La 21e édition de La Quentinoise aura lieu le
dimanche 11 avril. Claude Schmitt, coordinateur de la marche, attend plus de 2 000 participants.
En quoi consiste La Quentinoise ?
Claude SCHMITT, coordinateur des dix associations organisatrices : « La marche a été lancée il y a vingt et un ans par l’AAPPAN [Association pour l’aménagement et la préservation du
patrimoine architectural et naturel, ndlr] de Longeville-lès-Metz pour faire connaître le mont Saint-Quentin, le poumon vert messin. La randonnée est ouverte à tous, sans limite d’âge. Nous
leur proposons deux boucles d’environ 15 km : l’une passe par le Saint-Quentin et l’autre par Woippy. Les deux se rejoignent à Plappeville. Les participants peuvent donc marcher 15 ou 30 km selon
leur volonté ou leurs aptitudes. Le parcours ne comporte pas de difficulté particulière, même s’il y a de petites côtes. Dix stands sont installés dans dix villes-étapes. Les marcheurs peuvent
s’y désaltérer et prendre une collation gratuitement. Ils peuvent y boire du café s’il fait froid ou des boissons fraîches s’il fait chaud. »
Quelles sont les modalités pour participer à la marche ?
« Il suffit de se rendre le dimanche 11 avril à l’un des dix stands de départ de La Quentinoise. Les participants payent 2 € et nous leur donnons une carte sur laquelle figurent le parcours, les
points de restauration et les WC. Les gens peuvent venir quand ils le veulent, entre 8h et 18h. Pour ceux qui souhaitent faire les 30 km, il est toutefois conseillé de partir avant 11h pour avoir
le temps de terminer le circuit. »
Quelle est la portée de ce rendez-vous annuel ?
« Nous sommes connus au-delà des frontières de l’agglomération messine. Certains participants arrivent de Maizières-lès-Metz, Thionville ou encore du Luxembourg. Beaucoup de gens viennent en
famille. Les clubs de marche nous envoient aussi leurs adhérents. La Quentinoise plaît parce que c’est l’une des premières marches de l’année et qu’elle permet de se remettre en route. Selon la
météo, l’affluence est plus ou moins grande. L’année dernière, il a fait un temps exécrable et il y a tout de même eu près de 1 500 participants. Cette année, nous espérons 2 000 personnes
minimum. »
Jean-Philippe Chognot
Article publié dans Le Républicain Lorrain, édition de Metz-Orne, du 25/03/2010, en page 2.
La classe de CE2 de l’école Château-Aumiot à Devant-les-Ponts prépare un spectacle baroque qu’elle jouera le 8 juin à l’Arsenal. Les élèves ont répété hier avec des artistes de
l’ensemble Le Concert Lorrain.
« Roulez bien les "r" pour les chants en allemand », recommande Cäcilia Boyer avant de recommencer à battre la mesure. Face à la soprano allemande, les vingt-deux élèves de CE2 de
l’école Château-Aumiot, à Devant-les-Ponts, guettent le signal… Faux départ ! La chef de choeur dispense quelques conseils supplémentaires et reprend la cadence. Cette fois, c’est la bonne. Les
petits choristes entonnent à l’unisson une mélodie baroque dans la langue de Goethe, accompagnés par le violoncelliste Stephan Schultz.
« La classe de Mme Rosenthal prépare un spectacle baroque qu’elle présentera le 8 juin dans la petite salle de l’Arsenal, indique Isabelle Rolin, conseillère pédagogique en éducation
musicale à l’Inspection académique de la Moselle. Il s’agit d’une reconstitution de fête champêtre du XVIe siècle. » Les élèves de Devant-les-Ponts partageront la prestigieuse scène
messine avec les CM1 de l’école Van-Gogh de Magny et les CM2 de l’école Jean-de-La-Fontaine de la Grange-aux-Bois.
