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Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /Avr /2007 19:13

Ali_Larijani_9_3    Les quinze marins britanniques détenus par les autorités iraniennes pour être entrés dans leurs eaux territoriales ne devraient pas être jugés. Cela permettra normalement au conflit entre l’Iran et la Grande-Bretagne de se régler diplomatiquement. Mais il reste tout de même quelques différends entre les deux camps.

    Selon l’agence de presse AP (Associated Press), le chef des négociateurs iraniens, Ali Larijani, a déclaré lundi 2 avril 2007 que les autorités iraniennes n’avaient pas l’intention de juger les quinze marins britanniques arrêtés le 23 mars dernier. Téhéran avait affirmé lors de leur arrestation que ceux-ci étaient entrés illégalement dans les eaux territoriales iraniennes alors que le ministère britannique des affaires étrangères contestait cette version.

    L’annonce d’Ali Larijani permet d’espérer des avancées diplomatiques entre les deux états. En effet, en Grande-Bretagne, le foreign office a admis que la nouvelle position de l’Iran sur ce sujet sensible marque un " désir partagé " de faire progresser les négociations. De son côté, le vice président de la république islamique, Parviz Davoudi, s’est déclaré optimiste sur un règlement “ prochain ” de ce conflit.

L’Iran réclame des excuses de la Grande-Bretagne

    Pour libérer les marins, l’I
ran réclame cependant comme condition préalable que la Grande-Bretagne s’excuse officiellement de l’intrusion de ses ressortissants dans les eaux iraniennes. Mais les autorités britanniques sont fondamentalement opposées à cette condition puisqu’elles considèrent, en s’appuyant sur des images satellites, que ses marins étaient dans les eaux territoriales irakiennes lorsqu’ils ont été capturés.

    Toutefois, les négociateurs iraniens semblent disposés à assouplir leur position et devraient se contenter d’une simple “ garantie (...) qu'une telle violation ne se reproduira pas ” selon Ali Larijani. C’est la preuve d’une bonne volonté affichée des diplomates iraniens pour arriver à un dénouement rapide. Cette attitude contraste nettement avec celle du premier ministre britannique Tony Blair qui a menacé mardi de “ prendre des décisions de plus en plus fermes ” contre l’Iran si ses quinze compatriotes n’étaient pas relâchés sans délais.

Jean-Philippe Chognot

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : International
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