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Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /2009 17:04
Avec l’un des plus petits budgets de Pro A, le recrutement est toujours un exercice périlleux au Havre. Une fois n’est pas coutume, le STB a tout de même réussi à terminer son puzzle en avance, malgré une cascade de départs. Jean-Manuel Sousa fait le point sur son effectif à une semaine de la reprise.

Vous avez réussi à boucler votre effectif bien avant le début de la préparation. Ça change de l’an dernier.
C’est clair qu’on a essayé d’aller plus vite. L’année dernière, on avait eu du mal à trouver nos deux joueurs Cotonou et Bosman faute de moyens. On avait commencé le championnat avec une équipe incomplète. Il se trouve que cette année, on a trouvé les joueurs qui correspondaient à nos moyens financiers et à ce qu’on recherchait sur le terrain. On n’avait pas forcément les moyens de prendre de plus grosses pointures donc ça ne servait à rien d’attendre plus.

Vous avez vu partir la quasi-totalité de votre effectif à l’intersaison…
C’est comme ça et je pense que ce sera le cas encore pour un bout de temps. On est conscient qu’on sert de tremplin. Que ce soit au niveau financier ou de par les compétitions que l’on joue, on n’a pas les moyens de garder nos joueurs. Forcément, certains aspirent à jouer dans des clubs plus huppés qui font la coupe d’Europe. D’autres veulent gagner beaucoup plus d’argent. D’autres encore ont envie de changer d’air après un certain nombre d’années passées au club. Si on avait pu, on aurait quand même aimé garder Marcus Slaughter et Fabien Causeur (partis respectivement à Nancy et à Cholet, ndlr).

Quelles ont été les lignes directrices de votre recrutement ?
La première, c’était de garder nos Français. On en a conservé trois sur quatre (Rudy Jomby, Romain Duport et Pape Sy, ndlr). La deuxième, c’était d’essayer de prendre un minimum de novices qui sortent de l’université. On voulait des joueurs qui avaient déjà joué un ou deux ans en Europe ou ailleurs. Des joueurs qui connaissent le métier et qui savent comment ça se passe. Et la troisième ligne directrice, c’était de ne pas prendre trop de jeunes joueurs. L’année dernière, on en avait deux (Kentrell Gransberry et Brian Laing, ndlr) et on ne peut pas dire que ça a été une réussite.

Quelles lacunes du STB version 2008-09 avez-vous tenté de gommer en priorité ?
En attaque, on avait une mauvaise sélection de tirs l’année dernière. Nos shoots n’étaient pas toujours préparés, pas toujours pris dans le bon timing. On était une équipe qui tirait beaucoup à trois-points mais pas toujours à bon escient. On a essayé de corriger ça avec, entre autres, l’arrivée de J.J. Miller, qui est plus organisateur que T.J. Thompson. En ce qui concerne la défense, on n’était pas non plus très fort. La saison prochaine, Miller, Oguchi, Blankson et Lovedale pourront apporter plus que leurs prédécesseurs dans ce domaine. C’est important parce que c’est en défense que se gagnent les matches. Et c’est surtout là qu’on verra si le groupe est homogène et s’ils ont envie de faire les efforts ensemble.

Votre effectif est très américanisé…
Nous n’avons pas les moyens de prendre les joueurs français qui peuvent nous apporter autant qu’un Ricain. Le vivier américain est tellement vaste que les prix sont moins importants. On est donc obligé de se rabattre sur ce type de joueurs. Mais ce n’est pas parce qu’on prend des joueurs américains qu’on ne va pas faire jouer nos Français. On en a trois et j’espère bien les mettre sur le parquet.

L’année dernière, Jomby et Duport sont devenus de vraies rotations. Qu’attendez-vous d’eux cette année ?
Qu’ils continuent à progresser et qu’ils prennent encore plus d’importance dans le groupe. Je n’attends pas qu’ils soient des leaders mais qu’ils apportent leur pierre à l’édifice. Comme ça, peut-être que l’année prochaine, on pourra prendre moins d’Américains. En fin de saison passée, Rudy avait su saisir sa chance et grappiller du temps de jeu à notre ailier américain (Laing, ndlr). J’attends qu’il confirme et qu’il continue sur cette lancée. Quant à Romain, je pense qu’il faut lui laisser le temps de mûrir. Un intérieur de 2,17 m arrive rarement à maturité à 23 ans. Dans deux ou trois ans, ce sera beaucoup mieux.

De son côté, Pape Sy n’a pratiquement pas joué la saison passée. Que peut-il apporter ?
On espère qu’il va intégrer la rotation. C’est un jeune qui est très doué en attaque, qui a d’énormes qualités. C’est un meneur de jeu qui peut jouer 1 et 2 et qui fait deux mètres. En France, c’est rare. L’année dernière, il n’a pas joué parce qu’il a été absent six mois et demi à cause d’un problème de genou. J’espère que cette année, physiquement, tout va aller pour le mieux et qu’il va pouvoir exprimer ses qualités, petit à petit.

Fabien Paschal s’est montré à son avantage lors de l’Euro juniors. Peut-il grappiller des minutes dès maintenant ?
Cette année, il va commencer à s’entraîner avec les pros petit à petit. Il fera partie du groupe mais de là à dire qu’il jouera… Ce serait un peu trop rapide. Fabien est encore un peu juste pour l’instant. Il lui manque beaucoup de travail physique. Il a encore besoin de s’étoffer énormément. Mais c’est un jeune qui a du talent.
Propos recueillis par Jean-Philippe Chognot

Article publié dans le BasketNews du 13/08/2009, en page 10.
Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
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Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /2009 10:59
Il n’y aura pas eu de révolution cet été à Nancy. Avec seulement trois recrues – Lesly Bengaber, Marcus Slaughter et Kaniel Dickens – et deux ajustements – Njoya intégré à la mène et Cox repositionné à l’arrière –, l’équipe lorraine mise sur la stabilité. Voici les clefs du SLUC version 2009-10.

