Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Catégories

Basketball

Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /Jan /2009 01:24

Personne ne peut remettre en cause le talent du prodige d’Oklahoma. Ses statistiques plaident pour lui. Par contre, beaucoup doutent de sa capacité à devenir un leader qui rend son équipe meilleure. Les résultats du Thunder vont dans le sens des sceptiques. Peut-il les faire mentir ?

Staples Center, Los Angeles, 23 janvier. Cinq secondes à jouer. Oklahoma City est à trois points des Clippers, 104-107. Nick Collison est sur la ligne de réparation et rate intentionnellement son lancer. Déjà auteur de 46 points et 15 rebonds, Kevin Durant hérite de la balle de match. Il court vers la ligne des trois-points, se retourne, décoche un tir en déséquilibre… airball ! Le Thunder s’incline pour la 35e fois en 44 rencontres cette saison. Cette fin de match serrée illustre tout le paradoxe du surdoué : des statistiques ronflantes – 24,7 points et 6,4 rebonds – mais une incapacité chronique à faire gagner son équipe. Cette lacune l’empêche d’être l’égal des superstars de la Grande Ligue… Pour l’instant.

L’ancien Longhorn de Texas a conscience que la route est encore longue pour y parvenir. « Je ne me considère pas comme un all-star (ndlr : propos tenus avant l’annonce des sélections) », assure Durant, lucide, dans les colonnes de The Oklahoman. « Un des principaux critères pour en être un est d’amener son équipe à la victoire. J’espère en être capable un jour mais, pour le moment, j’essaye juste de faire progresser la franchise. »

Une tâche qui demande de la patience. Durant est en effet le leader d’une équipe très jeune. Jugez plutôt : ses deux lieutenants n’ont connu que 22 et 20 printemps – respectivement le sophomore Jeff Green et le rookie Russell Westbrook. Kevin Durant, lui-même, a soufflé ses 20 bougies cet automne. Si le talent de cette troïka est indéniable, il nécessite, comme le bon vin, un peu de temps pour arriver à maturité. Difficile dans ces conditions de gérer avec clairvoyance les moments chauds : depuis le premier entre-deux de la saison, douze matches se sont terminés sur un écart inférieur à cinq points, le Thunder n’en a empoché que deux.

Si Kevin Durant n’a pas l’expérience de ses ainés, il dispose d’un atout qui n’attend pas le nombre des années : le talent. L’extérieur filiforme au visage poupon affiche un profil unique en NBA : grand pour son poste – 2,06 m –, athlétique et rapide pour sa taille, mais très loin des standards physiques de la Ligue – 97 kg. Pour l’anecdote, lors d’un camp d’avant-draft à Orlando en 2007, le natif de Washington fit sensation en ne parvenant pas à soulever une barre de 84 kg au développé-couché. Peut-être la faute à des bras interminables : toujours lors du même camp, son envergure fut mesurée à 2,25 m (!), une « wingspan » digne des plus grands échassiers qui peuplent les raquettes américaines.

 

Repositionné à l’aile

Cette caractéristique offre au Rookie of the year en titre un potentiel défensif intéressant qu’il ne met pas encore à profit. Le numéro 35 d’OKC n’intercepte que 1,2 balle et ne dévie que 0,8 tir par rencontre. Chiffre encore plus éloquent : il ne commet que 1,7 faute par match, preuve d’une implication minimum en défense. Pour aider son poulain à passer un cap dans ce domaine, l’entraîneur du Thunder, Scott Brooks, s’est adjoint début janvier les services de Ron Adams, assistant coach spécialiste des missions défensives.

Autre ajustement pour faciliter la tâche du sophomore : évoluant à l’arrière depuis ses débuts en NBA, il a été repositionné à l’aile depuis la prise de fonction de Scott Brooks à la fin novembre. « C’est mon poste de prédilection. Je m’y sens bien plus à l’aise », se réjouit Kevin Durant. Gêné par des joueurs plus petits et plus rapides que lui au poste 2, il garde un léger avantage de taille en 3 tout en comblant son déficit de vitesse. Il se retrouve toutefois opposé à des gabarits nettement plus musculeux que lui. « Il faut simplement qu’il s’habitue à se frotter à des joueurs plus puissants », anticipe son coéquipier Jeff Green. « Quand il jouait shooting guard, il était face à des gars comme Allen Iverson. Maintenant, ce sera des joueurs comme LeBron James et Carmelo Anthony. »

