, une quinzaine d’individus campaient devant le dépôt de Massy et barraient le passage des conducteurs de bus non grévistes. Mais évidemment, samedi, ils n’étaient plus là. Ils ne vont quand même pas gâcher leurs week-ends. Cherchez l’erreur.

 

Propos recueillis par Jean-Philippe Chognot

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : France
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Jeudi 21 juin 2007 4 21 /06 /Juin /2007 18:52

gendarme--1-.jpg Monsieur X est un policier. Il monte la garde à l’accueil des nouveaux locaux communs de la DST (Direction de la surveillance du territoire) et des RG (Renseignement généraux). Il nous fait part des difficultés rencontrées au quotidien par les membres de la force publique.

 

Porter l’uniforme, est-ce aujourd’hui encore un élément de stigmatisation ?

Evidemment. L’uniforme contribue clairement à nous stigmatiser. On peut ne pas aimer quelqu’un pour la couleur de sa chemise, pour sa couleur de peau ou encore pour ce qu’il représente dans l’esprit des gens. Comme les journalistes, nous faisons partie d’un corps de métier haï par beaucoup de gens. Notre désavantage par rapport à vous, c’est de porter une tenue reconnaissable. Cela nous place au rang de cible privilégiée. A Stains en Seine-Saint-Denis, l’agression d’un collègue en est le parfait exemple. Je connais très bien la victime. Cet homme est une personne en or. Celui qui l’a poignardé ne l’a attaqué que parce qu’il tentait de faire son travail correctement.

 

Vous êtes armé. Est-ce une protection efficace ?

Je suis effectivement armé. Mais pas seulement au sens propre. En réalité, je possède deux armes. La première est la plus visible : c’est mon pistolet. Mais un revolver, cela ne sert strictement à rien. Par contre, ma deuxième arme est bien moins visible. Pourtant c’est de loin la plus utile : c’est mon stylo. Je ne peux bien sûr pas me défendre physiquement avec une telle arme. Mais avec un bic, on peut agir bien plus qu’avec un pistolet. Seuls les écrits restent. La parole s’envole immédiatement. Mon stylo peut me servir à dénoncer publiquement la difficulté de notre métier et dons à laisser une trace. C’est donc plus efficace qu’une arme à proprement parler.

 

Mais votre pistolet ne constitue-t-il pas un objet de dissuasion ?

Absolument pas. Lorsque l’on est face à un criminel, le révolver ne contribue qu’à envenimer la situation. Souvent, quand on se retrouve face à un délinquant, il n’est en rien dissuadé par notre arme à feu. Il sait qu’il va aller en prison. Il n’en a pas forcément envie. Sa misère dicte ses actes de manière irrationnelle. Sa vie n’a finalement plus tant d’importance pour lui. Dans ce cas fréquent, une arme ne peut rien. Il n’y a qu’un seul moyen de faire baisser la pression. C’est de dire que quoi qu’il fasse, nous serons chez nous le soir dans notre lit avec notre femme ou notre maîtresse (rire). Tout cela pour dire que nous ne sommes pas là pour juger la personne mais seulement pour faire notre travail. Par conséquent, cela ne sert à rien de s’en prendre à nous. En effet, cela ne le sortira pas de sa misère.

 

Propos recueillis par Jean-Philippe Chognot

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : France
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