« Pour vivre heureux, vivons caché. » Cette maxime sied comme un gant au recrutement du SLUC. Année après année, le modus operandi du duo Christian Fra/Jean-Luc Monschau reste le même. Silence radio pendant quelques semaines… Puis annonce quasi-officielle dans L’Est Républicain une fois que l’affaire est dans le sac. L’intersaison 2009 n’échappe pas à la règle. Aucune fuite avant officialisation. La plus récente illustration est la signature de l’ultime recrue nancéienne, Kaniel Dickens (2,03 m, 31 ans).
Cette dernière trouvaille nécessite une petite présentation. L’ailier-fort débarque de Lega Due, la deuxième division italienne, dont il a décroché le titre la saison passée avec Varèse. « Il a fait une saison vraiment consistante », note l’aîné des Monschau. Auparavant, l’Américain avait sillonné la D-League avec la NBA en tête. Une quête peu fructueuse même s’il a pu goûter brièvement (19 matches) à la Grande Ligue avec Portland, New Jersey et Cleveland.
« Ce qui nous a attirés chez lui, c’est sa capacité à jouer près du panier, ce qu’on lui demandait plus en Italie, et à s’écarter, ce qu’il a montré un peu partout où il est passé », indique son nouveau coach. « Il peut même jouer au poste 3 comme il le faisait en ligue de développement. » Il a en somme un profil assez similaire à celui de son prédécesseur. « Il est intéressant pour remplacer Lamayn Wilson dans la mesure où il est très athlétique, sans doute plus que Wilson, et dans la mesure où il est également une grande menace à trois-points. »
Ainsi, les supporters nancéiens ne seront pas dépaysés par le départ surprise de leur intérieur (très) fuyant. Celui-ci a activé sa clause libératoire pour déménager en Turquie, au TT Ankara. « Il y a trouvé des conditions plus avantageuses donc on a trouvé les arrangements qu’il fallait et on s’est quitté en bons termes », assure Jean-Luc Monschau. « C’est une situation qu’on a déjà connue avant : les joueurs se font connaître chez nous puis ils trouvent des acquéreurs qui leur offrent plus ailleurs. »
Ce départ, combiné à l’arrivée d’un Dickens moins coûteux, serait également salutaire pour le club lorrain. Selon L’Est Républicain, il lui permettrait de « mettre sa masse salariale en adéquation avec celle qui a été budgétisée », après la signature sans doute onéreuse de Marcus Slaughter (2,03 m, 24 ans). Ce dernier est le clou du recrutement nancéien. La saison passée, il dominait la Pro A de la tête et des épaules à l’évaluation (21,5) sous le maillot du Havre. « Il va essentiellement occuper la position 5 avec Akingbala, mais il pourra aussi évoluer en 4 et demi à côté de lui », révèle le technicien.

« De la place pour Njoya »
La dernière recrue du SLUC – la première chronologiquement – est nettement moins prestigieuse. Il s’agit de l’ex-Clermontois Lesly Bengaber. Son escale en Meurthe-et-Moselle a surpris. L’ailier français est en effet un habitué de l’antichambre, qui a tenté sa chance dans l’élite entre 2006 et 2008, sans grand succès. « A priori, il vient pour jouer au poste 3 derrière Ricardo Greer. Mais il ne faut pas oublier qu’on essaye de mettre en piste Saidou Njoya. S’il ne saisit pas sa chance, Cox pourra retrouver le poste 1 et Bengaber le poste 2. »
Pour l’instant, ce scénario n’est évidemment pas à l’ordre du jour. S’il est conscient de « prendre un risque en donnant des responsabilités à un garçon de vingt ans », Jean-Luc Monschau compte bel et bien « mettre Njoya sur le terrain à chaque match ». « Je crois au potentiel de ce garçon », lâche-t-il. Naturalisé début mai, le jeune meneur n’est plus barré par son statut d’étranger. Il sera associé à Steed Tchicamboud au poste 1.
Première conséquence de l’intégration du Franco-Camerounais : John Cox retrouve le poste d’arrière qu’il occupait au Havre. « Ce n’est pas le repositionnement de Cox qui ouvre une place à Saidou Njoya mais bien la volonté de libérer de la place pour Njoya qui pousse Cox en 2 », précise l’entraîneur. Ce jeu de chaises musicales ne devrait toutefois pas déplaire à l’ex-Chalonnais qui a parfois semblé mal à l’aise à la création la saison dernière.
Ce réaménagement est à l’image de l’intersaison nancéienne : pas de chambardement, que des ajustements. « On a choisi de garder notre ossature parce que ce groupe a gagné la phase retour du dernier championnat et, à quelques minutes près à Villeurbanne (en demi-finale, ndlr), il pouvait aller au bout », se remémore coach Monschau. Cette relative stabilité permettra au groupe de s’inscrire « dans la continuité du travail effectué précédemment » dès la reprise le 19 août prochain. Un gain de temps certain pour forger un collectif.
Cependant, Jean-Luc Monschau n’est pas encore sûr de pouvoir compter sur une équipe au complet à la rentrée, tournoi des Amériques oblige (du 26 août au 6 septembre). Si John Cox a renoncé à jouer pour le Venezuela, faute d’assurance, les frères Greer réservent leur réponse. En cas de participation avec la République dominicaine, Jeff et Ricardo manqueraient les trois premières semaines de préparation du SLUC.
Jean-Philippe Chognot

Article publié dans le BasketNews du 13/08/2009, en page 12.
Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /2009 16:59
« Pour battre la France, il faudrait un miracle »,  lâche Henrik Dettmann, l’entraîneur de la Finlande. C’est vrai que, sur le papier, les Bleus hexagonaux sont nettement supérieurs aux bleus et blancs finlandais. Mais, sans faire appel au surnaturel, voici cinq raisons bien terre à terre de craindre l’équipe nordique.

Le retour des cadres
Emblème du basket finlandais, Hanno Mottola revient à la compétition après neuf mois de retraite. Henrik Dettmann, coach de la sélection, n’est pas peu fier de ce retour : « Hanno est le meilleur joueur qu’on puisse rêver d’entraîner. Il apporte du leadership, des qualités humaines, de l’expérience et sa connaissance du jeu. » Son année sabbatique a été bénéfique selon le technicien : « Je ne l’ai jamais vu aussi en forme sur les dix dernières années. » Sa science offensive et sa taille sont redoutables dans la raquette.
Le danger vient aussi de l’extérieur où Teemu Rannikko effectue son retour. L’été dernier, blessé, il n’avait pas pu participer aux matches de qualification. Sa présence est un motif d’espoir supplémentaire pour Dettmann : « Quand il est en bonne santé, je le classe parmi les meilleurs meneurs de jeu en Europe. Il sait vraiment comment rendre son équipe meilleure. » Touché contre la Hongrie il y a dix jours, Rannikko a repris l’entraînement jeudi dernier.

Une équipe décomplexée
L’été dernier, la campagne de qualification a donné confiance aux Finlandais. Grâce à un esprit d’équipe exemplaire, ils ont réussi à bousculer l’Italie par deux fois (80-88 puis 62-69) et surtout à infliger à la Serbie sa seule défaite (80-77). « Si nous pouvons battre la Serbie, nous pouvons battre presque n’importe qui », assure l’entraîneur nordique.
Plus anecdotique, la Finlande avait battu les Bleus (78-76) en préparation à Strasbourg. Les Français de Michel Gomez avaient alors des allures d’équipe B. « Nous sommes conscients que nous n’affronterons pas la même équipe cette année », relativise Dettmann. « Mais bon, quand tu as goûté à quelque chose de bon, tu veux forcément en avoir davantage. »
Seul bémol : « Pour le moment, nous ne sommes pas au même niveau que l’an passé. » Mais désormais, l’équipe connaît son potentiel et est convaincue de pouvoir rivaliser avec des équipes d’un standing supérieur au sien. Mentalement, c’est déjà un premier obstacle de franchi.