De l’autre côté du terrain, Kevin Durant ne rencontre pas les mêmes difficultés. Pour sa deuxième saison dans la Ligue, le jeune shooteur est déjà 6e scoreur de la NBA. Il est également parmi les tout meilleurs snipers au-delà des 7,23 m – 42,2% des tentatives converties. Un secteur en net progrès par rapport à sa saison rookie : en 2007-2008, le novice ne faisait fructifier que 28,8% de ses threepointers, la faute à une mauvaise sélection de tirs. « Je pense que la saison dernière n’était qu’un tour de chauffe pour lui », justifie Scott Brooks. « Tous les bons joueurs tentent de mauvais shoots de temps en temps. À chaque match, Kevin prend davantage de bons tirs. Ses pourcentages le prouvent. »

Depuis le 31 décembre, Kevin Durant est encore monté d’un cran sur un plan statistique, cumulant 27,6 points, 9,0 rebonds et 3,7 passes en 12 matches, shootant quasi systématiquement à 50% au moins. Toute l’équipe a bénéficié de la forme olympique de son leader. Résultat : un bilan équilibré de 6 victoires pour 6 défaites sur la période, avec au passage des succès convaincants face à Utah et Detroit. La série positive a laissé entrevoir la capacité du jeune prodige à rendre son équipe meilleure. A confirmer…

Jean-Philippe Chognot

 

Article publié dans le BasketNews du 29/01/2009, en page 18.

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /Jan /2009 13:11

Ils étaient huit sur la ligne de départ (sept + Vichy, battu en tour préliminaire). Il n’en reste qu’un. Le premier tour des différentes coupes d’Europe a dévasté le contingent français. L’honneur tricolore repose désormais sur les épaules des seuls Choletais. Ceux-ci ont décroché facilement leur qualification au Top 16 de l’EuroChallenge en empochant un sixième succès en six matches de poule face aux Ukrainiens de Sumykhimprom (100-77).

Au prochain tour, Cholet Basket affrontera en matches aller-retour Bonn, Liège – également invaincu – et Den Bosch. Des adversaires dont se méfie le coach turc du club maugeois, Erman Kunter : « Bonn est devant l’ALBA Berlin (ndlr : qualifié au Top 16 de l’Euroleague) dans son championnat. Liège joue très bien à domicile. Den Bosch a plein d’Américains. Il ne faut pas sous-estimer ces équipes qui sont très dangereuses. »

Pour leurs deux premières rencontres au Top 16, les coéquipiers de Nando De Colo joueront à Bonn mardi prochain puis à Liège la semaine suivante. « Si on peut ramener au moins une victoire de ces deux déplacements, ce serait déjà un plus », anticipe l’entraîneur. « Ensuite, pour passer en quart de finale, il faudra gagner les trois matches chez nous. »

Mal-en-point en championnat (5v-9d), les troupes d’Erman Kunter comptent sur la coupe d’Europe pour s’aérer. Mais elles ne veulent pas prendre la compétition à la légère, loin de là. « Notre objectif est simple : gagner », assure le technicien. « On n’est pas là pour participer, on est là pour remporter l’EuroChallenge. »

Jean-Philippe Chognot

 

Article publié dans le BasketNews du 22/01/2009, en page 10.

Photo : Pascal Allée / Hot Sports

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 16 janvier 2009 5 16 /01 /Jan /2009 12:59

À 25 ans, le Rouennais Cheikhou Thioune découvre la Pro A sur le tard. Mais l’ailier franco-sénégalais rattrape le temps perdu à toute vitesse. Si le SPOR est dans les clous du maintien, c’est grâce à lui.

Qui connaissait Cheikhou Thioune en début de saison ? Poser la question, c’est déjà y répondre. Mais désormais, plus personne ne peut ignorer les capacités de l’ailier du SPO Rouen. Il n’a fallu qu’une douzaine de matches au Franco-sénégalais pour faire l’unanimité. « Pour un Français, ce n’est pas évident de s’imposer en Pro A. Cheikh y arrive et c’est tout à son honneur », applaudit Mike Gonsalves, son coach de 2003 à 2006 à Charleville-Mézières. Leader du promu rouennais, Thioune, très productif – 5e évaluation française de la division (14,7) –, se fait une place à la mesure de ses biceps, c’est-à-dire extra-large.

« Ce que Cheikh réalise cette saison est tout sauf une surprise. Quand il a débarqué en France (à 16 ans en 2000, ndlr), il avait déjà l’ambition de faire son trou en Pro A », assure Philippe Maucourant, qui a accompagné ses premières dribbles en espoir à Limoges. À l’époque, Zig – son surnom au pays de la Teranga – n’avait connu que les terrains asphaltés du championnat sénégalais avec le Sibac et la Jeanne d’Arc de Dakar. « Cheikh était déjà très impressionnant physiquement. Il n’avait plus qu’à progresser dans l’aspect tactique du jeu », ajoute l’actuel entraîneur du GET Vosges.