Thème de la nature
Le projet Faites du baroque en Moselle se monte en partenariat avec les musiciens de l’ensemble Le Concert Lorrain, dans le cadre de la charte départementale de développement des pratiques
vocales à l’école. Hier, les artistes professionnels ont répété pour la première fois avec leurs cadets. « Nous ne préparons pas un concert de la même manière avec ou sans enfants,
estime Carolina Magalhaes, chanteuse soliste du Concert Lorrain. Ils sont les acteurs principaux. Il faut s’adapter et être plus souple avec eux. D’ailleurs, le programme du concert n’est pas
encore définitif. Nous le fixerons en mai, en fonction de l’avancement du travail dans les différentes classes. »
Le spectacle de musique baroque a été imaginé par Anne-Catherine Bucher, directrice artistique et claveciniste du Concert Lorrain. Au programme : des parties chantées en français ou en allemand,
des parties instrumentales et des parties dansées. Le tout, autour du thème de la nature et du printemps. C’est de saison.
Jean-Philippe Chognot
Article publié dans Le Républicain Lorrain, édition de Metz-Orne, du 23/03/2010, en page 4.
La 10e édition d'art.metz a débuté, hier, au parc des expositions de Metz-Métropole. Environ 120 artistes contemporains y exposent leurs œuvres jusqu’à lundi. Objectif 5 000
visiteurs.
Depuis hier, le parc des expositions s’est transformé en tour de Babel. Coréens, Chinois, Danois, Argentins, Français, Belges… 120 artistes contemporains y présentent leurs œuvres dans le cadre
de la 10e Foire d’art de la Grande Région art.metz. « Chaque année, l’événement devient de plus en plus international, note Marie-Louise Rigaux, commissaire de l’exposition. Cette
année, il y a notamment une forte poussée asiatique. » Pour la première fois, quinze artistes chinois exposent leurs productions ce week-end.
Parmi toutes ces nationalités, une occupe une place de choix. A l’occasion du bicentenaire de son indépendance, la République d’Argentine est l’invitée d’honneur de la Foire. L’état d’Amérique du
Sud est représenté à Metz par seize artistes. « L’art contemporain est un secteur très dynamique dans notre pays, indique Maria-Paula MacLoughlim, chargée des affaires culturelles à
l’ambassade d’Argentine. A Bueno Aires, nous avons également une foire d’art contemporain, ArteBA, qui attire 120 000 personnes chaque année. » Pour la commissaire d’art.metz, les
ambitions sont plus modestes. « Nous espérons franchir la barre des 5 000 visiteurs comme lors des précédentes éditions », indique Marie-Louise Rigaux.
Hier à 18h, la Foire avait déjà enregistré environ 200 entrées. Elle s’adresse à deux types de publics : les simples amateurs d’art contemporain et les collectionneurs. « Si autant d’artistes
du monde entier exposent à art. metz, c’est parce qu’ils savent que les acheteurs sont au rendez-vous », conclut la commissaire.
Jean-Philippe Chognot
Article publié dans Le Républicain Lorrain, cahier fixe, du 20/03/2010, en page 7.
Dans le cadre de l’opération « Cordées de la réussite », une trentaine d’élèves de Cormontaigne et des Hauts-de-Blémont ont visité le Centre Pompidou. Objectif : les attirer vers les
métiers du bâtiment.
« Le Centre Pompidou est votre maison ! » Laurent Lebon, directeur du futur pôle d’art contemporain, a déployé des trésors d’hospitalité pour séduire les adolescents venus découvrir le
Centre en avant-première. Hier aprèsmidi, une trentaine d’élèves du collège des Hauts-de-Blémont et du lycée Cormontaigne ont visité le chef-d’oeuvre architectural. « Si un ou deux d’entre
vous reviennent, nous aurons atteint notre but », a-t-il ajouté en préambule. Objectif atteint. « Je reviendrai peut-être en famille », confie Ilyes, en seconde à Cormontaigne.
Les élèves sont encadrés par des étudiants tuteurs de Supelec et de l’Ensam, dans le cadre des « cordées de la réussite ». Cette opération, gérée par le rectorat, vise à inciter les lycéens des
quartiers prioritaires à se lancer dans des études supérieures. « L’objectif de la visite d’aujourd’hui [hier, NDLR] est de faire connaître aux collégiens et lycéens les métiers
propres aux chantiers, explique Jean-Claude Fessenmeyer, adjoint à l’inspecteur d’académie de la Moselle. Peut-être que ça donnera envie à quelques-uns de s’orienter vers ces filières.