Les flambées de Koponen
Peu utilisé à la Virtus Bologne, Petteri Koponen profite de la sélection pour s’épanouir. Et c’est peu de dire que la tunique nationale lui réussit. 26 points contre la Hongrie, 20 points, 6 rebonds et 6 passes face aux Pays-Bas, de nouveau 20 points en Estonie et 21 unités contre les tall blacks néo-zélandais… Le meneur finlandais est devenu à 21 ans le leader offensif de la sélection. Sa fougue et son attitude entreprenante sont complémentaires des qualités de gestionnaire de Teemu Rannikko. Leur association est la rampe de lancement du jeu rapide prôné par coach Dettmann.
Cependant, les coups de chaud de Koponen inquiètent le technicien plus qu’ils ne le rassurent. En effet, le jeune point guard peine à emmener ses coéquipiers dans son sillage. « Si votre meneur de jeu score le plus de points, c’est que vous avez un problème », alerte le coach. « Pour gagner, il faudra avoir quatre ou cinq joueurs à plus de dix points. »

L’effet de surprise
France-Italie, Italie-France… Pour beaucoup, cette double-confrontation suffit à résumer le tournoi de qualification additionnel. Depuis trois semaines, les Bleus se sont préparés en vue du match d’hier à Cagliari face aux transalpins. On en oublierait presque qu’une défaite contre la Finlande pourrait être rédhibitoire dans la course à l’EuroBasket. Les joueurs nordiques avancent donc dans l’ombre et ne se feraient pas prier pour jouer les trouble-fête.
Si Henrik Dettmann refuse de croire à une démobilisation des Bleus, des précédents existent bel et bien. Depuis une défaite traumatisante contre le Liban (73-74) au championnat du monde 2006, on sait qu’une équipe de France relâchée peut faillir contre n’importe qui. Six joueurs défaits par le Liban – Boris Diaw, Florent Piétrus, Ronny Turiaf, Johan Petro, Aymeric Jeanneau et Yannick Bokolo – font toujours partie du groupe France. Méfiance donc contre un petit poucet pour qui « le seul fait de jouer contre la France est une énorme motivation », dixit le coach.

Un jeu « à la lituanienne »
Courir et shooter. Tel est le leitmotiv qu’Henrik Dettmann rabâche à ses joueurs. « Nous proposons un jeu up-tempo. C’est le seul style de basketball avec lequel nous pouvons être couronnés de succès », assure- t-il. « Si nous courons et si nous sommes capables de mettre des tirs, nous pouvons gagner. » Le message a été reçu cinq sur cinq par ses ouailles. En préparation, les mobylettes finlandaises ont marqué 82,3 points de moyenne.
Face à la puissance et aux qualités athlétiques des Français, les underdogs bleus et blancs comptent faire valoir leurs fondamentaux et leur technique. « Nous nous inspirons du style de jeu lituanien que j’affectionne particulièrement », indique l’entraîneur. « Nous jouons un basketball tout en finesse parce que, de toutes façons, nous n’avons pas de joueurs puissants. Nous sommes dangereux loin du cercle car la plupart de nos joueurs peuvent shooter. » La France est prévenue et devra à tout prix bâillonner les extérieurs finlandais. Ce qu’elle n’a pas su faire contre les Hongrois jeudi dernier à Coubertin.
Jean-Philippe Chognot

Article publié dans le BasketNews du 06/08/2009, en page 6.
Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
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Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /2009 21:49

Depuis quelques semaines, l’Italie et la France accaparent les projecteurs. Derrière les deux favoris, quatre outsiders fourbissent leurs armes. Mais pour l’instant, aucun n’impressionne. Leurs préparations respectives font ressortir plus de doutes que de certitudes. Petit panorama.

 

Finlande : la grosse cote

Les nordiques sont le petit poucet de l’Additional Qualifying Round et ce ne sont pas les matches amicaux qui vont faire évoluer ce constat. En sept rencontres, les hommes d’Henrik Dettmann n’ont emporté que deux maigres victoires, contre l’Angola et les Pays-Bas. Pis encore, les Finlandais se sont agenouillés à deux reprises devant le Portugal, autre outsider du tournoi additionnel. Face aux Lusitaniens, ils n’ont pas atteint la barre des 60 points.

Mais c’est surtout en défense que le bât blesse. La Finlande a été incapable de contenir des adverses abordables, encaissant 81,3 points par match. Pour ne rien arranger, le meneur Teemu Rannikko s’est blessé à la main le week-end dernier.

Seules petites lueurs d’espoir : le retour du retraité Hanno Mottola, bien en jambe, et la montée en puissance du meneur Petteri Koponen, sevré cette saison à la Virtus Bologne. Ce dernier s’est mué en leader offensif (14,3 pts en préparation) au côté d’un Shawn Huff consistant à la marque et au rebond.

 

Belgique : préparation tronquée

« Une fois de plus, notre préparation a été perturbée », regrette Jacques Ledure, le manager de la sélection belge. Jusqu’à présent, le coach Eddy Casteels a dû se passer de l’intégralité de son secteur intérieur. Retenu par les Lakers, Didier Mbenga était attendu mercredi. Axel Hervelle s’est blessé lors d’un entraînement avec son préparateur physique personnel et devait revenir mardi. Christophe Beghin, touché au mollet, reprend ce week-end. Enfin, opéré au doigt, Tomas van den Spiegel reste incertain. « La situation n’est pas très encourageante aujourd’hui pour Tomas », lâche le manager.

Il est dur dans ces conditions de tirer quelque enseignement sur le niveau de l’équipe. Handicapés, les Belges ont été irréguliers au tournoi de Strasbourg le week-end dernier : vaillants mais trop justes face aux Tchèques (75-67), piétinés par les Bleus (82-44), et dominateurs face à de faibles Autrichiens (81-51). Pas de quoi rendre pessimiste Jacques Ledure : « Nous sommes persuadés de pouvoir réaliser une bonne campagne avec notre groupe au complet. »

 

Bosnie : en proie au doute

Mensur Bajramovic est face à un casse-tête. Le coach bosniaque doit monter une équipe compétitive malgré les désistements de la majorité de ses cadres – Mirza Teletovic, Jasmin Hukic, Goran Suton, Henry Domercant, J.R. Bremer… – et la non-qualification d’Emir Preldzic. Énième obstacle : le technicien ne dispose que de quatre matches amicaux pour forger un collectif, la faute à une fédération nationale exsangue financièrement.

Les rencontres de préparation n’ont pas calmé le pessimisme ambiant. Les Bosniaques ont dérapé à deux reprises contre de modestes Hongrois. Ils ont été balayés (60-87) lors de la première confrontation avant de se montrer plus combatifs le lendemain (85-91). « Nous n’avons pas été nous-mêmes. Tout est allé de travers pour nous », se lamentait coach Bajramovic après la double-opposition. Lundi, son équipe a perdu une troisième rencontre contre le Monténégro (58-73). Dans ce paysage de désolation, le soliste talentueux Nihad Djedovic a enfilé le costume de leader. Mais, pour l’instant, seuls Ivan Opacak et Kenan Bajramovic lui ont emboîté le pas, tant bien que mal.