Pendant deux ans, Cheikhou Thioune s’entraîne avec les pros du CSP mais ne peut pas intégrer l’effectif à cause de son statut d’étranger – il sera naturalisé durant la saison 04-05. Le club décide alors de le prêter aux voisins de Châtellerault, en N2. Mais Thioune ne fait pas de vieux os dans les divisions fédérales. Il rejoint vite la N1 puis la Pro B avec l’Étoile de Charleville. « À Châtellerault, il n’évoluait pas à son vrai poste : il jouait ailier-fort alors que c’est un ailier », indique Mike Gonsalves. « À Charleville, son repositionnement au poste 3 l’a obligé à progresser sur le plan défensif, notamment à l’opposé du ballon et sur les aides. »

Ces quelques ajustements opérés, les montées successives se font sans douleur. L’ailier se permet même le luxe d’améliorer ses productions pour sa première saison dans l’antichambre : 18,3 pts pour 17,2 d’éval en Pro B contre 16,8 pts pour 16,8 d’éval en N1. « Cheikh a une grande faculté à s’adapter au niveau dans lequel il est. C’est encore le cas cette année. Il affiche sensiblement les mêmes chiffres que l’année dernière en Pro B », remarque Philippe Maucourant . « Mon adaptation en Pro A est due à 80% au discours de Michel Veyronnet », révèle le natif de Pikine. « À l’intersaison, il m’a dit de jouer mon jeu sans me poser de questions. Ca m’a beaucoup aidé. »

 

Un gros travailleur

Tous les coaches qui l’ont eu sous leurs ordres avancent une autre explication : sa forte capacité de travail. « Il n’hésite pas à en faire toujours plus que les autres joueurs », complimente son entraîneur Michel Veyronnet. « Il arrive toujours avant les entrainements et reste après pour shooter. » Même son de cloche du côté de Mike Gonsalves : « C’est un gros travailleur. Il est à l’écoute et cherche sans cesse à progresser. » « Je fais beaucoup de musculation, beaucoup d’heures supplémentaires et je me remets toujours en question », détaille le numéro 8 du SPO.

Cette qualité lui a permis de se doter d’un shoot fiable à longue distance, un atout loin d’être inné pour lui. « Au début, Cheikh fuyait les tirs à trois-points », se rappelle Philippe Maucourant. « Le déclic est venu de Michel Veyronnet. Quand je suis arrivé à Rouen, il m’a pris la tête parce que je refusais les shoots. Parfois, je montais en l’air et je faisais finalement la passe », raconte l’international sénégalais. « C’est encore une fois la confiance du coach qui m’a aidé. » Cette saison, il tourne à 41% derrière la ligne. Au général, Thioune est l’extérieur le plus adroit de Pro A, en convertissant 58,5% de ses tirs.

Sa panoplie ne s’arrête pas à son tir. Michel Veyronnet peut en effet s’appuyer sur un « joueur de forte consistance ». L’entraîneur normand est encenseur à l’égard de son protégé : « Cheikh est très précieux. Il perd peu de balles, sélectionne bien ses tirs, est opportuniste au rebond. C’est un excellent défenseur, un leader vocal sur et en dehors du terrain. » Coach Veyronnet apporte toutefois un bémol : « Cheikh peut encore améliorer son jeu en pick and roll et sur les contre-attaques. Il est tellement attiré par le rebond que ce n’est pas souvent lui qui termine les actions sur jeu rapide. »

Malgré son début de saison réussi, Cheikhou Thioune n’a pas été sélectionné au All-Star Game en décembre. Il n’a décroché qu’une place de suppléant après les forfaits de Cyril Julian et Ludovic Vaty. Alors : sous-estimé ou pas ? Les coaches de Pro A ont répondu à cette question par la positive lors d’un sondage paru dans le dernier Maxi-BasketNews. Le premier concerné ne s’en formalise pas : « Je ne suis pas sousévalué. Ceux qui ont été sélectionnés – Amara Sy, Laurent Foirest et Stéphane Risacher – méritaient leur place. » Michel Veyronnet y voit même du positif : « Ça lui fait un objectif pour l’an prochain. »

Jean-Philippe Chognot

 

Article publié dans le BasketNews du 15/01/2009, en page 12.