»
Attentes diverses
Les attentes des élèves sont en léger décalage avec celles des officiels. « Moi, je pensais que nous allions voir de l’art, comme des sculptures ou des statues », indique Ayse, en
troisième aux Hauts-de-Blémont. Même son de cloche pour Karim, en seconde à Cormontaigne : « Nous sommes venus pour l’art. Parmi mes camarades, personne n’est intéressé par les métiers du
bâtiment. »
Le point de vue est encore différent du côté des étudiants tuteurs. « Ce n’est pas tant le contenu de la visite qui est le plus intéressant, estime Alioune, de Supelec. C’est surtout
un bon moyen de prendre contact pour les lycéens et leurs tuteurs. »
Si les attentes des différents acteurs de la visite divergent, elles se rejoignent tout de même sur un point : sans l’opération, la plupart des élèves n’auraient pas franchi les portes du Centre
Pompidou-Metz. « Ils ne seraient probablement pas venus spontanément mais ils ont quand même l’air intéressés », confirme Alioune, l’un des tuteurs. Stéphane Simoneschi, professeur
référent des « cordées de la réussite » au lycée Cormontaigne, abonde dans le même sens : « La visite leur a permis de s’ouvrir à une culture qui leur est étrangère. »
Grâce à cette opération séduction, la direction du futur centre d’arts contemporain et moderne espère aussi attirer de nouveaux publics parmi les jeunes générations. Pour cela, elle dégaine un
dernier argument de poids. « Une fois inauguré, le Centre sera gratuit pour les moins de 26 ans », conclut Laurent Lebon.
Jean-Philippe Chognot
Article publié dans
Le Républicain Lorrain, édition de Metz-Orne, du 19/03/2010, en page 4.
Sept personnes âgées, hospitalisées au centre de gériatrie Félix-Maréchal de Plappeville, ont participé la semaine dernière à un atelier artistique. La règle du jeu : dessiner un
souvenir agréable.
La main est tremblante, le mouvement hésitant, le trait fragile. A l’aide d’un coton-tige, Raymonde esquisse des figures sur un support recouvert d’encre. Epaulée par Aurélie Amiot, elle tente de
donner forme à ses souvenirs. Avec six camarades, hospitalisés comme elle au centre de gériatrie Félix-Maréchal de Plappeville, la vieille femme a participé, de lundi à vendredi, à l’atelier
Te souviens-tu ?.
« Je leur demande de représenter un souvenir agréable de leur vie, indique Aurélie Amiot, l’artiste marnaise qui anime l’atelier. Le résultat est un mélange entre réel et fictif.
» Les personnes âgées sont ensuite invitées à nommer leurs oeuvres. Quelques titres en vrac : L’incendie, Les fleurs de mon jardin, Les collines de Lorraine, La grille de Marie… Toutes ces
toiles seront affichées sur les murs des unités de soins.
C’est la chargée culturelle du CHR (centre hospitalier régional) de Metz-Thionville, Nora Celeski, qui a eu l’idée d’organiser cette animation. « Les personnes âgées aiment beaucoup parler de
leur passé et l’atelier leur permet de le faire grâce au langage de l’art, explique-t-elle. Plus généralement, les animations culturelles s’adressent au côté sain du patient et lui
permettent d’oublier son côté malade. »
Sensations oubliées
Les dessinateurs vétérans profitent également de l’atelier pour échanger des anecdotes. « C’est touchant, ils parlent beaucoup d’amour », confie Aurélie Amiot. Au détour d’un souvenir,
il leur arrive même de fredonner des airs d’autrefois. « Marilou, Marilou, souviens-toi du premier rendez-vous », chantent en choeur Raymonde et Marie, sur un air de Tino Rossi.
Au bout de deux heures, les petites douleurs commencent tout de même à refaire surface. « J’ai les mains en compote », lâche Marie, sans se départir de son éternelle bonne humeur.
L’atelier aura permis aux personnes âgées d’oublier, l’espace d’un instant, les souffrances de la vieillesse et de re-découvrir quelques sensations oubliées. « J’ai retrouvé mes mains »,
conclut Marcel.
Jean-Philippe Chognot
Article publié dans Le Républicain Lorrain, édition de Metz-Orne, du 14/03/2010, en page 9.