 

Portugal : rebond d’Achille

Contrairement à leurs homologues bosniaques, les Portugais ne lésinent pas sur les matches amicaux. Au moment de notre bouclage, ils avaient déjà disputé neuf rencontres de préparation (5v-4d). L’occasion de se forger des certitudes et de cerner ses points faibles. Au rang des doutes, les Lusitaniens se font systématiquement dominer au rebond, par manque de taille. Samedi dernier face à la Nouvelle-Zélande (défaite 91-98), ils n’en ont gobés que 21, contre 36 pour les Tall Blacks. Face aux tours belges, cela ne pardonnera pas.

Coté satisfactions, la selecção a remporté deux victoires de prestige face à l’Angola (81-72) et au Brésil (95-71). Lors de ces deux sorties, les hommes de Moncho Lopez ont proposé un jeu collectif particulièrement huilé, autour de leurs deux leaders offensifs : l’ailier d’origine capverdienne Carlos Andrade et l’intérieur fuyant Joao Santos.

Jean-Philippe Chognot

 

Article publié dans le BasketNews du 30/07/2009, en page 13.

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /2009 00:27

Parmi les joueurs français évoluant en Espagne, Stéphane Dumas est sans doute celui qui connaît le mieux la patrie de Cervantès. L’ex-Limougeaud y use ses sneakers depuis bientôt dix ans. À la reprise, il va redécouvrir la Liga ACB avec le club de Valladolid, sa ville d’adoption.

 

Tu vas retrouver l’ACB après quatre ans en LEB…

C’est une grande chance pour moi. J’ai déjà goûté à l’ACB il y a quelques années et je suis content de pouvoir y goûter de nouveau avec Valladolid. À bientôt 31 ans, c’est peut-être ma dernière opportunité de jouer au meilleur niveau en Europe, dans le meilleur championnat et contre de grandes équipes. C’est ce que tout le monde rêve de faire. Et puis, c’est une récompense de la saison qu’on a réalisée l’année dernière.

 

Comment as-tu vécu cette montée ?

C’était une saison parfaite ! Ça fait plaisir quand tu te sens important, que tu gagnes et que tu arrives à monter. L’équipe était super, on jouait bien au basket et toute la ville était derrière nous. Les joueurs y mettaient beaucoup de coeur donc ça a tout de suite plu, les gens ont accroché. Ils étaient nombreux à venir à la salle pour nous soutenir. En plus, j’ai réalisé ma meilleure saison sur le plan statistique depuis que je suis en Espagne (9,1 points à 48,3% au tir, 3,7 passes en 22 minutes, ndlr).

 

Quel est le niveau de la LEB ?

C’est une belle compétition. En haut de tableau, il y a des très grosses équipes qui ont beaucoup d’argent. Par exemple, Alicante, l’année dernière, c’était une équipe qui, avec deux ou trois retouches, pouvait être en ACB. L’année d’avant, à Saragosse, c’était impressionnant. Il y avait énormément d’argent. En bas de tableau, les clubs sont moins riches mais ils jouent quand même bien au basket. Ce n’est pas évident de les battre. La LEB est un championnat assez ouvert.

 

Elle a attiré beaucoup de Français (*) ces dernières années. Pourquoi ?

Le championnat est intéressant. On est bien payé et on est sûr de toucher son salaire. La vie en Espagne est agréable. Difficile de trouver beaucoup mieux. J’ai testé l’Italie (à Avellino en 2005, ndlr), j’ai fait 24 heures en Grèce… Je préfère rester dans une division inférieure et savoir que ma famille est bien, que je vais toucher mon argent, plutôt que de partir en mission n’importe où et de galérer toute l’année pour gagner trois cacahuètes de plus sans savoir si je vais les toucher. Et puis, ce que j’ai gagné cette année en Espagne, je le gagnerais en deux ans en France par exemple.

 

Après avoir beaucoup bougé, tu sembles te fixer à Valladolid…

C’est ma deuxième ville, ma deuxième maison. Ma femme est de Valladolid, mes deux filles sont nées et commencent à aller à l’école à Valladolid. Toute ma belle famille habite ici. Je connais pas mal de gens que j’avais rencontrés lors de mon premier passage (en 2002-03, ndlr). Pour moi, il n’y a pas mieux. En plus, le club est plutôt « familial ». S’il y a un problème, on peut en faire part au président ou au directeur général. Il y a une très, très bonne ambiance.

 

Comptes-tu revenir un jour en France en tant que joueur ?

Je ne sais pas. Cette année, pour la première fois, j’ai eu des offres concrètes en France. J’ai discuté sérieusement avec un club de Pro A qui était en playoffs ou à la porte des playoffs – je ne sais plus – tout en sachant que ma première option, c’était Valladolid. Ma priorité, ça a toujours été l’Espagne et je pense que ça le sera jusqu’à la fin de ma carrière C’est là que je me sens le mieux. Mais si, plus tard, j’ai du mal à trouver un job ici, peut-être que je serais tenté de revenir en France plutôt que de partir ailleurs.

 

Quel regard portes-tu sur la situation de l’équipe de France ?

Pour moi, la France a peut-être le plus gros potentiel en Europe, avec l’Espagne. À mon avis, il ne manque pas grand-chose pour que l’équipe de France décolle complètement comme le fait l’Espagne depuis trois ou quatre ans, avec une génération de joueurs qui a tout gagné. En France, il manque peut-être la volonté de jouer ensemble. En Espagne, que ce soit Pau Gasol, Juan Carlos Navarro ou les moins connus comme Alex Mumbru, ils vont en sélection pour s’éclater et surtout pour gagner. Quand je vois jouer les Français, je n’ai pas l’impression qu’ils s’éclatent sur le terrain.

 

Propos recueillis par Jean-Philippe Chognot

 

(*) Cette saison, Francis Koffi (La Palma), Carl Ona Embo (Rosalia), Bill Philips (Leche Rio) et Nouha Diakité (Illiesca) ont aussi foulé les parquets de LEB.

 

Article publié dans le BasketNews du 23/07/2009, en page 9.

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
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Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /2009 00:09

Éliminé en demi-finale des playoffs par l’ASVEL, Nancy perd son titre. Un échec de plus dans la saison frustrante du SLUC. Pour sauver un exercice décevant et obtenir une place en Euroleague, les Lorrains tentent de remettre le ranking au goût du jour. Sans doute un des feuilletons de l’été.

« On avait déjà un pied à Bercy. » Lorsque John Cox donne dix points d’avance (56-46) au SLUC à sept minutes du buzzer du match d’appui, Jean-Luc Monschau et ses joueurs s’imaginent déjà en finale. Pendant plus de trois quart-temps, ils interprètent une partition sans fausse note, avant de déchanter. Sous l’impulsion d’Aymeric Jeanneau et de Laurent Foirest – 8 points en trois minutes pour « Lolo » –, l’ASVEL inflige un 16-0 au champion de France, le déchéant de son titre. Lors de la demi-finale retour, déjà, Nancy avait traversé un trou d’air similaire en fin de rencontre. Menant 46-45 à la 25e minute, les Nancéiens avaient encaissé un 24-4 rédhibitoire.