Photo : Pascal Allée / Hot Sports

 

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 17:17

En l’absence de son maître à jouer Kevin Houston, out pour la saison, Rouen a créé l’exploit à Roanne (82-78). Rassurés, les hommes de Michel Veyronnet vont maintenant devoir intégrer leur nouveau meneur, Derrick Low, qui débarque d’Australie.

Impossible n’est pas rouennais. Les troupes de Michel Veyronnet l’ont démontré samedi. Sans Kevin Houston, out pour le reste de la saison, le SPO Rouen a trouvé les ressources mentales pour faire tomber le vice-champion de France roannais dans son antre (82-78). Au pied levé, Mohammed Hachad et Mickael Toti ont su compenser avec brio le trou laissé par leur leader. « Mes joueurs ont réagi comme de grands professionnels », apprécie le coach. « Ils se sont dit : La blessure de Houston est vraiment un très gros coup dur mais il faut se serrer encore plus les coudes. »

Pourtant, avant la rencontre, l’entraîneur rouennais n’en menait pas large. « La blessure de Kevin Houston au All-Star Game, c’est la pire chose qui pouvait nous arriver. Un promu, c’est déjà fragile. Un promu sans son meilleur joueur, ça l’est encore davantage. » Ce qui devait être un moment de joie pour le meneur rouennais s’est transformé en véritable catastrophe en l’espace d’une seconde. Résultat : rupture des ligaments croisés antérieurs du genou gauche et ménisque touché. « Houston sera out de huit à dix mois. Il ne rejouera pas cette saison », précise le coach.

Face à ce constat, le club s’est immédiatement mis en quête d’un joueur pour remplacer son meilleur marqueur (15,3 points) et passeur (4,6 passes). C’est au meneur américain Derrick Low (1,88 m, 22 ans) que reviendra cette lourde tâche. Celui-ci répond parfaitement au portrait-robot que son nouvel entraîneur dressait avant son arrivée : « Un joueur très peu cher, opérationnel tout de suite, et qui apporte quelque chose à l’équipe. »

Ce que l’Hawaïen de naissance doit fournir avant tout au SPO, c’est du scoring. « Nous en avons besoin en priorité pour compenser l’apport de Houston », assure le technicien normand avant d’ajouter : « Derrick Low est un combo gros scoreur et très bon à trois-points. Dans sa carrière, il a toujours tourné à près de 40% derrière la ligne. C’est un gros poisson. »

Après un cursus universitaire solide au sein de l’université de Washington State – 14,1 points lors de sa troisième et dernière année –, Low s’est exilé en Australie l’été dernier. Mais il a rompu son contrat lorsque son club, le Sydney Spirit, a rencontré de graves difficultés financières à la fin novembre. Aux antipodes, il tournait à 18,9 points, 3,1 rebonds, 3,6 passes. Tout juste débarqué à Rouen mardi, le meneur rookie n’a que peu de temps pour se préparer à un rude baptême du feu à Chalon samedi.

Jean-Philippe Chognot

 

Article publié dans le BasketNews du 08/01/2009, en page 05.

 

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 17:08

Le basket-ball iranien est décidément sur la pente ascendante. Championne d’Asie 2007 et qualifiée pour les Jeux olympiques 2008, l’équipe nationale perse en est la tête de proue. Le pivot Hamed Haddadi, premier Iranien à avoir disputé un match NBA – le 30 décembre 2008 contre Phoenix –, en est une des grandes fiertés. Mais les progrès du basket iranien s’expriment également dans son championnat domestique.

L’ailier Oscar Yebra (2,01 m, 34 ans), international espagnol lors des JO d’Athènes en 2004, passé à Limoges il y a dix ans, a en effet signé pour le champion d’Iran, Mahram (l’un des clubs de Téhéran), pour le reste de la saison. Il a été préféré au Monténégrin Nebojsa Bogavac (ex-Le Mans) qui était également à l’essai dans la capitale iranienne. Yebra remplace l’ex-NBAer Lee Nailon. Excusez du peu.

Cette signature prestigieuse n’est pas une première. Au tableau de chasse des équipes iraniennes : Julius Nwosu (ex-Pau), Gabe Muoneke (ex-Vitoria et l’ASVEL), Art Long (ex-Pau et ASVEL), le géant Garth Joseph (ex-Chalon), Pero Cameron (capitaine de l’équipe nationale néozélandaise) et bien sûr Makan Dioumassi (médaillé d’argent olympique avec la France).

