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« Il n’y aura pas une crèche moderne d’un côté et une crèche au rabais de l’autre », assure Michèle Fuselier, présidente de la communauté de communes de la région de Château-Thierry (CCRCT).

La construction d’une nouvelle structure multi-accueil (SMA) pour la rentrée 2009 avait fait naître quelques inquiétudes quant à la qualité du service proposé dans l’ancienne enceinte à l’avenir.

Géraldine Chenu, directrice de la crèche, tente de dissiper les doutes. « Bien sûr, la nouvelle structure présente l’avantage d’être de plain-pied, mais l’actuelle est également adaptée à l’accueil des enfants », affirme-t-elle.

De récents travaux ont permis aux bâtiments de se moderniser. La salle de change a par exemple été totalement rénovée et la peinture devrait être refaite dès cette année.

Autre crainte de certains parents d’élèves : la qualité du futur personnel. Là aussi, Michèle Fuselier se veut rassurante : « Il n’y aura aucune différence de service entre les deux établissements. Tout notre personnel est composé de vrais professionnels qui possèdent une formation qualifiante. »

Pour répondre aux besoins, une quinzaine d’emplois devraient par ailleurs être créés.

La combinaison des deux SMA a pour but de doubler la capacité d’accueil. « On propose actuellement soixante places qui peuvent accueillir cent soixante enfants en une année. À la rentrée 2009, nous serons en mesure d’en accueillir au moins trois cents avec cent

places » (*), compare Michèle Fuselier.

Le budget du service petit enfance de la CCRCT devrait également doubler, passant de 870 000 euros à plus de 1,6 million d’euros.

Enfin, concernant la répartition des enfants entre les deux structures, la formule reste à déterminer. « On va mettre en place un groupe de travail à la rentrée. La situation géographique rentrera probablement en compte », conclut la présidente.

Jean-Philippe Chognot

 

(*) Il y a 50 places à la crèche et 10 places à la halte garderie itinérante qui couvre Coincy, Nogentel, Essômes et Blesmes. La nouvelle structure fournira 40 nouvelles places.

 

Article publié dans le journal l'union, édition de Soissons, du 09/07/2008, en tête de page B.

Le jury du concours des maisons et balcons fleuris a parcouru jeudi les rues castelles. Cette année, certains logements sociaux ont surpris par leur fleurissement agréable et coloré.

« On peut habiter dans une HLM (Habitation à loyer modéré) et être malgré tout dans un bon cadre de vie. Ce n’est pas incompatible », se réjouit Isabelle Jacob, maire adjoint délégué à l’habitat sain. C’est ce qu’a démontré la huitième édition du concours des maisons et balcons fleuris qui avait lieu jeudi dans les rues castelles. Le jury de la compétition a en effet été agréablement surpris par quelques résidences qui apportent une touche de couleur parmi les barres de béton.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les deux partenaires de l’événement sont Logivam et la Maison du Cil, deux spécialistes du logement social. « Si on fleurit son environnement, on le respecte plus », fait remarquer Christine Magnard (Logivam), membre du jury. « Cet effort consenti pour le fleurissement mérite d’être encouragé », félicite Bernard Jobert, ancien responsable du service espaces verts de Château-Thierry.

 

Une grosse heure aux Vaucrises

Un immeuble a fait particulièrement forte impression parmi les jurés. Ce petit bâtiment des hauteurs de la cité castelle s’est distingué par une superbe ornementation végétale rappelant curieusement un collier de fleurs hawaïens. « Les habitants se rejoignent sûrement le soir pour jardiner ensemble après le travail », imagine Christine Magnard en griffonnant une bonne note sur son feuillet. « Ca permet aussi d’entretenir des relations de bon voisinage », ajoute Frédéric Dablin, un des examinateurs, tout en acquiesçant.

Le van du jury, conduit par Frédéric Tranchant, successeur de Bernard Jobert aux espaces verts, a passé une grosse heure à sillonner les rues du quartier des Vaucrises à la recherche des balcons ou fenêtres en compétition, parfois seulement ornés d’un simple pot de géraniums. « La moindre petite jardinière sur le rebord d’une fenêtre suffit à égailler une façade », relativise Michel Coorevits, de l’Office de tourisme de la région de Château-Thierry.

Quoi qu’il en soit, si les participants les plus modestes ne remporteront probablement pas les premiers prix, ils ne seront pas totalement perdants. « Tous les participants repartiront avec un lot », assure Frédéric Tranchant. Le rendez-vous est désormais fixé à septembre pour la remise des prix à la mairie.

Jean-Philippe Chognot

 

Article publié dans le journal l'union, édition de Soissons, du 05/07/2008, en tête de page D.

Bruno Bianchetti est un chef d’entreprise très sensible à l’idée d’égalité des chances. Il met cette notion en application dans son magasin tout naturellement.

« Ce qui fait la différence à l’embauche, ce n’est ni la race, ni l’ethnie, ni la religion du candidat. Il faut avant toute chose que le postulant présente bien face aux clients. » Telle est la philosophie de Bruno Bianchetti, le patron du magasin spécialisé dans la puériculture, Mimie la souris.

