Partager l'article ! René Ragazzini : «On manque de bénévoles»: René Ragazzini, président mosellan des visiteurs de malades en établissements hospitaliers ...
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||
René Ragazzini, président mosellan des visiteurs de
malades en établissements hospitaliers espère « une cinquantaine de bénévoles supplémentaires » à Metz.
Quelle est la tâche d’un visiteur de malades ?
« Notre principal rôle, c’est l’écoute. Les malades nous confient ce qu’ils ne veulent pas dire aux médecins, aux infirmières ou à leurs familles. Ils nous parlent librement parce que nous sommes
des intervenants extérieurs. Les personnes âgées ont particulièrement besoin de nous. Beaucoup ne reçoivent plus de visite de leurs proches, notamment lorsqu’ils sont en fin de vie. Les vieux
n’intéressent personne ! »
Qui sont ces bénévoles qui donnent leur temps pour les malades ?
« La plupart sont des femmes de plus de 50 ans. Beaucoup sont retraitées. Il y a aussi des jeunes, qui viennent le soir ou le samedi. Ils sont très motivés quand ils commencent mais ils finissent
souvent par se décourager. Nous accueillons aussi des personnes qui doivent faire des travaux d’intérêt général ou encore des étudiants en psychologie dans le cadre de leur mémoire. Parfois, les
médecins nous envoient aussi leurs patients pour faire du bénévolat. Cela leur permet d’oublier leurs problèmes en écoutant ceux des autres. »
Quelles sont les motivations des visiteurs ?
« Je ne peux pas parler au nom de tous les bénévoles. Mais en ce qui me concerne, quand j’étais gosse, mon vieil oncle m’emmenait à l’hôpital voir des malades de la silicose [maladie pulmonaire
liée au travail dans les mines, NDLR]. C’est à cette époque que je me suis juré de visiter des malades quand je serais plus vieux. »
Comment sont formés les bénévoles ?
« Dans un premier temps, les débutants accompagnent des bénévoles plus expérimentés. Par ailleurs, nous participons souvent à des après-midi de formation avec des psychologues. Toutes les trois
semaines, nous suivons aussi des formations avec des médecins ou des infirmières spécialisées pour mieux appréhender certaines maladies comme Alzheimer. Ils nous apprennent l’attitude à adopter
face aux différents malades. »
Manquez-vous de bénévoles autour de Metz ?
« Oui, nous sommes face à une grosse pénurie. A Metz, nous avons environ 90 bénévoles répartis entre neuf établissements hospitaliers. Nous avons besoin d’une cinquantaine de visiteurs
supplémentaires. Le bénévolat demande beaucoup de temps. Les visiteurs doivent consacrer au minimum un après-midi par semaine aux personnes hospitalisées. En plus, ce n’est pas toujours très
motivant de passer une journée à l’hôpital plutôt qu’à la piscine quand le beau temps revient. »
Article publié dans Le Républicain Lorrain, édition de Metz-Orne, du 03/03/2010, en page 2.