Les trois ex-employés de Renault, accusés injustement, négocient des compensations pour
le préjudice moral, et un quatrième cadre soulève une autre affaire.
Leurs noms étaient au coeur du scandale ; les trois cadres accusés à tort exigent une compensation financière. Michel Balthazard, Matthieu Tenenbaum et Bertrand Rochette demanderaient plusieurs millions d’euros au constructeur Renault. Selon Pierre-olivier Sur, l’avocat de Michel Balthazard, « le montant est en cours de négociation avec Renault ».
Les trois ex-employés de Renault ont été licenciés en janvier, après des accusations anonymes ; ils étaient soupçonnés à tort d’avoir diffusé des informations secrètes sur un projet de voiture électrique. Ils avaient été blanchis début mars et le constructeur leur avait présenté des excuses publiques.
Michel Balthazard, 56 ans, était directeur de la division « amont, projets et prestations » et membre du comité de direction de Renault. Il travaillait pour le constructeur depuis le 1er mars 1980. Le cadre ne souhaite pas réintégrer l’entreprise. « Il n’exercera plus, ni chez Renault ni dans une autre entreprise, indique son avocat. Il n’est pas un traître et ne passera donc pas à l’ennemi. »
Son ancien bras droit, Bertrand Rochette, ne souhaite pas non plus retravailler pour Renault. Également accusé à tort, il était chargé de la recherche. De son côté, Matthieu Tenenbaum, 33 ans, n’exclut pas de retourner chez la marque au losange. Au préalable, il demande la juste indemnisation du préjudice subi. Cet ingénieur a débuté sa carrière chez Renault en 1997 et il était directeur adjoint du programme des véhicules électriques depuis 2007.
Un quatrième employé, licencié un an avant ses trois ex-collègues dans des conditions similaires, négocierait également sa réintégration, selon l’hebdomadaire Marianne. Philippe clogenson, ancien directeur du marketing clients, avait été limogé en décembre 2009, à la suite d’accusations anonymes. Il était soupçonné d’avoir touché de l’argent sur des comptes offshore de la part de prestataires de Renault.
Jean-Philippe Chognot
Article publié dans le journal La Croix, du 12/04/2011, en page 12.
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», scande-t-il, tel un slogan. Le néophyte de 50 ans s’est posé en candidat de la rupture avec le « vieux système ». « Je suis le changement et le changement est en train de gagner
les élections », avait-il clamé entre les deux tours.
Le printemps arabe est un casse-tête pour la République islamique iranienne. Ses dirigeants pèsent leurs mots
depuis le début des soulèvements. Le guide suprême Ali Khamenei a énoncé la ligne officielle lors du Nouvel An iranien, le 21 mars : « L’Iran soutient tous les mouvements de révolte qui ont
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