Prochaine étape de la croissance du basket iranien : se qualifier pour la première fois de son histoire au Championnat du monde. Pourquoi pas en 2010 ?

Jean-Philippe Chognot


Article publié dans le BasketNews du 08/01/2009, en page 07.

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 17:03

La crise économique mondiale n’a pas fini de faire des dégâts dans le basket balte. Après le Zalgiris Kaunas, c’est au tour de l’ASK Riga d’être dans l’œil du cyclone, ses sponsors coupant les vivres les uns après les autres. La survie du club est en suspens et des réunions de crise se tiennent régulièrement pour décider de l’avenir de l’équipe. Pour l’instant, la solution de sortie de crise se fait toujours attendre.

Les trois principaux sponsors de l’ASK Riga sont la Mairie de la capitale lettone, le ministère de la Défense et la banque Parex. Les deux premiers pourvoyeurs ont d’ores et déjà annoncé qu’ils couperaient le robinet à dollars. De son côté, la banque Parex, touchée par la crise financière, n’a pas encore pris de décision définitive. Mais celle-ci, nationalisée en novembre par le gouvernement letton, pourrait également réduire voire interrompre totalement sa contribution.

Sans attendre de connaître la position définitive du groupe financier, les joueurs étrangers de l’effectif de Riga font leurs bagages chacun leur tour. Dernier en date : Bruno Sundov. Avant le géant croate, les Américains Corey Brewer et Ricardo Marsh, et le Serbe Milutin Aleksic avaient déjà quitté le navire pour rejoindre respectivement l’Estudiantes Madrid, Antalya (Turquie) et Donetzk (Ukraine). Le coach lituanien, Ramunas Butautas, a également pris la tangente, remplacé par son assistant Donaldas Kairys. Leur compatriote Andrius Mazutis, sur le départ lui aussi, est désormais le seul joueur étranger du club.

Ces défections en cascades ont eu un gros impact sur les résultats, on s’en doute. Équipe en vue de la Baltic League en début de saison, l’ASK Riga a flanché petit à petit et occupe maintenant une peu glorieuse 4e place. L’équipe a même terminé dernière de la VTB United League, tournoi regroupant du 20 au 22 décembre huit grands clubs d’Europe de l’Est. Le début de l’année 2009 s’annonce compliqué. Espérons que la Chorale de Roanne aura profité des ennuis lettons, mardi dernier.

Jean-Philippe Chognot


Article publié dans le BasketNews du 08/01/2009, en page 07.


Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 25 décembre 2008 4 25 /12 /Déc /2008 13:22

On vous voit moins sur les concours de dunk. Vous avez rangé les baskets au placard ?

Non, non, pas du tout. Tous les jours, sur les terrains de la Pépinière (à Nancy, ndlr), je fais encore des trucs pas mal (clin d’œil). Mais ces derniers temps, je suis entré dans une nouvelle phase de ma vie. Je veux transmettre mon art aux jeunes. Pour ce faire, je parraine des événements. J’organise des plateformes, des concours un peu partout dans le monde : en Roumanie, en Angleterre, aux Etats-Unis… Récemment, j’étais en Allemagne et en Hollande. Ma présence stimule les concurrents. Ils veulent tous me montrer de quoi ils sont capables.

 

Quels conseils leur donnez-vous pour tutoyer les sommets ?

Il faut travailler, travailler et encore travailler. Il n’y a pas de secret. Je dis toujours que le seul talent, c’est le travail. C’est en se faisant mal qu’on progresse. Maintenant, les gens ne veulent plus faire d’efforts. Ils pensent que les stéroïdes vont les faire pour eux et veulent la célébrité tout de suite. Mais on n’arrive à rien comme ça. J’essaye de le leur faire comprendre. Je leur donne aussi quelques conseils techniques pour atteindre le geste juste qui est la quête ultime de tout dunkeur.

 

Lorsqu’on s’appelle Kadour Ziani, y a-t-il une vie après le dunk ?

Oui, bien sûr. En ce moment, je passe mon BE (brevet d’état) de préparateur physique. J’entraine déjà physiquement et mentalement quelques joueurs professionnels : Sacha Giffa (Strasbourg), Amadou Zaki et Saidou N’Joya (Nancy), ou encore Vincent Masingue (Hyères-Toulon). Je donne aussi un coup de main à T.J. Parker (Nancy) pour qu’il garde le moral pendant sa blessure. Tous me font confiance parce qu’ils voient qu’à trente-quatre ans, je suis encore compétitif et que je ne me blesse jamais. J’ai la légitimité, il ne me manque plus que le diplôme.

