Partager l'article ! Le drame d'une rupture: Encore une rupture de contrat de mariage qui s’enlise. Après pratiquement un an et demi de vie commune tumultue ...
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Encore une rupture de contrat de mariage qui s’enlise. Après
pratiquement un an et demi de vie commune tumultueuse, Nicolas S. et Ségolène R. ont entamé une procédure de divorce comme plus de cent cinquante mille Français chaque année. Problème : ni l’un
ni l’autre n’accepte de se séparer du domicile conjugal : un terrain aménagé d’une superficie de 675 417 km².
Ce désaccord n’a pas pu être réglé à l’amiable. C’est pourquoi le couple va devoir s’en remettre à l’appréciation d’un tiers. Exceptionnellement, celui-ci ne sera pas un juge mais un conseil de 43 millions d’experts. Il tranchera sur le sort de ce fameux bien immobilier, dimanche 6 mai à 20 h, après douze heures de délibérations.
Mercredi 2 mai, les deux parties auront l’occasion de plaider pour leur cause. Pour ce faire, ils se rendront à une audience de conciliation où ils auront affaire à deux médiateurs désignés par leurs soins : Arlette C. et Patrick P.d’A.. Ces deux-là n’ont pas été choisis par hasard : leur docilité hors norme a fait la différence.
Chaque camp a sa propre stratégie pour s’attirer les faveurs du comité d’experts. Nicolas S. compte mettre en valeur le fait qu’il s’est occupé du domaine bien davantage que sa future ex-compagne pendant les cinq dernières années. Il pense avoir toujours agi pour le bien de sa parcelle de terrain.
Cet argument est rejeté en bloc par Ségolène R.. Celle-ci considère au contraire que l’imprudence et la maladresse de son mari ont provoqué de nombreux incidents qui auraient pu porter atteinte à l’intégrité de leur bien. Mme. R. s’appuiera sur cet argument mais aussi sur le fait que sa consensualité conviendrait mieux à ce terrain très accidenté.
Dans cette affaire, la féminité ne suffira peut-être pas pour s’imposer. En effet, Monsieur S. semble mieux parti que son ancienne dulcinée pour remporter le pactole. Mais rien n’est encore fait. Attention toutefois à ne pas perdre ses nerfs dans la dernière ligne droite parce que les deux ex-tourtereaux ne s’épargneront rien.
Jean-Philippe Chognot