Deux scénarios inexplicables au regard du holdup réalisé à l’aller à l’Astroballe. « La mécanique s’est enrayée », regrette l’aîné des Monschau. « On a continué à prendre les tirs ouverts que l’on réussissait avant, mais ils ne sont plus rentrés. Chacun peut l’interpréter comme il veut. » Cette double défaillance dans le money time est symptomatique de la saison du SLUC. Durant l’exercice qui s’achève, les Lorrains ont souvent calé dans la dernière ligne droite, retombant dans les travers d’un jeu stéréotypé. En Euroleague, ils ont eu deux occasions d’accrocher le Top 16, en vain. La pole de la saison régulière a échappé aux couguars lors de l’ultime journée à Villeurbanne. La coupe de France s’est dérobée à l’issue d’une finale à sens unique face au Mans. De quoi laisser un « sentiment de frustration et d’inachevé » au président Christian Fra.

« Le vrai regret, c’est de ne pas avoir disputé tous les matches décisifs au complet », déplore Jean-Luc Monschau. « Au niveau des blessures, on a eu une poisse comparable à nul autre club. » Dernier pépin en date, une entorse qui a écarté Victor Samnick des parquets pendant les six dernières semaines de compétition. « Quand on voit l’impact qu’il avait avant de se blesser, son absence a été dramatique. Dans ce contexte-là, je pense vraiment que l’on a fait le maximum », relativise l’entraîneur alsacien.

« En plus, on a atteint l’un de nos objectifs prioritaires de la saison : la première place au ranking », ajoute-t-il. En écartant Roanne en quart de finale des playoffs, le SLUC s’est en effet assuré le leadership du ranking. Un non-événement ? Ce classement, qui prend en compte les performances des trois dernières saisons, offre théoriquement une place en Euroleague pour les trois prochaines saisons. Cependant, la future mouture de la compétition européenne, voulue par son président Jordi Bertomeu, condamne ce mode de qualification.

 

Cinq joueurs sous contrat

Les Nancéiens campent toutefois sur leurs positions. « On est qualifié en Euroleague. Le règlement est clair et quiconque voudrait le modifier tricherait », lance le technicien nancéien. Le règlement évoqué est celui de la Ligue Nationale de Basket. Il stipule qu’« une place sera attribuée au club qualifié pour trois ans sur la base du meilleur « ranking Euroleague » (…) » Cependant, la LNB a indiqué lundi à l’AFP que l’ASVEL, Orléans et Le Mans joueraient la compétition reine la saison prochaine.

« On se sent dépossédé de quelque chose qui nous appartient », s’offusque le président Fra. Très remonté, le dirigeant nancéien envisage d’intenter un procès à l’Euroleague rejoignant dans sa lutte « la ligue espagnole (ACB, ndlr) et certains clubs italiens et grecs ». « On utilisera tous les recours possibles mis à notre disposition », prévient Christian Fra, qui a d’ores et déjà fait appel à un avocat spécialisé dans le droit du sport.

En attendant le dénouement de cette affaire, le club nancéien s’attelle au recrutement. L’incertitude quant à la compétition européenne que jouera le SLUC pourrait être un handicap au moment de modeler l’effectif 2009-10. Le président Fra ne s’en formalise pas : « Ce n’est pas un problème puisqu’on s’apprête à constituer, comme tous les ans, la meilleure équipe possible. » Pas sûr toutefois que le SLUC ait la même force d’attraction s’il joue l’EuroCup, hypothèse la plus probable.

Au sein de la cuvée 2008-09, seuls cinq joueurs majeurs sont toujours sous contrat. Il s’agit des frères Greer, de Lamayn Wilson, de John Cox et de Steed Tchicamboud. Parmi eux, Wilson et Ricardo Greer disposent d’une clause de départ activable jusqu’au 30 juin. Tous les autres contrats arrivent à échéance. Quant au jeune néo-Français Saidou Njoya, auteur de bonnes séquences cette saison, il sera intégré au groupe pro. « Il aura un rôle plus important que ce qu’on peut imaginer dans notre effectif », assure JLM. « Ce garçon a vraiment des qualités et on le voit tous les jours à l’entraînement. »

Parmi les joueurs en fin de contrat, Christian Fra assurait en début de semaine dans L’Est républicain que Michel Morandais et Victor Samnick ne seraient plus nancéiens. Le président est depuis revenu sur ses propos : « Rien n’est gravé dans le marbre. Mon souhait est de garder mon personnel qui m’a donné satisfaction. » Une continuité également prônée par son entraîneur qui conclut : « On va essayer de garder une grande partie de ce groupe pour aller au bout de son potentiel, ce qu’on n’a pas pu faire cette saison. »

Jean-Philippe Chognot

 

Article publié dans le BasketNews du 18/06/2009, en page 10.

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /2009 23:34

Cette saison, Thomas Heurtel a su tirer partie de la débâcle paloise pour exploser. Sous contrat avec l’Élan Béarnais, désormais en Pro B, le meneur de vingt ans hésite à activer sa clause de départ de 150.000 euros. L’enjeu : ne pas freiner une carrière qui démarre en trombe.

Meilleur espoir, deuxième progression, deuxième meneur français... Pour sa première saison complète en Pro A, Thomas Heurtel a brillé. À vingt ans, le Palois a même obtenu trois votes dans la course au titre de MVP français du championnat. Un paysage idyllique terni par le parcours cataclysmique de l’Élan Béarnais, rétrogradé en Pro B. Ce bémol entache ses belles performances et pose une question : est-il capable de les rééditer au sein d’un club de niveau supérieur ? « Il est bon, qu’il soit dans une équipe qui joue les premières places ou une qui a fini dernière », répond Alain Weisz, l’entraîneur d’Hyères-Toulon. Erman Kunter, son homologue choletais, est plus réservé : « Je pense qu’il n’est pas prêt physiquement. »

Le coach turc met le doigt sur la principale réserve émise vis-à-vis de Thomas Heurtel. Celui-ci est bien conscient de cette faiblesse. « J’ai un physique encore jeune, inférieur à la Pro A », admet-il volontiers. « Il faut qu’il commence à travailler sa musculature, qu’il prenne un peu de volume », conseille Erman Kunter. « Pour l’instant, il est en retard. Il perd beaucoup trop d’énergie parce qu’il n’est pas assez costaud. »

Cette lacune se fait particulièrement sentir en défense. Cette saison, les adversaires de Pau ne se sont pas gênés pour exploiter ce manque. « Quand on les a joués, Shawnta Rogers a eu pour consigne de le jouer, de l’attaquer », indique Alain Weisz, le technicien toulonnais. « Il manque de jambes et de puissance musculaire et surtout, il faut qu’il acquière la mentalité défensive. On ne peut pas jouer au très haut niveau sans une défense décente. »

De l’autre côté du terrain, le natif de Béziers s’est montré bien plus convaincant. Ses statistiques parlent d’elles-mêmes : 10,0 points (47,5% aux tirs dont 38,6% à trois-points), 6,2 passes pour 12,0 d’évaluation. « Il est très talentueux », complimente Erman Kunter. « Il est capable de passer la balle, de créer pour les autres. » Heurtel est en effet le meilleur passeur français devant Laurent Sciarra. Seuls le Vichyssois Kareem Reid et le Chalonnais Zack Wright ont distribué plus de caviars cette saison.