Propos recueillis par Jean-Philippe Chognot

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 13:28

Depuis le début de la saison, les deux principales recrues mancelles sont bien loin de leurs standards. Des défaillances qui commencent à se faire sentir sur les résultats du MSB en championnat.

Cet été, leur signature au Mans avait suscité l’enthousiasme et fait naître beaucoup d’attentes. Après deux mois de compétition, Dewarick Spencer et David Bluthenthal peinent à justifier les espoirs placés en eux. La semaine dernière, J.D. Jackson, le coach manceau, et Christophe Le Bouille, le président, ont exprimé publiquement leur mécontentement. Le dirigeant s’est même entretenu dans la foulée avec les deux joueurs : « Je leur ai dit que leur apport était insuffisant par rapport à ce que l’on était en droit d’attendre d’eux. »

Pour Spencer, le problème semble mental. L’arrière américain souffre d’un déficit de confiance selon son entraîneur, J.D. Jackson. « Dee (Spencer) est un joueur qui aime avoir beaucoup de cartouches mais, comme il n’est pas en réussite, on privilégie d’autres solutions. C’est une situation difficile pour lui. » En panne d’adresse, l’ex-MVP de Pro A a divisé par deux ses statistiques par rapport à sa dernière saison à Roanne : 11,4 d’évaluation contre 21,1 il y a deux ans. Mêmes effets en Euroleague : 7,0 contre 14,3 l’an dernier à la Virtus Bologne.

Le constat est plus nuancé pour David Bluthenthal. L’Américano-israélien tient mieux son rang en Euroleague qu’en championnat. « L’enchaînement des matches, des voyages, des entraînements le marque plus que les autres joueurs », explique le coach. « En Euroleague, il ne sort quasiment jamais du terrain donc en championnat, il est fatigué. Quand la fréquence se sera calmée, il sera sûrement plus dynamique. » Selon son entraîneur, l’ailier ne pèche donc pas par manque de motivation.

« David Bluthenthal a réitéré sa volonté de rester avec nous jusqu’à la fin de la saison », confirme Christophe Le Bouille, coupant court aux incertitudes concernant son avenir au club. Une clause de son contrat lui permet de s’engager avec un autre club à la fin de la phase régulière de l’Euroleague si Le Mans ne se qualifie pas pour le Top 16. Le MSB percevrait alors une forte indemnité. « Cette clause perturbe plus les gens à l’extérieur du club qu’à l’intérieur », affirme le président. « David n’y a jamais fait allusion. »

Si le coach et l’entraîneur ne cèdent pas au catastrophisme, les résultats du Mans pâtissent de la méforme de ses joueurs majeurs. Avant sa rencontre d’Euroleague à Zagreb mercredi (hors délais de bouclage), le MSB n’avait gagné que deux de ses neuf derniers matches toutes compétitions confondues. Christophe Le Bouille veut croire à une réaction de ses Américains : « David et Dewarick m’ont promis de tout faire pour remettre l’équipe sur de bons rails. » Y parviendront- ils ? Premiers éléments de réponse samedi à Pau.

Jean-Philippe Chognot

 

Article publié dans le BasketNews du 11/12/2008, en page 15.

Photos : Jean-François Molière

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 13:21

Sept succès de rang en Pro A, série en cours. Qui dit mieux ? Cette saison, personne. En pleine confiance, les troupes villeurbannaises défient aujourd’hui l’Entente Orléanaise pour lui ravir sa place.

Samedi 6 décembre, Astroballe. Match a priori déséquilibré entre les locaux, deuxième du championnat, et les Vichyssois, équipe des profondeurs du classement. Pourtant, les rugueux Auvergnats tiennent le coup une mi-temps avant de laisser leur adversaire filer vers la victoire. Un septième succès d’affilée, record d’invincibilité de la saison. Villeurbanne a fait du chemin depuis la troisième journée. À l’époque, les Rhodaniens affichait un bilan négatif d’une victoire pour deux défaites. « Ce départ mitigé était surtout une question de calendrier », tempère Vincent Collet, l‘entraîneur. « Nos deux défaites ont eu lieu à Nancy – où il s’en est fallu de peu – et à Gravelines. »

Deux échecs que les Villeurbannais ont concédé sans Amara Sy, blessé. Tout sauf un hasard. Le retour de l’ailier n’est pas étranger à la belle série de son équipe. « Amara est l’élément qui nous manquait. Son retour a rendu le groupe plus serein », affirme le coach. « Il a permis à l’équipe de se bonifier. » J.D. Jackson, entraîneur du Mans vaincu à domicile par la green team, renchérit : « Il est le maillon décisif pour arrondir toutes les qualités de cette équipe. » Plus en confiance que jamais, l’ex-Manceau aligne les meilleures statistiques de sa carrière : 15,7 points, 5,8 rebonds, 2,2 passes pour 18,3 d’évaluation.