Ce ne sont pas que des paroles en l’air pour ce chef d’entreprise castel. Prisca, sa vendeuse d’origine guadeloupéenne, peut en témoigner. « Ma couleur de peau n’a pas posé le moindre problème. On n’y a même jamais fait allusion », affirme-t-elle avant de partir s’occuper d’une cliente et de son nouveau-né.

 

Les mentalités évoluent

Bruno Bianchetti approuve d’un hochement la tête et prend le relais de sa protégée : « Quand j’ai commencé à chercher une vendeuse pour mon magasin, je ciblais avant tout des femmes d’expérience de 50/55 ans, mères de famille ou même grand-mères. Je pensais que cela rassurerait ma clientèle composée à majorité de jeunes mamans. J’ai finalement trouvé l’inverse : une métisse de vingt-trois ans. À aucun moment, ça n’a été un souci pour moi. »

D’autant plus que la clientèle ne manifeste aucune hostilité à l’encontre de Prisca. « Il n’y a pas de difficultés particulières par rapport aux clients », confirme la jeune femme dans un grand sourire.

L’employeur abonde dans son sens : « Les mentalités ont beaucoup évolué depuis une vingtaine d’années. Et puis de toute façon, quand ils sont bien accueillis et surtout bien servis, les gens ne font plus du tout attention aux différences de couleur de peau ou d’origine. »

 

Un double engagement

En cohérence avec ses convictions, l’entrepreneur castel a signé en 2006 la convention territoriale pour l’Égalité des chances.

Cette charte, initiée par l’ancien maire de Château-Thierry, Dominique Jourdain, engageait ses vingt-deux signataires à éliminer toute discrimination à l’embauche. « J’ai signé la convention à deux reprises : une première fois au nom de mon entreprise, puis en tant que président de l’association des boutiques castelles, poste que j’occupais encore à l’époque. »

Bruno Bianchetti n’a toutefois pas attendu de parapher ce document pour croire en la diversité.

« Quand on signe ce genre de papier, c’est évident que l’on est déjà convaincu en amont. Si je ne m’étais pas engagé, j’aurais agi exactement de la même manière, explique-t-il avant de conclure, ça ne mérite pas une médaille, c’est juste normal. »

Jean-Philippe Chognot

 

Le député sonde les sociétés

 

Isabelle Vasseur, député de l’Aisne, a réuni 5 des 22 chefs d’entreprise signataires de la convention pour l’égalité des chances, lundi, à sa permanence castelle.

Cette rencontre s’est déroulée dans le cadre de la mission confiée à l’élue concernant « le recrutement et l’intégration des personnes issues des minorités. » (notre édition du 24 avril 2008)

Un tour de table a permis aux entrepreneurs d’exprimer des avis très similaires. Pour eux, la signature de la charte n’a rien changé sachant qu’ils étaient déjà sensibles à la question de la diversité.

« L’égalité des chances, c’est un état d’esprit. On l’a ou on ne l’a pas », a confirmé Idir Seker, de l’entreprise ARPHA spécialisée dans la réinsertion professionnelle des handicapés.

L’éventualité du CV anonyme a été abordée et unanimement désapprouvée. « Si quelqu’un veut faire de la discrimination, un CV anonyme ne l’en empêchera pas. Il aura toujours l’occasion de recaler un candidat lors de l’entretien d’embauche ou encore lors de sa période d’essai », a justifié Céline Faivre, directrice des ressources humaines (DRH) chez Bignat Fillaud matériaux.

En tout cas, le plus dur est à avenir pour Isabelle Vasseur : étendre toujours plus le cercle des convaincus.

J.-P.C.

 

Articles publiés dans le journal l'union, édition de Soissons, du 03/07/2008, en tête de page C.



Jean-Philippe Chognot, Sophie Jaubert et Tiffany Henault

On a visit to Riyadh, Saudi Arabia, the American president George W. Bush asked King Abdullah to increase Saudi oil production. This appeal aims to offset rising oil prices. Today, the barrel of petroleum has hit a new record high above 127 dollars.

The American plea occurred during the second stage of Bush’s farewell Middle East Tour. He addressed the Israeli Knesset in Jerusalem yesterday, and he will meet the Palestinian president Mahmud Abbas in Cairo tomorrow.

In fact, Bush and his administration feel the rising discontent of their people. Many Americans cannot afford to make full fuel anymore as gas prices reached a national average of 3.78 dollars per gallon at the pump.

But it’s not certain that a potential rise of the oil production will lower prices. Some economists believe that those values are driven up mainly by a bigger demand, especially from China and India. According to them, slowed productions have only a secondary impact.

However, it isn’t the first time that President Bush appeals to the Saudis to boost their production. He had already expressed this desire back in mid-January. At that time, Abdullah hadn’t met his ally’s expectations. It is likely that the Saudi king will disappoint them one more time.

Jean-Philippe Chognot

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