Alain Weisz est dithyrambique à son sujet : « Il a été fabuleux contre nous. Au match aller, il a joué contre Pierre Pierce. Il l’a bouffé complètement. Au retour, il a fait une évaluation énorme (29, ndlr) contre Shawnta Rogers en marquant des points (18 unités, ndlr), en donnant douze passes décisives. »


« L’Espagne en tête »

Conscient des qualités de son meneur de jeu, Pau souhaite le conserver la saison prochaine dans l’antichambre. Le premier concerné n’a pas encore pris sa décision. Heurtel est encore lié à l’Élan Béarnais pour deux saisons mais dispose d’une clause libératoire de 150.000 euros. Deux solutions s’offrent à lui : rester à Pau en Pro B ou partir dans un club, français ou étranger, capable de payer son bon de sortie. « J’ai pas mal de contacts mais je prendrai ma décision d’ici la fin juin », indique le point guard.

« S’il était mon fils, je lui dirais de faire une année de plus à Pau », confie Alain Weisz. Le coach varois donne en exemples Matjaz Smodis et Dirk Nowitzki qui ont débuté dans des clubs « de niveau moyen » – respectivement Novo Mesto et Wurzburg – pour « prendre leur pleine mesure ». « Jouer contre des joueurs comme Jimmal Ball, Justin Ingram, Terry Williams ou Errick Craven, ce n’est pas une perte de temps », renchérit-il. Erman Kunter partage cet avis : « Passer une saison en Pro B peut l’aider à durcir son jeu et à gagner de l’expérience. »

Dernier avantage, à Pau, Thomas Heurtel serait le leader de l’équipe, situation qu’il ne retrouverait probablement pas dans l’immédiat en haut de tableau de Pro A. « Les grands clubs qui ont la possibilité de l’acheter ont-ils aujourd’hui du temps de jeu à lui proposer ? Je n’en suis pas persuadé », lâche Didier Gadou, président du club palois. Un présage qui ne refroidit pas Thomas Heurtel : « Ça ne me dérange pas du tout de jouer moins si je suis dans une équipe qui gagne. »

Le numéro 5 n’écarte pas non plus l’idée d’un départ à l’étranger. « Si un gros club italien ou espagnol me propose un bon projet, pourquoi pas. Ça ne me fait pas peur », salive-t-il. « Depuis toujours, Thomas a l’Espagne en tête », révèle Alain Weisz. De son côté, Erman Kunter met en garde contre un départ prématuré : « C’est beaucoup trop tôt. Il ne faut pas tenter un tel pari. C’est bien de découvrir un basket différent mais aujourd’hui, je ne pense pas qu’un club étranger lui donnera une place de titulaire. »

S’il ne traverse pas la frontière pyrénéenne dès cette année, son talent ne devrait pas tarder à affoler les radars ibériques. Thomas Heurtel semble en effet promis à un bel avenir. « C’est un futur joueur de très haut niveau, de niveau Euroleague », prophétise Alain Weisz, qui le qualifie de « petit prodige ». Erman Kunter abonde dans ce sens : « Il est talentueux. Parmi les joueurs nés en 1989 que j’ai vu jouer, il est le meilleur meneur. » Ne reste plus qu’à confirmer ce potentiel.

Jean-Philippe Chognot


Article publié dans le BasketNews du 28/05/2009, en page 18.

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /2009 16:30

Après une période difficile au mois de mars, le SLUC a retrouvé le chemin du succès. Contre Le Mans (65-62) vendredi dernier, les coéquipiers de Ricardo Greer ont remporté leur sixième victoire de rang. Le capitaine dominicain revient sur l’embellie nancéienne.

 

Vous avez été dominés par les Manceaux pendant les trois premiers quart-temps avant de leur passer un 16-0 en 8 minutes. Comment avez-vous inversé la situation ?

Le Mans est une équipe exceptionnelle, une équipe solide… Ils ont une grosse défense et un très bon collectif. C’est dur de prendre le dessus sur eux. Pour y parvenir, on a dû rester concentré de la première à la dernière minute. En deuxième mi-temps, on a commencé à leur mettre plus de pression en défense pour leur fermer tous les espaces. Après, les gars de l’équipe, notamment Lamayn Wilson, ont mis des tirs importants en fin de match.

 

Vous n’avez perdu que cinq balles, dont une seule en deuxième mi-temps…

(Il coupe) C’était la clé pour nous, contre la meilleure défense du championnat. Le Mans est une équipe maligne qui défend très dur. Elle capitalise sur les erreurs de l’adversaire. Par conséquent, on s’est appliqué à ne pas perdre le ballon pour contrôler le rythme en deuxième mi-temps. C’est ce qui nous a permis de gagner cette rencontre très difficile.

 

Depuis six matches, vous avez haussé le ton en défense. Sur la période, vous n’avez encaissé que 67,8 points par rencontre contre 76,9 auparavant. Pensez-vous avoir passé un cap ?

Oui, on est plus concentré sur notre défense. Chaque joueur en fait une affaire personnelle. On essaye tous au maximum de stopper notre adversaire direct. Les équipes qui gagnent des matches dans cette ligue sont celles qui ont une bonne défense. C’est donc ce qu’on essaye d’obtenir. On l’a encore montré vendredi (ndlr : contre le MSB). C’est ce qui nous mènera en finale. Les candidats au titre – Villeurbanne, Le Mans ou Orléans – ont tous une très bonne défense. On doit être aussi fort qu’eux si on veut rester en compétition et conserver notre titre.

 

Le pivot nigérian Akin Akingbala est arrivé en cours de saison à la place de Rod Benson. Quelle est sa part dans les succès de l’équipe ?

Akingbala est un gars exceptionnel. C’est la pierre angulaire de notre défense. Il nous aide énormément sur les big men, avec ses contres (ndlr : il est le meilleur contreur de Pro A avec 1,87 block). Il fait de l’excellent boulot. C’est un joueur clé pour nous. On est très content de l’avoir à nos côtés.

 

Après la Semaine des As, vous avez traversé une période délicate en perdant trois matches d’affilée contre Le Havre, Cholet et Roanne. Comment avez-vous vécu cette mauvaise passe ?

Ça a été une période très difficile pour nous. Pendant un mois, on a perdu beaucoup de rencontres. On savait qu’on aurait une période comme ça dans la saison mais l’important c’était de voir comment on répondrait à cette situation. On a perdu trois matches d’affilée et on en a gagné six de rang dans la foulée. On a donc très bien réagi. Tout le monde a fait son boulot, s’est sacrifié pour l’équipe. Ça nous aide bien maintenant parce que quand tu as traversé de mauvais moments, tu ne veux surtout pas replonger.

 

Après T.J. Parker et Lamayn Wilson, Cyril Julian devrait bientôt revenir de blessure. Il y aura alors embouteillage à tous les postes. Ne risque-t-il pas d’y avoir des problèmes d’ego ?

