Partager l'article ! Etat d'urgence au Liban: Dans le nord du Liban, le mardi 22 mai 2007 a une nouvelle fois été marqué par des affrontemen ...
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Dans le nord du Liban, le mardi 22 mai 2007 a une nouvelle fois été marqué par des
affrontements entre les soldats libanais et des activistes islamistes. Pour mettre un terme au conflit, de nombreuses tractations diplomatiques internationales sont en cours.
Au Liban, la journée du mardi 22 mai a débuté par un cessez-le-feu décrété par les islamistes du groupe Fatah al-Islam. Mais celui-ci n’a pas fait long feu puisque des tirs ont été entendus après seulement une heure d’accalmie dans le camp de Nahr al-Bader. C’est la troisième trêve rompue en autant de jours de conflit.
Les tirs ont notamment touché un convoi d’aide de l’ONU faisant deux victimes. Il était en route vers le camp pour livrer des vivres et des médicaments aux réfugiés palestiniens coincés entre les deux belligérants. L’approvisionnement a finalement pu avoir lieu au grand soulagement des populations restées sur place.
Celles-ci sont de moins en moins nombreuses. En effet, ce mardi, des milliers d’entre eux ont décidé de prendre la fuite. Ils tentent de s’éloigner du lieu des affrontements qui ont déjà fait soixante-huit morts. Ce sont les jours les plus sanglants depuis la guerre civile entre 1975 et 1990.
Le soutien des grandes puissances
Pour venir à bout du soulèvement des membres du Fatah al-Islam, les autorités libanaises ont demandé une assistance militaire de 280 millions de dollars (208 millions d’euros) aux Etats-Unis. Cette requête a été immédiatement acceptée par les Américains.
Avec le même objectif, le président du Parlement libanais Nabih Berri a rencontré Javier Solana, Haut représentant de l’Union européenne pour la politique extérieure. Ce dernier a affirmé la position de l’UE sur ce conflit : « Nous souhaitons (…) une sortie de crise politique. ».
Enfin, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont soumis aux membres du conseil de sécurité de l’ONU un projet de résolution prévoyant la création d’un tribunal spécial. Il permettrait de juger l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri. C’est en effet ce crime qui est à l’origine des combats.
Jean-Philippe Chognot