Partager l'article ! Copenhague : les écolos colmatent la brèche sceptique: Les « climato-sceptiques » attirent les projecteurs depuis le début de la c ...
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Les « climato-sceptiques » attirent les projecteurs depuis le début de la conférence de Copenhague. Ils accusent de manipulation
le milieu scientifique. Cette théorie du complot est battue en brèche par des organisations vertes et scientifiques.
Les écologistes en sont convaincus. Les « climato-sceptiques » n’auront pas la peau de la conférence de Copenhague. Ces organisations, qui accusent le milieu scientifique de
manipulation, ont semé le trouble à l’ouverture du sommet. A croire une majorité de scientifiques, leur théorie du complot a fait pschitt. « Ce n’était rien de plus qu’une
diversion », minimise Mike Townsley, de Greenpeace. « Cette tentative désespérée des climato-sceptiques est tombée à plat », enchérit Jean-Pascal van Ypersele,
vice-président du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).
L’organisme scientifique, principale cible des conspirationnistes, contre-attaque. « Il faut se demander à qui profite le crime, s’interroge le dirigeant du Giec. Certains pays
ont intérêt à faire capoter le sommet. » Dans le colimateur : l’Arabie Saoudite, qui a relancé la polémique lundi. « Si la conférence de Copenhague aboutissait à un accord
ambitieux, les pays pétroliers pourraient perdre beaucoup d’argent. Ils ont donc tout intérêt à ralentir les choses. »
Pour les écologistes, l’affluence du sommet de Copenhague est la preuve de leur bonne foi. « Si nos thèses n’étaient pas fondées, la conférence ne réunirait pas autant de chefs
d’Etats », assure Mike Townsley. Le Giec avance le même argument. « L’immense majorité des délégués présents considère la polémique comme une histoire sans intérêt »,
garantit Jean-Pascal van Ypersele.
Selon le Giec et les écologistes, la polémique n’hypothèque en rien les chances d’obtenir un accord ambitieux de réduction des gaz à effet de serre. Cependant, d’autres obstacles les préoccupent
bien davantage. Pour Greenpeace, « le plus grand défi se situe désormais au niveau du courage politique des décideurs ».