Dimanche 7 mars 2010
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La Chambre de commerce et d’industrie de la Moselle organise tous les
vendredis des petits déjeuners en anglais.
Café, croissants, chocolatines, pains aux raisins… Tout est réuni pour un petit déjeuner à la française. L’apparence est trompeuse. Autour de la table, pas de bâillements ni d’étirements. Les mines
sont réveillées, les tenues ajustées et les discussions dans la langue de Shakespeare. Ce
Breakfast in English (petit-déjeuner en anglais) s’est déroulé hier matin à la Chambre de commerce
et d’industrie (CCI) de la Moselle. Il se renouvellera tous les vendredis à 8h30 jusqu’à fin juin.
« Deux sessions similaires ont été organisées les années précédentes, indique Steve Pounds, le professeur américano-canadien.
L’opération s’adresse aux salariés et chefs d’entreprise
qui souhaitent progresser en anglais. » Ces cours informels se font en effectifs réduits. Cette année, seuls quatre élèves sont inscrits. La plupart sont amenés à communiquer en anglais dans
le cadre professionnel.
« Je parle anglais au quotidien car je travaille dans l’export », confirme Joëlle Favini, cadre dans une entreprise lorraine.
Pendant une heure et demie, la classe enchaîne discussions, tests et exercices. Le cours se base essentiellement sur l’expression orale.
« Nous avons tous un bon niveau d’anglais donc nous
n’avons plus besoin de cours de grammaire, assure Joëlle Favini.
Ce que je recherche, ce sont des discussions à bâtons rompus pour acquérir des réflexes de conversation. »
Paul Escudero poursuit le même objectif. Le négociant en vins, qui exporte 30 % de ses bouteilles aux Etats-Unis,
« souhaite gagner en aisance et enrichir [son] vocabulaire, tout en passant du
bon temps ».
« J’ai appris trois mots »
Déformation professionnelle oblige, le propos s’oriente vite vers les affaires. Le débat fait rage : faut-il miser sur un long déjeuner au restaurant pour négocier avec des clients étrangers ?
Chacun soumet ses arguments et pratique son anglais par la même occasion. Mission accomplie.
« En discutant, j’ai appris trois mots », se réjouit Guy Zins, PDG d’une entreprise de soudage,
en refermant son carnet de vocabulaire.
A la fin de la séance, les élèves se quittent satisfaits. Guy Zins souhaite même jouer les prolongations :
« C’est dommage que le cours ne dure qu’une heure et demie. »
Jean-Philippe Chognot
Article publié dans
Le Républicain Lorrain, édition de Metz-Orne, du 06/03/2010, en page 2.