Partager l'article ! Les lentillons, stars montantes du bio: Convertie à l’agriculture bio, Brigitte Hincelin cultive des lentillons dans sa ferme de la ...
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Convertie à l’agriculture bio, Brigitte Hincelin cultive des lentillons dans sa ferme de la Genevroye. Très prisés des gourmets, ils nécessitent une grosse charge de travail.
« Ils sont bons, fins, faciles à cuisiner, riches de fer, biologiques… » Brigitte Hincelin, de la ferme de la Genevroye à Rocourt-Saint-Martin, ne tarit pas d’éloges pour ses petits lentillons. La fermière et son époux ont commencé à cultiver ces légumineuses il y a quinze ans, lorsqu’ils ont choisi de se tourner vers l’agriculture bio.
« Nous avons eu l’idée en 1992, se souvient Brigitte. À l’époque, des agriculteurs en produisaient déjà en Champagne et en Picardie. » Plus d’une décennie après, la culture du lentillon n’est toujours pas très répandue. « Je suis la seule dans le sud de l’Aisne », assure-t-elle.
Le choix de cultiver ces petites lentilles n’est pas de tout repos. Les cultivateurs sont obligés de semer les lentillons avec du seigle. « La céréale sert de tuteur à la légumineuse. Elle lui permet de ne pas être plaquée contre le sol », explique la maîtresse des lieux.
Après la moisson des trois hectares de champs, les grains de seigle et les lentillons doivent être séparés. « C’est ce qui demande le plus de temps et de travail. » Pour ce faire, le tout passe par deux machines : la première s’appelle le trieur alvéolaire cylindrique et la seconde la table densimétrique.
Avec de la choucroute
« Nous devons répéter plusieurs fois l’opération pour être sûr que les deux espèces soient bien triées », confie Brigitte Hincelin.
Chaque année, la Genevroye produit quelques centaines de kilogrammes de ces petites légumineuses. Cela varie selon les années.
« Nous vendons nos productions à la ferme et dans un magasin bio à Château-Thierry. Les lentillons ont beaucoup de succès », affirme l’Axonaise.
Selon ses dires, le lentillon serait plus fin que sa grande sœur, la lentille verte. « Ils cuisent plus rapidement et sont très bons pour les gens qui ne mangent pas beaucoup de viande », ajoute Brigitte Hincelin.
Dernier avantage : « On peut les cuisiner d’une multitude de manières : en tapenade, en salade, en millet ou encore avec de la choucroute. »
Jean-Philippe Chognot
Un marché bio et artisanal demain à la ferme
Tous les deuxièmes samedis du mois, la Genevroye organise un marché bio et artisanal avec l’association d’agriculture biologique de Picardie. La prochaine édition aura lieu demain de 10 heures à 14 h 30. L’idée d’un tel marché a germé dans l’esprit de Brigitte et François Hincelin pendant l’année 1997.
« Nous avions organisé une journée portes ouvertes à la ferme en avril 1997, se rappelle la fermière. Elle avait attiré énormément de monde. Des gens nous avaient dit que ce serait bien que l’on continue. »
« Au début, il n’y avait que cinq exposants. Maintenant, ils ont été rejoints par vingt à quarante nouveaux selon les fois », retrace Brigitte Hincelin.
« Quand on a commencé, nombreuses étaient les personnes qui nous disaient : « Un marché bio dans l’Aisne, c’est voué à l’échec. » On a tenu bon et ça a fonctionné », se réjouit la cultivatrice.
Article publié dans le journal l'union, édition de Soissons, du 08/08/2008, en tête de page 4.