Le Franco-Malien compose avec ses coéquipiers Ali Traoré et Laurent Foirest un trident tricolore sans égal en Pro A. Ils sont ni plus ni moins que les top scorers et les meilleures évaluations de l’ASVEL. « La productivité des joueurs français de l’équipe, sans oublier Aymeric Jeanneau, est très importante dans les bons résultats de Villeurbanne », assure J.D. Jackson. « Si nos Français sont à ce niveau-là, c’est parce que nos américains – Ben Dewar et Eric Campbell notamment – acceptent d’être des joueurs de devoir », relativise Vincent Collet.

C’est cette parfaite répartition des tâches qui fait la force des Rhodaniens. L’entraîneur strasbourgeois, Fred Sarre, battu à domicile par les verts, en témoigne : « Tous les joueurs sont très impliqués parce que Vincent (Collet) les utilise dans leur registre. Personne ne joue contre-nature. » Même son de cloche du côté d’Amara Sy : « Tout le monde a un rôle bien défini. Chacun sait ce qu’il doit faire et personne ne se croit meilleur que l’autre. La star, c’est l’équipe. » Ce dicton peut paraître très banal. Pourtant, il sied parfaitement aux troupes de Vincent Collet.

 

Talon d’Achille : les pertes de balle

L’ASVEL est loin d’être l’équipe d’une seule individualité. Son principal atout réside dans un jeu collectif bien huilé. Les gones sont notamment l’équipe qui distille le plus de passes décisives en Pro A (21,4). Les huit joueurs majeurs de l’effectif servent au moins un caviar par match à leurs coéquipiers. « Ils ont une très bonne qualité de passe. Sans doute ce qui se fait de mieux sur le plan collectif. C’est la patte de Vincent Collet », estime Fred Sarre. Amara Sy, qui a déjà évolué sous ses ordres au Mans de 2002 à 2005, abonde dans le même sens : « Les équipes qu’il coache sont toujours les meilleures aux passes décisives. »

Le secteur qui profite le plus de cet altruisme est sans conteste la raquette. Peu d’équipes françaises peuvent se prévaloir d’un jeu intérieur aussi efficace. Souvent servis sur un plateau, Eric Campbell (69%), Chevon Troutman (57%) et Ali Traoré (65%) affichent des pourcentages au tir très élevés, apparaissant tout trois dans le top 8 de la catégorie. Les départs à l’intersaison des deux intérieurs titulaires de la cuvée 2007-2008, Uche Nsonwu et Lamayn Wilson, ont donc été parfaitement digérés.

Autre facteur déterminant de la série victorieuse des verts : l’adresse longue distance. « Comme on bombarde beaucoup à l’intérieur, les défenses adverses se resserrent plus sur notre raquette. Du coup, on a beaucoup de positions ouvertes », analyse Amara Sy avant d’ajouter : « Quand tu laisses un Foirest ou un Dewar shooter, ils ne restent pas toute la saison à 30%. » Étonnamment maladroites en début de saison – 26% à trois points sur les cinq premiers matches –, les gâchettes rhodaniennes se sont ressaisies de bien belle manière depuis – 47% sur les cinq dernières rencontres. « On avait déjà beaucoup de tirs ouverts en début de saison mais on les ratait », compare Vincent Collet.

Si elle a corrigé le tir au niveau de l’adresse, l’ASVEL ne parvient pas à se défaire de son péché mignon : les pertes de balle (17,1 par match, 1er en Pro A). « C’est le domaine où on a la plus grosse marge de progression. On en consent quelques unes par notre volonté de se faire des passes mais la plupart du temps, nos pertes de balles sont dues à de l’inattention », regrette le technicien. « On doit absolument remédier à ce problème. Sinon, ce sera un frein sur la scène européenne mais aussi en France. » Le leader orléanais, qui reçoit Villeurbanne en match avancé de la 11e journée de Pro A, saura-t-il tirer profit de ce talon d’Achille ? Réponse ce soir.

Jean-Philippe Chognot

 

Article publié dans le BasketNews du 04/12/2008, en page 14.