Non, non, non, non… (Il insiste sur chaque mot) On est des hommes en or, pas des gamins de douze ans qui pensent à leur ego. Notre seul but est de gagner des matches pour essayer de remporter le titre. C’est le plus important. On est des bons gars qui veulent se sacrifier pour gagner. On n’a aucun problème de temps de jeu. Chacun comprend bien son rôle et notre façon de jouer le prouve. On prend beaucoup de plaisir à évoluer ensemble. Et puis le coach (ndlr : Jean-Luc Monschau) fait du bon boulot pour gérer l’organisation de l’équipe.

 

Vous allez rencontrer Orléans et l’ASVEL, deux concurrents directs, lors des trois dernières journées de la phase régulière. C’est un calendrier difficile…

(Il coupe) Très difficile. Mais c’est pour ce genre de match que l’on joue. On est dans le moneytime de la saison. Maintenant, toutes les rencontres sont des matches de playoffs.

 

Avec votre victoire sur Le Mans, vous faites une bonne opération dans le haut du classement. Quel est votre objectif désormais ? La première place ? Le Top 2 ?

Notre seul but est de gagner le titre. Peu importe la place à laquelle on termine. Mais bien sûr, c’est mieux de terminer premier ou deuxième pour avoir l’avantage du terrain en playoffs. Nous allons essayer de gagner les trois prochains matches pour être dans la meilleure situation avant d’aborder les playoffs. La première place ? Qui sait… On n’est qu’à deux victoires de l’ASVEL et on va les affronter chez eux. Ils ne sont pas à l’abri d’un faux pas.

 

Dernière question. Jacques Monclar (*) t’a attribué un surnom : le Buffle de Punta Cana. Est-ce que tu penses que ça te correspond bien ?

(Il éclate de rire) J’adore Jacques Monclar. C’est un gars bien. Je l’ai rencontré quand il était entraîneur. C’est une super personne à côtoyer. Il peut me donner n’importe quel surnom, cela me conviendra toujours parfaitement. S’il le dit, je suis le Buffle de Punta Cana ! D’ailleurs, il faut que je lui trouve un surnom aussi. Je vais y réfléchir.

Propos recueillis par Jean-Philippe Chognot

 

(*) Un doute subsiste, et le débat fait rage à BasketNews : est-ce Jacques Monclar ou David Cozette qui a trouvé ce surnom ? Si c’est David, nos excuses !

 

Article publié dans le BasketNews du 30/04/2009, en page 19.

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
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Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /2009 16:07

Grâce à sa victoire au sommet contre Orléans (71-59), l’ASVEL creuse l’écart en tête. Sauf grosse surprise, les Verts termineront premiers de la saison régulière. De son côté, Orléans devra lutter jusqu’au bout pour conserver sa deuxième place synonyme d’avantage du terrain en playoffs.

Depuis des mois, le maillot vert suçait la roue de son compagnon d’échappée orléanais. Vendredi, ce dernier a craqué dans une côte, laissant filer le grimpeur villeurbannais vers une victoire certaine. Marqué mentalement, le coureur du Loiret lutte désormais pour ne pas se laisser happer par le peloton. La métaphore cycliste illustre bien la victoire de l’ASVEL sur l’Entente orléanaise (71-59), vendredi à l’Astroballe. Avec deux succès d’avance et le « point-average » sur son adversaire, le club rhodanien s’envole à cinq journées des playoffs. Défait, Orléans voit revenir à un point Le Mans, Roanne et Nancy.

Au contact en première mi-temps (33-32), les hommes de Philippe Hervé ont lâché au retour des vestiaires, encaissant un 17-1 rédhibitoire en six minutes. Un trou d’air inexplicable pour le coach. « N’ayant pas revu le match, je n’ai pas encore assez de recul pour comprendre ce qui s’est passé », nous confiait-il mardi après un break de trois jours. À côté de la plaque, les blancs et noirs n’ont converti qu’un tir et ont perdu dix ballons en autant de minutes. « On les a poussés vers cet effondrement en étant encore plus agressifs en défense », se félicitait le coach rhodanien Vincent Collet après le match.

Le passage à vide vécu par les Orléanais n’est pas qu’un accident. Depuis quelques semaines, les secondes mi-temps sont de vraies zones de turbulence pour eux. Contre Cholet le 4 avril, l’Entente avait encaissé un 17-4. À Hyères le 28 mars, un 16-0 dans les dernières minutes aurait pu leur être fatal. Au match précédent, contre Dijon, ils n’ont pas survécu à un 13-0.

« Ça montre que leur équipe est encore convalescente », analyse Vincent Collet. Le leader déchu a en effet très mal vécu sa défaite en finale de la Semaine des As le 22 février dernier contre Le Mans (64-74). Celle-ci représente une cassure dans la saison de l’EO. Avant la compétition, Orléans semblait intouchable – 15 victoires pour 3 petites défaites –, depuis l’équipe a changé totalement de visage – 2 timides succès pour 5 déroutes alarmantes.

Plus inquiétant encore : l’attaque orléanaise a calé. Avant la désillusion, elle infligeait en moyenne 77,4 points à ses victimes. Désormais, ses bourreaux ne lui en concèdent que 63,6. Soit un débours d’environ 14 unités. Cette baisse correspond à la méforme de Cedrick Banks, chaînon clé du début de saison parfait de son équipe. Inarrêtable avant les As, l’arrière américain n’est plus que l’ombre de lui-même. Contre l’ASVEL, il a une nouvelle fois flanché : 11 points, 3 rebonds mais 8 balles perdues et 5 fautes pour -1 d’évaluation après pourtant un très bon premier quart-temps (8 pts).

 

L’ASVEL est guérie

Tout n’est pourtant pas noir sur les bords de la Loire. Si les Orléanais avaient perdu leur identité après les As, ils ont retrouvé quelques vertus depuis. Un léger mieux qui s’est fait sentir en première période à l’Astroballe. « Ils ont réussi à nous imposer leur rythme », note le coach victorieux. « En faisait cette première mi-temps contre les équipes qui les ont battus, ils auraient forcément gagné des matches. Ils restent une bonne équipe qui peut se retrouver en vue des playoffs. »

Pour ce faire, l’exemple à suivre n’est autre que celui de l’ASVEL. Comme leur dauphin, les Rhodaniens ont mal vécu leur élimination en demi-finale des As. « Ça a été une grosse déception et on a perdu notre identité de jeu », témoigne Ali Traoré. « On ne bloquait plus le jeu intérieur. On ne jouait plus comme on l’avait fait depuis le début de la saison. » Cette période de doute terminée, le leader lyonnais est reparti de plus belle. « Je pense qu’on est complètement guéri et qu’on est encore plus fort qu’avant », se réjouit l’intérieur villeurbannais.

L’ex-Havrais n’est pas étranger à ce retour en grâce. Il l’a encore démontré vendredi contre Orléans. « En première mi-temps, on a tenu en grande partie grâce à son rendement intérieur. En deuxième période, il s’est mis au diapason sur le plan défensif. C’est une grosse performance pour lui », complimente coach Collet. Le Normand ne manque pas non plus d’éloges pour son meneur J.R. Reynolds : « Sur les deux derniers mois, il est devenu un joueur très important dans notre collectif. »

Autre facteur, paradoxal, du redressement des Verts : leur défaite à domicile contre la SIG (85-77) le 13 mars. En tête de quinze points à 7 minutes du terme, les locaux ont finalement perdu de huit points suite à un 25-2 irréel. « C’est un motif de vigilance supplémentaire. Contre Orléans, lors d’un temps-mort, les joueurs en ont parlé entre eux », confie le technicien. Ali Traoré renchérit : « Maintenant, dès qu’on sent qu’on commence à lâcher, on pense à Strasbourg et boum ! Ça repart. » Un mal pour un bien.

Vaccinée contre tout relâchement, l’ASVEL file droit vers la première place de la phase régulière. Pour reprendre le leadership, Orléans devrait remporter trois victoires de plus que Villeurbanne en l’espace de cinq journées. Hautement improbable. Pourtant, la prudence reste de mise. « Il faut qu’on gagne encore trois matches pour que la première place soit acquise », indique Ali Traoré. « Après, on pourra siroter le champagne en attendant les playoffs. »

Jean-Philippe Chognot

 

Article publié dans le BasketNews du 16/04/2009, en page 10.

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
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Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /2009 15:48

Le Final Eight de l’EuroCup débute aujourd’hui au Palasport de Turin. Eliminé en demi-finale l’année dernière, le Dynamo Moscou nourrit de grandes ambitions cette saison. Derrière le favori moscovite, sept équipes feront tout pour déjouer les plans de David Blatt. De l’intensité et du suspense en perspective.

 

Favori : le Dynamo

« Nous n’avons pas abordé le Final Eight dans les meilleures conditions. Il va falloir apprendre de nos erreurs », philosophait Travis Hansen, après l’élimination de son équipe en demi-finale de l’ULEB Cup 2008 face à Gérone. Animé par un esprit de revanche, le go-to-guy américain a de nouveau mené ses coéquipiers en « Finale à Huit » pour effacer l’échec. Cette saison plus que jamais, ils ont toutes les cartes en main pour s’emparer du trophée.

Dans sa quête du Saint Calice, l’armada de David Blatt dispose d’un atout précieux : l’expérience. Robertas Javtokas, Dmitri Domani et Sergei Bykov ont déjà remporté la coupe, Hansen et Bostjan Nachbar ont connu des Final Four d’Euroleague et Darjus Lavrinovic est un habitué du Top 16 de la compétition reine. Autre avantage : tout ce petit monde aborde la dernière ligne droite en pleine confiance. Emmenés par un Hansen étincelant, les Russes sont restés invaincus au Last 16 (6v-0d). Tous les voyants sont donc au vert à l’heure d’affronter Vrsac en ouverture du tournoi.

 

Prétendants : la Benetton, Valencia et le Khimki

Derrière les Moscovites du Dynamo, trois équipes sont en embuscade, bien décidées à jouer les trouble-fête. La Benetton Treviso est l’une d’elles. Dix ans après leur dernier sacre continental (Saporta 1999), les troupes du général Oktay Mahmuti sont en reconquête. Élu coach de l’année en EuroCup, le Turc s’appuie sur deux leaders métronomiques : Sandro Nicevic et Gary Neal. Par ailleurs, les Trévisans proposent l’un des jeux les plus réjouissants du plateau. Parmi les huit équipes en lice, les Italiens ont le meilleur collectif – 16,5 pds –, la troisième attaque – 80,9 pts –, et les meilleurs tireurs d’élite – 41,0 % à 3-pts. De quoi s’attirer les faveurs du public turinois.

Si les tifosis piémontais soutiendront sans doute leurs compatriotes, ils sauront aussi apprécier à sa juste valeur l’affiche des quarts de finale : Valencia-Khimki. Cette rencontre oppose deux équipes qui ont fait de la coupe européenne un objectif prioritaire dès le début de saison. L’effectif labélisé ACB du Pamesa est armé pour s’adjuger le trophée argenté. Neven Spahija partage équitablement le gâteau entre dix joueurs interchangeables. Un argument capital pour livrer sans flancher trois batailles en autant de jours. De surcroît, le retour du jeune prodige Victor Claver, blessé depuis début décembre, fournit un as supplémentaire dans le jeu du coach croate.

En face, l’effectif pléthorique du Khimki Région de Moscou n’a rien à envier à celui des Espagnols. Cet été, le nouveau riche a fait sensation sur le marché des transferts en attirant notamment les NBAers Carlos Delfino et Jorge Garbajosa. Sur le papier, aucun concurrent ne peut rivaliser avec les hommes de Sergio Scariolo. L’adversaire doit choisir entre la peste, Kelly McCarty, le choléra, Delfino, la grippe espagnole, Garbajosa, le typhus, Maciej Lampe, la fièvre grise, Milt Palacio, ou encore la gale, Milofey Mozgov. Seul bémol : le groupe tarde à atteindre son plein potentiel et pèche par irrégularité.

 

Outsiders : le Lietuvos rytas, Bilbao, Zadar et Vrsac

Les quatre dernières escouades présentes sur la ligne de départ n’ont pas la même abondance de biens que leurs rivaux nantis. Malgré cela, elles seront de sérieux poils-à-gratter. À commencer par le Lietuvos rytas. Vainqueurs en 2005 et finalistes en 2007, les Baltes sont des habitués de l’épreuve. Avec son effectif à forte coloration locale, Vilnius est resté intraitable à domicile (6v-0d) cette saison mais beaucoup plus fébrile à l’extérieur (1v-5d). L’apport du très complet Chuck Eidson, MVP de l’EuroCup, sera crucial pour trouver la clé du Palasport de Turin.

Le dernier bourreau de Lietuvos rytas on the road est Bilbao, novice sur la scène continentale. Le bizut n’a eu aucun problème d’adaptation. Il arbore même le meilleur bilan des deux premières phases (10v-2d) à égalité avec le Pamesa et le Dynamo. L’iurbentia met à profit sa grande profondeur de banc – onze joueurs à plus de 11 minutes de temps de jeu moyen. Les Basques flirtent toutefois avec la schizophrénie, capables de fesser Vitoria et de flancher contre Séville dans la même semaine. Quel visage afficheront- ils au Final Eight ?

On sera fixé dès demain contre les maîtres artificiers de Zadar – 83,5 pts. Les Croates ont entamé difficilement le Last 16, débutant par deux défaites. Pris en main par Zmago Sagadin en février, ils ont décroché in extremis la phase finale grâce à une série de trois victoires. Todor Gecevski est le principal artisan de cette renaissance. Le pivot macédonien est létal dans la peinture – 63,2% au Last 16 – souvent bien servi par le jeune meneur Rok Stipcevic.

Autre prospect plein de promesses : Milan Macvan. À dix-neuf ans, le pivot de Vrsac a obtenu l’Eurocup Rising Star Trophy récompensant le meilleur espoir de la compétition. L’intérieur est le leader à la marque, au rebond et à l’évaluation de son équipe. Celle-ci apportera une touche de fraîcheur au tournoi avec sa moyenne d’âge dépassant à peine les 22 printemps.

Jean-Philippe Chognot

 

Article publié dans le BasketNews du 02/04/2009, en page 21.

Par Jean-Philippe Chognot - Publié dans : Basketball
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