Photo : Pascal Allée / Hot Sports

 

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /Nov /2008 13:12

Dix journées et ça continue ! Le promu Charleville-Mézières déjoue tous les pronostics. Troisièmes de la Pro B, les troupes de Nikola Antic reçoivent samedi le leader parisien avec la ferme intention de jouer les trouble-fête.

Nanterre, 27 septembre, 21h45. Le buzzer retentit dans le palais des sports sur une défaite inaugurale (82-70) des visiteurs : Charleville-Mézières. « On a bien joué pendant les trois premiers quart-temps. Dans le quatrième, on a lâché. J’ai eu l’impression que mes joueurs étaient juste satisfaits de pouvoir rivaliser avec une équipe de Pro B », regrette Nikola Antic, le coach ardennais. « Tout mon travail a consisté à les convaincre qu’ils n’étaient plus une petite équipe de N1 mais une Pro B à part entière. »

Une fois ce détail psychologique réglé, le promu s’est engagé sans complexe dans la voie du succès. Pour s’en convaincre, un petit coup d’œil au classement : 3e ex aequo avec 7 victoires pour seulement 3 défaites. Seuls Bourg-en-Bresse et le Paris-Levallois font mieux. Evreux est la dernière équipe à s’être cassé les dents sur l’os carolomacérien le week-end dernier (73-68). « Pour moi, ce début de saison réussi n’est pas une surprise », assure le technicien monténégrin. « En début de saison, quand j’ai regardé le calendrier, j’ai tout de suite vu la possibilité d’engranger des victoires », ajoute-t-il.

Une possibilité que peu d’observateurs prévoyaient avant le premier entre-deux. Dans le guide d’avant-saison Maxi Basket, l’Étoile de Charleville-Mézières était même, plutôt logiquement, promise à une 17e position synonyme de relégation. « Dès la parution de l’article, le préparateur physique l’a agrandi et l’a affiché dans le vestiaire », raconte Nikola Antic. Une motivation supplémentaire pour les joueurs, notamment pour Brice Vounang : « Quand on vous place à un rang que vous ne pensez pas être le vôtre, vous voulez forcément montrer que vous valez mieux. »

Le principal bémol relevé en début de saison, c’est l’ossature même de l’équipe, héritée en grande partie des deux dernières campagnes en Nationale 1. Frédéric Minet, Jesse Delhomme, Gaëtan Plateau, Gilles Sylvain et Chris Davis étaient déjà de l’aventure l’année dernière. Une limite éventuelle que l’équipe a su retourner à son avantage, profitant de la stabilité qu’elle lui a procurée. « Je suis très satisfait des joueurs qui étaient déjà sous mes ordres la saison dernière. Ils font du très bon boulot », félicite l’entraîneur.

 

Vers les play-offs

Le choix de garder ces joueurs a été en partie dicté par des moyens économiques réduits (15e budget sur 18 équipes en Pro B). « Certaines équipes prennent deux étrangers qui doivent mettre 20/25 points pour gagner les matches. Nous, on n’a pas les moyens de faire ça donc on est obligé de construire une vraie équipe », explique Nikola Antic. Brice Vounang est le seul joueur ardennais à disposer d’une solide expérience de l’antichambre.

Le pivot camerounais n’y voit que du positif : « Dans notre groupe, tout le monde joue collectif. Il n’y a pas d’individualisme caractérisé et tous les joueurs axent leurs efforts sur la réussite de l’équipe. C’est ça qui fait notre force. » Un constat que partage son coach : « Notre principal point fort est l’esprit d’équipe. La hiérarchie est bien définie et il n’y a donc pas de jalousies. » Une cohésion qui se ressent dans l’investissement défensif de l’équipe puisque l’Étoile pointe à une honorable 4e position dans le secteur (69,6 pts encaissés par match).

« Lorsque l’on parle de mon équipe, on dit souvent qu’on est bon en défense. Pour ma part, je n’en suis pas satisfait. On a encore une grosse marge de progression », rectifie toutefois le technicien. Autre domaine à améliorer : le jeu offensif. « Il faut encore qu’on travaille notre circulation de balle. À chaque match, on a encore souvent de longs passages à vide », note Nikola Antic.

Des progrès qui pourraient permettre à Charleville-Mézières de maintenir le cap et pourquoi pas voir plus haut que le maintien, objectif minimal annoncé avant l’entame de la saison. Début de réponse samedi avec la réception du Paris-Levallois Basket. « Si on gagne ce match, anticipe le coach, on prendra confiance et on se dirigera vers les play-offs. »

Jean-Philippe Chognot


Article publié dans le BasketNews du 27/11/2008, en page 14.

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés